Auteur Sujet: Samedi soir: Talislanta (par Manuel)  (Lu 5635 fois)

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Cendre.

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Samedi soir: Talislanta (par Manuel)
« le: 30 mars 2010 à 21:14 »
Bouh les gens.

Comme promis, le résumé de la partie de Talislanta tenue de samedi 21h, à ... [strike]tard[/strike] tôt. (7h30, si je ne m'abuse ?) Je suis en train de le faire tout entier, pour les deux qui ont quitté la partie trop tôt – pensées éternelles – et celui qui l'a prise en cours. Par contre... c'est long. Très long. Pour les quatre premiers jours, j'ai déjà  presque cinq pages de traitement de texte. Et pourtant, vraiment, je fais de mon mieux pour être exhaustive, tout en faisant l'ellipse du superflu. (Quelqu'un se dévouerait pour me relire avant parachevage et postage, ou schtroumpf ?)


En attendant... Synopsis.

Talislanta: un monde, de la magie, du combat, des humanoïdes et rien que des humanoïdes.

La partie: La mousson approche des îles Thaéciennes, et c'est le dernier jour pour s'embarquer en direction du continent; bientôt, les bateaux ne croiseront plus dans les eaux tempétueuses.
L'Imperis est sur le départ. Ce navire marchand est fraîchement - et coûteusement - réparé de récentes avaries. Pour renflouer ses caisses, il embarque exceptionnellement six voyageurs, incarnés par Nous, les joueurs (quatre PJ, et un MJ dédoublé en notable-bisounours et prêtre aamanien).

Nous les joueurs (bis):
    Marine est Fiaj. Sindaran grand, intelligent, condescendant, comme tous ceux de cette race humanoïde bicéphale.
    Silver est Zaj. Jeune homme de 17 ans, émancipé avec l'accord de Papa-Maman, à  l'hygiène douteuse mais à  la gouaille certaine. Il finance la traversée en nature (entendez qu'il est pris comme mousse).
    François est Podram. Médecin confirmé, il quitte l'île dans l'optique d'élargir son expérience aux maladies d'ailleurs.
    Manuel est MJ.
    Je suis Maerun. Jeune homme de 17 ans, émancipé sans l'accord de Papa-Maman. Fugueur.

    Fabien reprendra le personnage de Zaj.
    Marine deviendra Habkar, second du navire, après la mort de Fiaj.


La suite devrait arriver d'ici jeudi.
D'ici là , vous [strike]pouvez toujours[/strike] devez investir le topic pour inonder d'éloges notre MJ et vos collègues [strike]joueurs/[/strike]joueuses.[/font]
« Modifié: 30 mars 2010 à 21:30 par Cendre. »

M'Bowwarrior

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Samedi soir: Talislanta (par Manuel)
« Réponse #1 le: 31 mars 2010 à 13:59 »
Bonjour à  tous et toutes.

Déjà  merci Hélène pour avoir lancé ce topic.

déjà  je voulais vous dire que je suis épaté que vous ayez tenu si longtemps (et moi aussi). j'attends un petit retour de votre part avant de dire ce que j'en pense.

ah oui... la catégorie humour a été complétée par cette fameuse "est-ce que je peux voir si je les entends  ?" :wink:

moussmousse

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Samedi soir: Talislanta (par Manuel)
« Réponse #2 le: 31 mars 2010 à 23:16 »
De mon point de vue c'était une bonne partie mais très dur aussi d'une part parce que d'une arriver en cours c'est pas évident et d'autre part parce que j'était déjà  pas frais dès le début (milieu) de la partie. L'intrigue était vraiment intéressante je regrette de pas être aller au bout, tu aurais peut-être du plus nous botter le cul pour qu'on avance mais passer 4h du mat' de toute manière faut plus espérer grand chose de nos cerveaux fatigués...
Deux choses sont infinies: l'Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue. A.Einstein

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Samedi soir: Talislanta (par Manuel)
« Réponse #3 le: 01 avril 2010 à 10:00 »
Citation de: moussmousse,t=1270070178,id=41155
[...]tu aurais peut-être du plus nous botter le cul pour qu'on avance mais passer 4h du mat' de toute manière faut plus espérer grand chose de nos cerveaux fatigués...


c'était le but du "une heure une journée". mais j'ai récupéré une autre idée bien plus efficace, et plus performante, que j'utiliserai la prochaine fois : "45 min la journée", et ensuite la soirée en fonction du temps qu'elle dure".
et moi aussi mon cerveau était passablement fatigué... enfin, non, mais ... voilà  quoi :wink:

Cendre.

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Samedi soir: Talislanta (par Manuel)
« Réponse #4 le: 01 avril 2010 à 17:43 »
Bouh.
Petite incursion pour prévenir que tout compte fait, il ne faudra pas attendre ce résumé avant mardi prochain.


Sinon, mon avis sur la partie.

Bien sûr, d'abord, le regret de n'être pas allé jusqu'au bout. Point de vue joueuse, je ne me suis pas sentie acculée par le temps. On savait qu'on devait faire 1h / jour, mais d'emblée, c'était posé que: si on respecte le temps imparti, c'est bien; si on ne le respecte pas, c'est bien aussi. Fatalement, de là , on ne se presse pas. Le MJ devrait peut-être investir dans un minuteur ? (De la même sorte que ceux utilisés pour les œufs coques, il en existe de très jolis avec pleins de formes et de couleurs. C'est un achat autrement utile et esthétique que des dés électroniques.)  

De plus, l'inachèvement tient moins à  une lenteur de jeux qu'à  la multiplication de nos digressions complètement hors jeu. Fatigue et bonne humeur oblige... D'un côté, youpi c'est chouette; de l'autre, ça n'avance pas. Je suis certaine qu'on aurait pu trouver un juste milieu. (Mais j'ai l'impression - un peu - de répéter autrement ce que dit plus haut.)

Globalement, pour une partie "par défaut", qui vraiment, ne me tentait pas du tout au moment de l'inscription, je ne regrette pas. Ça me laisse une bonne impression. Il est certaine locution puérile que je ne pourrais jamais plus employer sans arrière-pensée. Bref. Cette partie ne m'a pas donné envie de jouer à  Talislanta, mais si je devais la refaire, je la referai.


A Mousse: tu t'es bien débrouillé pour un greffon, et ta présence était providentielle. On se serait probablement arrêtés sans toi.

M'Bowwarrior

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Samedi soir: Talislanta (par Manuel)
« Réponse #5 le: 01 avril 2010 à 18:54 »
Citation de: Cendre,t=1270136614,id=41204
Bouh.

ah !  tu m'as fait peur !

Citation de: Cendre,t=1270136614,id=41204
Fatalement, de là , on ne se presse pas. Le MJ devrait peut-être investir dans un minuteur ? (De la même sorte que ceux utilisés pour les œufs coques, il en existe de très jolis avec pleins de formes et de couleurs. C'est un achat autrement utile et esthétique que des dés électroniques.)

c'est noté, et c'est vrai. j'ai tenté en son temps de récupérer un vieux réveil à  aiguilles...
bonne idée le minuteur de cuisine ! :+1:

Citation de: Cendre,t=1270136614,id=41204
De plus, l'inachèvement tient moins à  une lenteur de jeux qu'à  la multiplication de nos digressions complètement hors jeu. Fatigue et bonne humeur oblige... D'un côté, youpi c'est chouette; de l'autre, ça n'avance pas. Je suis certaine qu'on aurait pu trouver un juste milieu. (Mais j'ai l'impression - un peu - de répéter autrement ce que dit plus haut.)

c'est noté, et je suis d'accord :)

Citation de: Cendre,t=1270136614,id=41204
Globalement, pour une partie "par défaut", qui vraiment, ne me tentait pas du tout au moment de l'inscription, je ne regrette pas. Ça me laisse une bonne impression. Il est certaine locution puérile que je ne pourrais jamais plus employer sans arrière-pensée. Bref. Cette partie ne m'a pas donné envie de jouer à  Talislanta, mais si je devais la refaire, je la referai.

par défaut, oui, mais bon, vous auriez pas été là  toi et Marine j'aurais pu dire " :seuldehors:  "
sinon.... je vois pas du tout de quelles locutions puériles tu veux parler ::p

si mes autres joueurs passent par là , hésitez pas ;)

Cendre.

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Samedi soir: Talislanta (par Manuel)
« Réponse #6 le: 16 avril 2010 à 09:56 »
Deux semaines plus tard.
Youp, c'est fait. Ce fut un peu long, mais c'est tout beau tout propre (Cà d avec une majuscule en début, et un point un fin de chaque phrase. Waaa...), écrit par mes petits soins et relu par ceux de votre Maître du Jeu.



Citation de: Cendre,t=1269976450,id=41080

Synopsis.

Talislanta: un monde, de la magie, du combat, des humanoïdes et rien que des humanoïdes.

La partie: La mousson approche des îles Thaéciennes, et c'est le dernier jour pour s'embarquer en direction du continent; bientôt, les bateaux ne croiseront plus dans les eaux tempétueuses.
L'Imperis est sur le départ. Ce navire marchand est fraîchement - et coûteusement - réparé de récentes avaries. Pour renflouer ses caisses, il embarque exceptionnellement six voyageurs, incarnés par Nous, les joueurs (quatre PJ, et un MJ dédoublé en notable-bisounours et prêtre aamanien).

Nous les joueurs (bis):
    Marine est Fiaj. Sindaran grand, intelligent, condescendant, comme tous ceux de cette race humanoïde bicéphale.
    Silver est Zaj. Jeune homme de 17 ans, émancipé avec l'accord de Papa-Maman, à  l'hygiène douteuse mais à  la gouaille certaine. Il finance la traversée en nature (entendez qu'il est pris comme mousse).
    François est Podram. Médecin confirmé, il quitte l'île dans l'optique d'élargir son expérience aux maladies d'ailleurs.
    Manuel est MJ.
    Je suis Maerun. Jeune homme de 17 ans, émancipé sans l'accord de Papa-Maman. Fugueur.

    Fabien reprendra le personnage de Zaj.
    Marine deviendra Habkar, second du navire, après la mort de Fiaj.

Citer
1er jour.

Embarquement sur le navire. Zaj mène les passagers au Capitaine Bellasme.
Ce dernier les prévient que l'équipage a recruté cinq marins, en remplacement de ceux perdus à  la dernière tempête. Les passagers sont interdits de se rendre à  l'étage de l'équipage et aux cales, ils ne peuvent monter aux haubans sans permission, ce qui parait bien normal pour des passagers. Le dîner se fait à  part de l'équipage, à  la table du capitaine. En plus des six passagers, qui sont installé au 1er étage du navire, il y a trois passagers: Fénicias un commerçant Farad, Kozk son garde du corps et sa fille de huit ans, qui logent dans l'une des cabines de la dunette.

Zaj participe à  la manœuvre de levage d'ancre. Les passagers restent hors des manœuvres, et excepté Maerun qui rend ses tripes, ils semblent bien supporter le roulis. Première journée en mer sans incident notable. Chacun explore le bateau, échange quelques mots avec les autres passagers, à  l'exception de Fiaj qui est ouvertement distant et ne s'adresse qu'au capitaine.

Au soir, la cloche annonçant le repas préparé par Zaj sonne. Le prêtre aamanien Aartis est seul à  ne pas l'honorer. Maerun s'est assis à  côté de Messa, la fillette, et essaie de la faire parler, sans grand succès. Elle a l'air très fermée, peu vivace pour son âge. Son père invite le garçon à  retenter sa chance demain, s'il veut la faire jouer un peu. Le Capitaine est un très bon hôte, soucieux des convives, faisant la conversation sans rien aborder de privé. Contrairement à  Podram qui, interrogeant sans gants le commerçant sur l'absence de sa femme, se fait répondre d'un silence distant. Il semblerait que celle-ci soit partie ? Fiaj, secrètement curieux de se voir interdire l'accès aux cales, interroge le capitaine sur la nature de sa cargaison. Il lui répond qu'il fait le commerce de produits locaux, du continent aux îles et réciproquement... des choses normales, en somme. Le sindaran ne pousse pas plus loin, finalement convaincu.

A la fin du dîner, Maerun – qui se sent mieux, merci – va discuter sur le ponton avec le prêtre aamanien de religion. Podram va fumer sur le gaillard arrière, et échange un peu de tabac avec Zaj.
...Bientôt, ne reste plus sur le ponton que l'équipage de quart.


1ère nuit.


Un cri déchire la nuit. Un son mat sur le pont puis plus rien. Tout le bateau se réveille en sursaut, et remonte l'escalier raide vers le bruit, sur le pont. Passagers les premiers, puis les marins, se sont agglutinés autour du cadavre d'un marin. C'est Lazk, le simple d'esprit de l'équipage. Une des cordes de la voile l’empêche d’être totalement au sol, enroulée autour de sa cheville, le suspendant à  demi en l'air, mais il est méconnaissable, tête disloquée sur le ponton. Il semble être tombé des haubans.

Tandis que le Capitaine prend très vite les choses en main, et demande à  deux hommes d'embarquer le mort à  la cale, et à  d'autres de nettoyer le sang, Maerun use de magie pour avoir une révélation sur la dernière heure passée. Il n'y apparaît pas que cette mort ait pu être autre qu'accidentelle; puisque c'est l'idiot du bateau, il conclut sans doute une bête chute.

Un marin au nom de Kiuk se fait particulièrement remarquer. Il semble être le superstitieux de la bande, grand névrosé de la vie, et voit le mauvais œil partout. Cette mort le panique totalement. Mais petit à  petit, les gens retournent à  leurs occupations : sommeil ou quart.


2ème jour.

Le soleil se lève, .... et c’est beau (profitez-en, ça va pas durer niak niak niak !!!! NDMJ)
Pour se mettre en jambe, après un petit discours raté du prêtre aamanien sur l'au-delà , la toute grandeur d'Aa pour les fidèles (et donc le fait que cet incroyant a eu ce qu’il méritait) et tout et tout, on balance le cadavre à  la flotte après la minute conventionnelle de silence.

Maerun tente une approche de la petite fille, qui joue sans conviction à  la poupée sur le gaillard d'arrière. Le garde du corps se tient près d'elle. Il essaie de lui apprendre à  jouer aux trois cailloux, mais elle n'est pas du tout réceptive. Il lui demande le prénom de sa poupée – un truc bricolé avec trois chiffons et cinq ficelles – Messa lui répond mollement qu'elle n'en a pas (ce qui étonne un peu le garçon). Il discute un peu avec le garde du corps du peu d'éveil de la fillette, essaie de savoir où est sa mère... On lui répond très affablement, que la petite est comme ça, gentille mais fermée, voilà  tout. Il ne dit rien sur sa mère, car ce n'est pas à  lui de le renseigner sur ce qu'elle est devenue. Le garçon n'insiste pas et remercie l'homme.

Un peu plus tard, Fiaj tente sa chance à  son tour auprès de Messa. Il ne parvient qu'à  la faire crier et pleurer, et il s'éloigne bien vite.

Pendant ce temps là , Zaj a abordé Maerun qui s'était accoudé sur le bastingage. Il vient lui dire, parce qu'il l'a vu essayer de jouer avec elle, qu'à  lui la gamine lui fait peur. Il pense qu'elle n'est pas saine; il s'imagine qu'elle pratique une sorte de vaudou avec sa poupée, que la poupée représenterait le mort de cette nuit ?... Zaj est sincèrement inquiet. Maerun plutôt circonspect, le remercie de le mettre sur ses gardes, et termine la journée à  faire des dessins assis au pied du mât, en mettant bien visiblement en avant le symbole qu’il a vu sur le coffre volé par un des marins du bateau, le soleil sur fond rouge. Personne ne réagit à  cet appel du pied. Fiaj a discuté un peu avec la capitaine (qui ne lui semble pas trop bête pour un humain).

Au dîner, la discussion s'oriente vers la dernière grosse tempête, qui a causé les avaries de l'Imperis, et le naufrage de quelques autres. Conversation bateau (sans jeu de mot pourri), en fait. Le dîner passe...


2ème nuit.

La panse agréablement pleine, Podram retourne fumer sur la dunette. Il remarque dans l'eau comme un phénomène inhabituel (le MJ avait un mégamot pour le décrire, mais je l'ai oublié NDlA) (c’est ça la force du MJ NDMJ) (MJ qui aura pu compléter par le mot manquant, lorsqu'on lui a confié le texte pour relecture... Nan mais !) Maerun s'est accoudé au bastingage. Fiaj se promène tranquillement. Mais sur l'escalier qui lie le pont à  la dunette, une marche cède sous son pied, il manque de chuter de plusieurs mètres et réussit à  ne pas tomber que grâce à  sa prise providentielle sur la main courante qui lui procure tout de même une belle écharde. Plus de peur que de mal, il prévient le copilote de quart du problème. Là  encore, cela semble accidentel : la marche a cédé sur un nœud du bois, pas de trace de magie... Le copilote prend des dispositions pour que cela ne se reproduise plus.

Maerun a discuté avec Zaj (ils commencent à  bien s'entendre, ces deux-là ). Il veut monter dans les haubans le lendemain. Le copilote promet de le leur permettre demain à  tous deux.

Podram part se coucher, Zaj le suit de peu.

A peine plus tard. Fiaj s'est adossé contre le bastingage du gaillard arrière... Et soudain, c'est le drame: dans un sinistre craquement, le pan de bois sur lequel il s'appuie cède ! Un cri déchire la nuit (bis), il tente autant que possible de se reprendre, mais peine perdue. Chute. Plouf.
Maerun a entendu l'appel au secours, et se précipite à  l'arrière du bateau pour scruter les eaux. Mais sinon la pièce de bastingage flottante, il n'y a déjà  plus rien à  voir, Fiaj a coulé. Le copilote est sur les lieux quelques secondes plus tard à  peine. Le bateau continue à  s'éloigner du point de chute. En pleine nuit, il n'y a rien à  faire...

Encart: Fiaj est mort. Dès lors, Marine incarne Habkar, le capitaine en second de l'Imperis.

Maerun est sonné. Une détection de la magie sur le creux béant n'est pas concluante: nulle trace de magie dans l'accident. Le copilote, lui, a très vite fait sécuriser la bordure trouée. Il secoue le garçon, car il veut lui faire promettre de n'en parler à  personne avant le petit jour, pour ne pas faire paniquer inutilement tout le bâtiment. Une dizaine de minutes plus tard, dans la cabine du copilote et après un verre d'alcool, Maerun promet de se taire jusqu'au lendemain.
Tourmenté, il descend se coucher, sans parvenir à  trouver le sommeil.

Après un temps indéterminable, le second, Habkar, vient réveiller les passagers, pour leur enjoindre de ne quitter leur étage sous aucun prétexte: il devrait y avoir du grain dans la nuit.
Les passagers se rendorment tous, sauf Maerun toujours taraudé. Il invite Zaj à  une partie de cartes, ce dernier accepte, et ils se posent dans un endroit plus retiré de la cale. Après quelques manches, Maerun ne tient plus, il lâche la mort de Fiaj à  Zaj. Tous deux commencent à  spéculer sur ces deux cadavres en deux nuits... Il se passe quelque chose sur le navire, mais quoi ? Ils veillent presque toute la nuit, jusqu'à  ne plus pouvoir résister au sommeil.
On ne sait s'il y a vraiment eu une tempête.


3ème jour.

Le réveil est annoncé au son d'une cloche, pas celle du dîner, mais la même que celle du précédent matin. Le capitaine annonce à  l'équipage la disparition en mer de Fiaj. Kiuk redouble de prédications pessimistes, et le prêtre au vu de son « prêche » du jour d’avant n’est pas invité à   prendre la parole.

Avant que chacun ne parte vaquer, le Capitaine ordonne de faire inspecter toutes les boiseries du bateau. Il soupçonne des malfaçons dans les réparations faites dernièrement. Les passagers sont interdits d'approcher le bastingage à  moins d'un mètre, et la montée de haubans des deux garçons est reportée jusque nouvel ordre. Maerun en profite pour retourner rattraper sa courte nuit. Zaj, tout en répondant aux corvées qui lui sont assignées, inspecte discrètement par lui-même les montages du bateau.

Un peu plus tard, Zaj fait part au capitaine qu'il ne voit rien de mal monté dans les réparations du navire, au contraire (il a une certaine expérience en la matière, son père était charpentier). Tout lui semble très correct.
Le capitaine prévient en début d'après-midi que tout a été vérifié, et sécurisé.

Maerun, se demande si ces deux morts ont un lien avec Messa et/ou sa poupée. Il lance un sort de révélation, afin de voir les événements de la nuit autour de la gamine. Tout est normal... Elle dort, remue un peu dans ses draps, le jouet serré contre elle. Tout est normal, sauf cette soudaine lueur qui irradie la poupée, quelques secondes. Puis plus rien.
Maerun est maintenant convaincu que la poupée a une implication dans les morts. Pourtant, lorsqu'enfin autorisé à  monter sur les haubans, il tente une détection de la magie sur l'objet, il ne distingue rien. La poupée semble tout à  fait normale.

Zaj et Maerun prennent l'habitude de partager toutes leurs impressions.
Au dîner, ils s'entendent pour refaire une partie de carte dans la soirée. Fénicias le commerçant, et le notable bisounours se montrent intéressés aussi pour jouer.


3ème nuit.


Le notable heureux, le commerçant Farad, Zaj et Maerun jouent aux cartes dans la cabine du commerçant. La fillette dort dans un coin. Rien de notable ne ressort de la soirée, sinon que Maerun rafle tous les gains.
Chacun va se coucher.

La cloche sonne. On commence à  s'y habituer, c'est celle qui annonce les morts... Une fois de plus, tout le bateau est rapidement rassemblé sur le pont. Une corde s'est détachée des hauteurs, avec une poulie de 40 livres en bout. Elle oscille dans l'air. Il y avait le crâne d'un marin sur sa trajectoire...

Encore une fois, pas de traces de magie autour. Mais plus personne ne croit à  la thèse de l'accident : les cordages avaient été vérifiés quelques heures avant, pour la montée des deux garçons dans les haubans.
Le Capitaine instaure que plus personne ne devra se déplacer autrement qu'en binôme. Tout contrevenant surpris, ainsi que son acolyte, seront châtiés par le fouet. Zaj et Maerun s'entendent pour rester ensemble. Habkar prend sur lui pour surveiller Kiuk, le superstitieux en train de frôler la crise de paranoïa.

Les groupes se forment et par deux, on rejoint son quart ou son hamac. Zaj et Maerun veulent en savoir plus sur l'équipage. Ils l'espionnent pendant la nuit, en se relayant pour veiller. Ils apprennent qu'il y a dans les cales quelque chose de bizarre, car un marin dit (sans qu'ils puissent identifier lequel) qu'ils descendront voir une autre fois, cette nuit c'est trop dangereux. Zaj et Maerun n'arrivent pas à  en savoir plus. Mais les marins semblent  ignorer autant qu'eux le pourquoi de tous ces morts.


4ème jour.

Au matin, Zaj et Maerun proposent aux marins de jouer aux cartes. Deux d'entre eux acceptent. Ce sont ces deux mêmes que le capitaine a toujours envoyé débarrasser des cadavres, et l'un d'eux a la même voix que celui qui défendait d'aller en cale, cette nuit. Les joueurs discutent des morts, l'ambiance est lourde sur le bâtiment. Personne ne peut vraiment donner d'explication.

Dans l'après-midi, Maerun tente d'hypnotiser l'enfant, sans grand succès.
La journée passe, le dîner se déroule sans rien de notable.

Maerun profite de la sortie de table pour approcher Messa qui attend à  l'entrée de sa cabine, que son père finisse de discuter. Il parvient à  l'hypnotiser. En lui demandant où est sa mère, elle lui révèle que celle-ci a été capturée par des méchants. Lorsqu'il veut savoir si son père est soumis au chantage de la rançon, elle lui dit que son prétendu père n'est pas son vrai père. Sa famille a été agressée par une bande de brigands (à  mettre en relation avec la rumeur d'un bateau échoué quelques jours plus tôt), ses parents capturés; elle ne sait pas où ils sont. Le traumatisme de l'événement expliquerait son mutisme. Elle a été confiée à  cet homme, qui est complice de l'enlèvement, tout comme le garde du corps – mais au moins, ils ne la maltraitent pas. La poupée lui a été donnée par un marin nommé Kiot. Tout ces éléments laissent croire que le capitaine est au courant, sinon impliqué dans cet enlèvement. Sans compter ce qui se passe à  la cale et qu'on ignore... Maerun dit à  Messa via les injonctions hypnotiques que « Maerun est gentil » et que « Maerun lui veut du bien » avant de la laisser aller dormir.


4ème nuit.

Zaj et Maerun partagent ce qu'ils ont appris sur Messa. Puis ils se relaient pour faire une veille au dessus du puits de lumière entre leur pont et celui de l'équipage. Ils essaient de savoir ce qui se passe dans la cale, auxquelles ils ne peuvent pas descendre sans passer devant l'équipage. Mais ils n'apprennent rien.


5è jour.

Pas de mort(s) cette nuit... (ou plutôt le mort n’a pas été trouvé encore NDMJ)
Au matin, Maerun revient voir l'enfant. Messa lui est maintenant plus ouverte, quoiqu'encore timide. Elle a confiance en lui, il l'emmène faire un tour sur son dos, autour du bateau. Il en profite pour faire une énième détection de magie sur la poupée, qui se solde comme toutes les autres par un rien. Il est pourtant convaincu qu'une partie du mystère est dans l'objet.

Sur la dunette, le second Habkar a interpelé Zaj. Il a remarqué que lui et Maerun enquêtent discrètement, et en l'intimidant, il enjoint le mousse de lui révéler tout ce qu'ils savent, ou croient savoir. Zaj n'a que le temps d'être très évasif, lorsque Maerun le rejoint. Le second insiste, les deux garçons hésitent. Parce que Habkar semble vouloir savoir ce qu'ils savent, sans pour autant les menacer, Maerun laisse entendre que tout ou partie de l'équipage pourrait être impliqué; il demande au second s'il a réellement confiance en son capitaine. A l'étonnement des deux garçons, Habkar répond que non, il n'a pas confiance. Alors, Zaj le met au courant pour Messa et son prétendu père. Habkar savait déjà . Il n'est sur ce navire que par nécessité, mais il abhorre les agissements du capitaine. Visiblement la conscience tiraillée, las de se cacher, il leur apprend que la descente à  la cale est interdite car, en plus de marchandises conventionnelles, l'Imperis se livre au marché noir d'esclaves, capturés lors de rapt en mer.

**

La partie s'est arrêtée là .

**


Si vous êtes encore là , bravo.
Moi, j'ai très envie de demander au MJ, et je le demande : Qui est donc ce 4ème mort ?
« Modifié: 16 avril 2010 à 10:44 par M'Bowwarrior »

M'Bowwarrior

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Samedi soir: Talislanta (par Manuel)
« Réponse #7 le: 16 avril 2010 à 11:06 »
Merci beaucoup "Je" (nommée Hélène dans le synopsis).

Ce résumé est vraiment bien, et franchement, heureusement que tu l'ai fait si tôt après la partie car étant donné que j'ai joué deux fois le scénar durant la conv, j'avoue que je me serais mélangé entre les deux parties.

pour le mort, c'était simple : y'avait en gros 20 P(N)J donc hop, un lancer de dé, et voilà . c'était le capitaine qui était mort. dans son lit, par un démon qui l'avait choppé par dessous le lit et tout en lui couvrant la bouche d'une main lui avait sorti divers organes du corps avec l'autre.


autre question : faut-il faire mourir dès le début les PJ ? faut-il viser dans l'équipage pour le début ? ...
« Modifié: 16 avril 2010 à 11:07 par M'Bowwarrior »