Auteur Sujet: [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)  (Lu 2520 fois)

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merson

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Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #50 le: 28 août 2017 à 09:49 »
Pas forcément des attentes très élevées de ma part, mais de façon générale, votre ressenti est d'un réel intérêt pour moi.

Après, je ne sors pas ce genre de scènes très souvent et elles sont supposées être cruciales dans les processus de réorganisation des croyances des personnages. Donc forcément, ça attire d'autant plus mon attention sur vos retours.

Edit: Je me suis permis d'ajouter le prénom de Lance d'Or: Zulur; en pratique, l'ensemble formé par son prénom et son nom s'utilise comme un titre, et ne peut donc pas vraiment être dissocié.
« Modifié: 28 août 2017 à 09:56 par merson »
Quand la musique de Mozart cesse, le silence est encore de Mozart; Quand la musique de Marilyn Manson cesse, les acouphènes sont encore de Marilyn Manson.
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #51 le: 20 octobre 2017 à 21:42 »
Mis à jour !  ;D

Rafaël sera sûrement inconscient ou indisposé demain, mais n'hésitez pas m'envoyer un sms ou un coup de fil si vous avez une question et que Rafaël est actif ! ^-^ Au moins, vous verrez que sans lui, vous êtes perdus ;)

Si vous me faites des séquelles, je vous hais ^-^

Prochain passage moi : 11 novembre puis 15 décembre à priori (pour la Cellule, donc là plutôt le dimanche...).
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #52 le: 26 novembre 2017 à 08:42 »
Allez Luciole! Je crois en toi!
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #53 le: 14 décembre 2017 à 14:50 »
 Maj de 4 résumés sur 8 je commence par la fin, je doute d'avoir le temps de les faire avant ce week end, mais je rattrape peu à peu mon retard^^
Fais que le rêve dévore ta vie afin que la vie ne dévore pas ton rêve .

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Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #54 le: 14 décembre 2017 à 15:41 »
Gambattene !!!
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #55 le: 14 décembre 2017 à 16:30 »
Merki merki merki  :iloveyou:
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #56 le: 13 janvier 2018 à 10:57 »
Mis à jour :)
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #57 le: 13 janvier 2018 à 14:42 »
Petites corrections orthographiques. Sinon, c'est cool!
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Les dits de Raphaël, Emissaire de La Lumière Céleste - Partie Trois
« Réponse #58 le: 23 février 2018 à 11:06 »
Partie Trois: Les Secrets de l'Avant

Partie précédente - Partie suivante


En fait de renflouer les caisses de la Fraternité, notre période à la Cité des Ponts aura eu un solde nul. Tout est tellement cher, et il aura fallu graisser tellement de mains pour nouer le moindre contact et renforcer les alliances contractées que tous nos gains y sont passés.

Ceci dit, tout cela n'a pas été vain, loin de là. En nous associant, Réséda et moi avons pu nouer des contacts fiables et des alliances avec toutes les guildes et branches de l'administration utiles à notre Fraternité : contrôle des portes, des quais, marchands, distribution des ressources matérielles, répartition des forces de travail, chantiers de construction, bibliothèques, politiques...c'est un vrai travail de fond que nous avons mené, chacun à notre manière, mais les résultats sont là : la Fraternité est bien implantée dans la Cité des Ponts, reconnue et a désormais ses afflux personnels et réguliers de ressources. Notre histoire et le réseau de lumière que nous tissons s'étoffe donc.

Io a même essayé de contacter d'éventuels réseaux clandestins, mais il semble que la Cité des Ponts n'en ait pas... au moins un point positif pour ce Stallite.

Parlant de Io, il s'avère être un fervent défenseur de Solaar, et m'a beaucoup aidé à développer ma pensée, mes ressentis et le nouvel art martial sans agressivité dont je ressens le besoin pour vaincre l'Obscur. Nous nous sommes beaucoup entraînés ensemble et avons tissés des liens de confiance. D'ailleurs, toutes ces recherches et expériences commencent à porter leurs fruits et à se concrétiser. De nombreux habitants de la Cité des Ponts et quelques membres de la Fraternité nous ont rejoint dans cette démarche, qui prend désormais la forme d'un courant religieux propre, une philosophie baptisée "Voie de Solaar Intérieur". Une Prôneuse de la Cité des Ponts, Rafa, s'est même totalement engagée dans cette démarche et en compile les recherches, enseignements, préceptes. Elle a décidé de prôner désormais en ce sens. Par ailleurs, elle s'est portée volontaire pour initier le "flux retour" de cette philosophie aux membres de la Fraternité qui nous suivent et arrivent par vagues. Après tout, ils sont assez nombreux, surtout à Nâh et Jéru, qui ont été emballés par le message de la Fraternité voire m'ont donné un rôle de modèle, à ma surprise. Autant donc faire en sorte qu'ils ne prêchent pas en mon nom des valeurs auxquelles je ne me rattache pas. Et cela diffusera la Voie de Solaar Intérieur.

Tout aussi important sinon plus, grâce aux compilations et études de cartes de l'Avant, racontars de Marcheurs, légendes locales et écrits poussiéreux, nous avons réussi à nous faire une idée assez précise de la route que nous allons suivre en bateau et à pied, et des idées assez bonnes de potentielles ruines de l'Avant à fouiller.

Pour couronner le tout, Rodrigo a orchestré la fabrication non pas d'un mais deux bateaux. Pas des barques. De véritables esquifs, stables, capables d'accueillir Hommes et matériels, dont vivres et récoltes, pour plusieurs semaines. La propulsion se fera par rames, moins sujette aux récifs et plus discrète depuis la côte. Leur achèvement a causé de profonds émois dans le Stallite et une grande admiration pour les réalisations de la Fraternité. Cela va alimenter notre légende et motiver d'autant plus de personnes à nous rejoindre, bien que beaucoup attendent de voir si les navires reviendront en état avant de s'emporter plus que cela. Mais ils flottent, se dirigent et se chargent et déchargent à loisir. Certes, d'aucuns parmi nous ne sont pas très enthousiastes concernant ces moyens de transport, mais je suis sûr que tout se passera bien et qu'ils se feront une raison tôt ou tard.
En l'honneur de notre protecteur et camarade trépassé trop tôt, les bateaux sont baptisés Râ et Oul. Roberturo a approuvé avec force libations de Sthôl... au moins deux jours à chanter ses louanges à qui voulait l'entendre (plus de personnes qu'on pourrait le croire).

C'est sous d'excellents auspices que nous partons avec Râ et Oul, longeant la côte et escortant le groupe terrestre, en direction de La Faille et le long du Grand Désert du Vide. Très vite, nous constatons que la vitesse des embarcations permet de partir en éclaireur et éventuellement de poser les bases d'un camp voire d'une Halte pour faire gagner du temps aux piétons, avant des fouilles approfondies.

Malheureusement, nous tombons rapidement sur une Mortezone. Le repérage nous informe qu'elle n'est guère large, mais s'enfonce profondément dans les terres, quoique fort peu sur le large. Malgré de longues discussions pour convaincre les irréductibles de la marche que le risque, l'inconnu et le temps du détour n'en valent pas la peine et que donc, monter pour quelques minutes dans Râ et Oul sera beaucoup mieux, ils restent bornés et, disons le, effrayés par la mer. Ils partent donc faire détour, pendant que les marins avancent rapidement et explorent rapidement les environs, placent des jalons pour des haltes et font le nécessaire pour lorsque l'autre équipe arrive.

Nous croisons plusieurs Mortezones de ce même genre, ce qui ne manque pas de nous interroger. De plus, les zones où nous pensions trouver des ruines s'avèrent toutes submergées, les villes ciblées étant côtières au temps de l'Avant et le niveau des eaux ayant monté depuis. Cela, il faut bien l'avouer, brise un peu notre enthousiasme et notre espoir de réussite. Et les Mortezones sont vraiment répétitives... Curieux...

Du coup, nous prenons le temps de mieux recroiser les cartes, avec nos relevés actuels. Il se dégage une sorte de lien, de coïncidence ou de schéma, qui nous apporte plus de questions que de réponse. D'abord, les anciens, du moins les villes que nous ciblons, étaient bien toutes en bord de mer, donc la probabilité de ruines accessibles est faible. Toutefois, nous repérons une ville, plus loin sur notre route, suffisamment importante et haute pour que nous ayons bon espoir d'en trouver des reliques. Deuxième chose, bien plus intrigante : les Mortezones ont l'air d'être liées à des anciennes zones de forte activité humaine. Pas des villes, mais des croisements de routes, des structures particulières, qu'on peut assez bien superposer aux Mortezones relevées, trop régulièrement pour que cela soit une simple coïncidence.

Tout cela nous laisse bien songeurs, mais ragaillardis dans notre volonté de découvrir l'origine de la Chute. Qu'y faisaient les anciens? Pourquoi? Dans les prochaines Ruines, dont nous rêvons les contours sur l'horizon, nous espérons bien trouver des premières clés de réponses à ces questions...

Il faudra un peu de temps pour atteindre ces Ruines, encore quelques passages moitié terre/moitié mer pour contourner de petites Mortezones, et nous arrivons à un point sur la carte où il faut mettre pied à terre pour tout le monde. Les piétons ont croisé une termitière sur la route, peut-être habitée, mais ont jugé plus prudent de ne pas s'y aventurer, car les rumeurs sur des Adaptés et termites cannibales étant assez...ancrées dans la région, le contournement était préférable. Voilà ce qu'ils nous racontent lorsqu'ils nous rejoignent dans la Halte de fortune avant le départ pour les ruines.

Nous partons donc tous à pied vers l'intérieur des terres et, nous l'espérons, des ruines riches d'enseignements. Enfin, en attendant, une bande de chakrals nous a pris en chasse, ce qui n'est pas pour nous rassurer...Elle reste à distance, mais nous suit, comme attendant notre trépas pour se repaître de nos restes, ou notre faiblesse pour nous achever. Vlad les tient à distance, mais cette surveillance constante nous pèse sur les nerfs.

Ce sont effectivement des ruines majestueuses et en bon état que nous découvrons ! Des dizaines d'immeubles, avec parfois plus de vingt étages, des structures, des routes, des tas de choses laissées intactes et vierges depuis le Grand Cataclysme ! Une vraie mine d'histoire et d'artefacts ! En plus, les chakrals n'ont pas l'air de vouloir y entrer !

Nous n'avons donc aucun mal à y trouver un abri, ou plutôt à établir une base d'opérations qui nous permettra de rester ici tout notre saoûl. On ne manque d'aucune ressource matérielle, il suffit globalement de se baisser. Exit ne tarde pas à installer des cultures de Rueg et Champignons, pour éviter de prendre dans les rations.

Nous choisissons, un peu au pif vu l'embarras du choix, un immeuble au hasard en bon état à explorer. Et c'est, comme prévu, un véritable trésor : des boitebouffe, des briques, du métal, des livres enfermés dans des cassettes métalliques, une vingtaine de bidon d'un liquide inflammable plus brûlant que l'huile et une épée magnifique, ouvragée, légère et tranchante, une oeuvre d'art mortelle et discrète. C'est Valentin qui met la main dessus. Et Hack qui s'en empare, demandant avec une politesse clairement pour la forme s'il peut la garder, en tant que Gardien du Feu. Réséda et moi, on trouve le manège un peu bizarre, quand même...
Cette pêche miraculeuse certes mais prévisible nous prend quand même une bonne journée.
Nous trouvons également une sorte de pâte que Clétus voudra brûler mais qui dégagera des gaz toxiques. A manipuler avec méfiance donc...nous serons plusieurs à être brûlé par ces vapeurs.

Comme il est inutile d'essayer de tout fouiller méthodiquement, d'autres feront ça après nous, on prend le parti de faire un repérage systémique de la ville : ce qui a tenu, ce qui est plus difficile d'accès, et surtout comprendre comment le conflit s'est déroulé. Et le résultat est assez triste : les combats ont eu lieu partout, pas de réelles préférence à part des poches de résistance. Le Grand Cataclysme semble avoir, ici en tout cas, embrassé toute la ville sans discernement, tant de l'extérieur vers l'intérieur qu'en son sein même, contre elle-même. Tout cela n'est pas franchement rassurant sur les raisons de l'apparition de l'Obscur et la disparition de Solaar, et tend à corroborer mes thèses...ce qui ne m'en donne finalement que plus de vigueur dans ma recherche et ma pratique.

On trouvera un jeune chakral quasi famélique, donc relativement facile à adopter. Mais surtout, un immeuble où luit une lumière en hauteur, jour et nuit. Ca, c'est curieux, nous pensions être les premiers et n'avions aucune vraie raison de penser le contraire !
Donc, nous nous y rendons. Le rez-de-chaussé est rempli de grande toiles d'araignées, assez grandes pour capturer un Homme, mais on circule quand même sans les toucher. Par contre, nous devons en avoir le coeur net. Un rat jeté dans les toiles fait descendre non pas une araignée géante, ni une foultitude d'araignées plus petites, mais un être humain. Fatigué, maigre, mais humain, qui récupère la bête et remonte dans les étages. C'est à partir de là que les choses s'emballent.

Avec des Gardiens du Feu au cas où, je tente un premier contact via appât de nourriture alléchante. Nous échangeons quelques mots, mais la personne est apeurée et nous presse de quitter les lieux. Elle est surveillée, menacée...
Un autre groupe grimpe dans un immeuble voisin pour avoir une vue sur l'intérieur de celui-ci, notamment l'endroit d'où vient la lumière. Points positifs : il n'y a pas de toiles à tous les étages, la lumière vient d'un énorme globe renfermant une foule de luciles. Points négatifs : une cinquantaine d'humains, répartis en deux groupes, occupent l'étage du globe : une vingtaine, trônant quasi immobiles derrière des voiles arachnéens, se déplaçant rarement pour manger ce qui est pris dans les toiles et une trentaine d'autres, qui se relayent en permanence, nuit et jour, dans une pantomime qui se veut comique, à destination du premier groupe. On sent bien que quelque chose cloche. Quelque chose de maléfique...

Réséda et moi prenons le temps, pendant plusieurs jours, de nouer des contacts avec ces personnes et de discuter avec elles. Elles sont prisonnières de la vingtaine derrière les toiles, eux-mêmes contrôlés par des araignées métamorphosées par l'obscur. Elles rentrent dans leur cerveau et en font des esclaves. Tant qu'ils rient, tout va bien. Mais s'ils arrêtent de rire, le corps meurt et elles prennent alors un remplaçant dans la foule. D'où le spectacle permanent...
L'immeuble abrite de nombreuses araignées, mais elles laissent plusieurs étages libres pour que des rats y prospèrent. Rats qui sont leur nourriture à tous, lorsqu'ils se promènent et arrivent dans les toiles.
Ils sont tous là depuis au moins 10 ans, ne savent pas comment ils sont arrivés et n'ont aucune foi en l'avenir.

Ces gens sont terrorisés, affamés, asservis, par des créatures qui, si elles ne sont pas des Monstres de l'Obscur, ont anéanti leurs espoirs et la lumière dans leur coeur. Nous ne pouvons pas rester inactifs, et mettons en place un plan audacieux pour les libérer.

Grâce à notre implication à Réséda et moi-même, les esclaves nous font un peu confiance et sont prêts à tenter le coup. On les nourris du mieux que possible et leur fourni de nouvelles histoires drôles (merci à Roberthuro, intarrissable) pour leur permettre de gagner le maximum de forces. Une date est fixée. Deux tyroliennes, une pour aller dans un étage vide depuis l'immeuble d'à côté, une pour sortir de cet étage vide et rejoindre ce même immeuble, depuis le bas. Un cercle de feu à quelque distance de l'immeuble aux araignées, car elles sautent loin, Exit en a fait les frais : après un bond de deux mètres, la chose, grande comme un demi-poing, a  planté à travers le cuir un dard téléscopique d'une vingtaine de centimètres en plein son poumon. Après un hurlement a réveillé les morts, il a sombré dans un coma d'une semaine, au moins.
Et, bien sûr, le bas de l'immeuble piégé pour l'incendier au départ, des flammes pour protéger la fenêtre où seront les tyroliennes et un embrasement de l'étage d'évacuation sur notre départ. Une bonne partie de notre récolte de liquide combustible y passera, mais  c'est pour la bonne cause.
Par ailleurs, nous apprenons à crache le feu, au cas où, et réalisons une magnifique fresque comique avec Roberthuro et Réséda afin de couvrir le départ des derniers esclaves. Ainsi qu'un lance-harpon, nécessaire au fonctionnement du plan.

4 équipes : une en bas pour s'occuper de la base de l'immeuble. Une en hauteur pour réceptionner les rescapés, deux à l'intérieur : une en couverture et une pour briefer, rassurer et faire sortir les esclaves.

Tout est en place...les dix premiers arrivent au compte goutte et sortent sans coup férir. L'équipe en surveillance et réception nous fait signe qu'il y a un peu d'agitation en haut. On continue la mission, même si on s'est fait repéré. Encore cinq. Puis un, complètement fou, qui traverse en hurlant les murs de flammes que nous avons dressés dans le couloir pour le cas où au lieu de slalomer. Il prend feu, s'écrase sur les boucliers de Dan et Io. Io l'achève d'un coup de trident. D'autres encore arrivent, rendus fous par des araignées qui ont pris le contrôle de leur corps et se jettent sur nous quand nous tentons d'abréger leurs souffrance. Grâce aux techniques développées dans la Voie du Solaar Interne, ces créatures monstrueuses ne m'atteignent pas. La lumière de Solaar inspire mes poings et mon corps.
Alors qu'on se demande si tous vont ainsi être sacrifiés, deux rescapés sains arrivent. OUF ! Il en restait. La mission continue.

D'autres vagues de fous embrasés...il manque encore une personne si on compte bien. Une voix. Elle est coincée dans une fissure. Le temps presse. Tant pis, Io et Hack y vont, celui-ci enflammant sa lame. Dan et moi couvrons les arrières. Io la dégage. On l'évacue en vitesse. Hack est dans un état second. On entend la masse des arachnides nous poursuivre et se rapprocher. On brûle notre retraite, cela nous gagne un peu de temps. Voyant que Hack serait prêt à rester ici les affronter, je le pousse à descendre. Pas le temps d'attendre, c'est au bouclier que je franchis la tyrolienne, manquant me rompre les os et sentant les pattes des bêtes quasiment sur mes talons avant que je ne m'élance.

Fuite. Incendie général. La lumière se voit à des kilomètres. Le vacarmes lorsque la tour s'effondre quelques heures après, s'entend sûrement aussi loin. Mais il faut nous terrer, jusqu'à ce que nos protégés soient en état.

18 rescapés. Aucun blessé de notre côté. Solaar était avec nous, nous avons fait le bon choix, c'est un succès incroyable ! Sur lequel il ne faut pas se reposer, le pire est à venir.
Les anciens esclaves ont trop besoin de repos et de nourriture. Notre repère est caché et abonde en biens, grâce aux cultures d'Exit, mais l'attaque de l'Obscur guette.

On reprend aussi des forces, il en faut, mais notre triomphe nous donne du baume au coeur. Réséda et moi décidons de surveiller Hack, dont le comportement nous a quand même inquiété. De plus, Dan et moi sommes convaincu de l'avoir vu craché le feu bien plus longtemps que ce qu'il devrait être possible avec l'huile en bouche. D'ailleurs, nous en faisons un rêve étrange.

Fran, Réséda et moi-même suivons psychologiquement nos protégés. Ils parviennent à se rappeler des choses maintenant. Ils sont tous issus de convois attaqués et égarés, capturés par hasard en arrivant dans la ville par les araignées. Cela semble plausible, car aucune autre trace en vue, mais je reste inquiet....peut-être y avait-il des rabatteurs ? D'autant qu'apparemment, ce manège devait avoir lieu depuis la Destruction !

Je crois que ce jour-là, nous avons éradiqué une menace ancienne et terrifiante sur le coeur des Hommes, et rendu la Lumière a beaucoup d'entre eux. De quoi peut-on rêvé de plus beau !

Une dizaine de jours plus tard, les guetteurs sont formels, il faut lever le camp. Les libérés peuvent marcher, il ne faut plus tarder...la contre-attaque de l'Obscur approche, et nous ne sommes pas de taille.
« Modifié: 10 juillet 2018 à 16:39 par Xlatoc »
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #59 le: 23 février 2018 à 11:53 »
Comme le dira Erdred à sa jeune scribe dans quelques années: "L'Avant", pas "L'Avent"! Sinon, "Sthôl" et pas "Schtoll" (même si ça se prononce bien "Chtole"), et votre architecte naval, Rodrigo et non pas Rufus, plus quelques corrections mineures.

J'ai aussi ajouté des liens de navigation dans les blocs de titrage de tes résumés

C'est très cool! Le nom est très bien...
« Modifié: 23 février 2018 à 13:30 par merson »
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #60 le: 23 février 2018 à 14:54 »
J'ai vraiment un problème avec Rodrigo et Rufus...je confonds TOUT le temps  :'(
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Re : Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #61 le: 23 février 2018 à 18:35 »
J'ai vraiment un problème avec Rodrigo et Rufus...je confonds TOUT le temps  :'(
C'est pourtant facile: Un seul des deux est bancal  >:D

Au passage, j'ai mis à jour les notes de Bettina.
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #62 le: 17 juin 2018 à 22:43 »
Mise à jour lue. C'est toujours aussi cool!

Pour pinailler: "Chacral" ou "Chakral", pas "Chakrâl".

Sinon, j'ai été un peu surpris par ça:
Citer
Nous choisissons, un peu au pif vu l'embarras du choix, un immeuble au hasard en bon état à explorer. Et c'est, comme prévu, un véritable trésor : des boitebouffe, des briques, du métal, des livres enfermés dans des cassettes métalliques, une vingtaine de bidon d'un liquide inflammable plus brûlant que l'huile et une épée magnifique, ouvragée, légère et tranchante, une oeuvre d'art mortelle et discrète. C'est Valentin qui met la main dessus. Et Hack qui s'en empare, demandant avec une politesse clairement pour la forme s'il peut la garder, en tant que Gardien du Feu. Réséda et moi, on trouve le manège un peu bizarre, quand même...
La demande de Hack n'était pas une politesse feinte; il y a eu discussion avec Valentin, ce dernier a estimé que l'arme serait plus pertinente dans les mains de Hack. Même si Hack s'est montré assez pressant, il ne semblait pas prêt à tout pour "s'emparer" de cette arme, et, bien que très protecteur vis-à-vis d'elle, reste tout à fait disposé à vous la prêter si vous en avez l'utilité ou la curiosité (ce genre d'Artefacts est particulièrement rare et suscite toujours l'envie de l'observer et/ou le toucher).
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #63 le: 18 juin 2018 à 03:10 »
Beh, à table, je l'ai vraiment ressenti comme ça...genre "elle est cool ta lame, tu me la donnes ?"
Et je suis pas le seul si ma mémoire est bonne...

Tu as éclairci ce point samedi, mais comme Rafaël commence à trouver Hack louche, ça me semblait pertinent de le laisser :)


PS : attendez qu'on raconte notre exploit dans le prochain Stallite qu'on atteint ! ^-^ On va rentrer dans la légende, je vous le dis !
Dans 6 mois, c'est pas 18 camés qu'on a sauvé, c'est 180, à mains nues à travers les flammes d'une meute d'araignées cracheuses de feu. >:D
« Modifié: 18 juin 2018 à 03:15 par Xlatoc »
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« Réponse #64 le: 18 juin 2018 à 08:34 »
Beh, à table, je l'ai vraiment ressenti comme ça...genre "elle est cool ta lame, tu me la donnes ?"
Je me doutais que cela relevait plutôt du ressenti, mais j'ai jugé utile de relativiser celui-ci. Mais il est bien évident que, au travers du récit de Rafaël, c'est aussi ton ressenti qui passe, et que cette subjectivité fait partie de l'exercice  ^-^
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