Auteur Sujet: [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)  (Lu 2522 fois)

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Fee Stival

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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #25 le: 24 juin 2016 à 16:04 »

Voilà maintenant plusieurs mois que notre aventure a commencée. Si je n’ai jamais écrit jusque-là c’est que je n’en avais pas ressenti le besoin. Cependant, ces dernières semaines nombre de mes camarades sont morts ou blessés grièvement. J’ai moi-même été meurtrie pour la première fois depuis le début de notre périple. Je savais parfaitement cette issue possible, aussi j’ai toujours essayé de m’en détacher, de ne pas m’attacher de trop près de mes frères de marche. Néanmoins il est impossible de ne pas concevoir la Fraternité des Chemins de Lumière comme une seconde famille, une énième famille en fait. La perte est rude et l’écriture se veut soulagement.

En route pour Okhaen

Il y a maintenant plusieurs années, un groupe d’explorateurs revenaient de l’Ouest. Ils revenaient d’un Stallite nommé Okhaen. Ils revenaient avec des enfants indigènes. Ils revenaient avec une rumeur, celle d’un liquide noir visqueux jaillissant de terre.

Rufus est l’un de ces autochtones, arrivé à Sparta à l’âge de 7 ans. J’ai eu de la chance de rencontrer ce jeune homme filiforme et diaphane il y a quelques années maintenant. Ses yeux vairons lui donnent un air chafouin que j’affectionne. Il est un peu ronchon mais m’aide beaucoup en cuisine, j’aime ça. Et je le cache.

C’est avec d’autres anciens compagnons de marche que nous constituons une Fraternité, la Fraternité des Chemins de Lumière. Après avoir trouvé un soutien financier, nous partons dans le but de tracer une voie plus courte de Sparta à Okhaen afin d’intensifier les échanges avec ce Stallite et, pourquoi pas, ouvrir une route commerciale, si la légende dit vrai, si cette huile existe, si elle est si précieuse. Pour moi, c’est un moyen de m’approcher de la côte Ouest de la Mer d'Embrun, et ainsi découvrir peut-être de nouvelles variétés de plantes.

Et ce fut le cas ! Je pus trouver des champignons toxiques sans intérêt mis à part le renouvellement de mon stock mais surtout une variété de rueg plus résistante à la sécheresse que celles que nous connaissons actuellement dans ma ville natale. Et voilà quelques échantillons supplémentaires ! Sur la seconde moitié du chemin, après avoir passé au nord de l’embouchure, il existe une sorte de végétal étrange, qui engendre un tronc solide comme la pierre. Cette plante intéresse Rodrigo, un Bâtisseur tatoué et de grande taille venant de La Faille (je n’en sais pas beaucoup plus de lui), car il pense l'utiliser pour la construction. J’en recueille quelques graines et racines. Elle nous servira d’ailleurs à baliser notre chemin sur le retour en devenant alors de magnifiques cairns.

Revenons en arrière. Je trouvais la variété de rueg alors que nous étions séparés en deux groupes afin de repérer plus rapidement une source d’eau que nous savions non loin. Rufus était alors avec moi, et voulant dégager le point d’eau, il tomba nez à nez avec un crocodile des sables qui lui happa la jambe. Le Marcheur malingre s’évanouit alors. Le crocodile chassé par plusieurs de nos Gardiens du feu (je ne me rappelle plus quels étaient les auteurs de cet exploit), nous dûmes nous reposer quelques temps afin de lui permettre de supporter, au moins, d’être déplacé en traîneau.

Alors que nous approchions du marécage et de ce fait, d’une mortezone, l’une de nous fut prise de panique. Cela se passa en pleine nuit, pendant son tour de somme, Réséda, belle Erudite aux yeux de jade, se réveilla brusquement et partit en courant vers le danger. Je connaissais pourtant cette grande habituée de l'Obscur pour son calme et son pragmatisme malgré ses envies d’aventure. Elle avait d’ailleurs fait partie de l'expédition découvreuse d'Okhaen et connaissait bien le terrain. Malgré tout, la force fut nécessaire pour l’empêcher de se jeter dans la gueule du loup.

C’est en tâtonnant que nous cherchions un passage, un gué, afin de franchir le delta. Forte de son expérience passée dans la Forêt Pétrifiée, c’est la discrète mais obstinée Elizabeth, ancienne soldate des Abords de La Faille, qui nous dégota le meilleur lieu. Lieu adapté à la construction futur d’un pont digne de ce nom. Notre Bâtisseur en chef commençait d’ailleurs à en dessiner les plans et à en poser les bases. Si nous avions déjà eu les plantes, décrites ci-avant et que nous allions trouver par la suite, cela se serait avéré très utile !

La suite de ce qui n'est presqu’une promenade comparé à notre expérience se déroule donc sans encombre et nous arrivons à Okhaen.


L’arrivée à Okhaen

L’accueil est glacial ! Il me fait encore frissonner. Quoi qu’ait fait la dernière caravane en provenance de Sparta, il y a longtemps, la méfiance envers les étrangers se fait très lourde. Certains d’entre nous rencontrerons leur chef qui porte le statut de Roi. Un titre arboré à court terme puisque chacun est en possibilité d’assassiner celui-ci sans risque de représailles dès lors que sa façon de gouverner ne plaît plus. Le meurtrier devient alors le chef à son tour…

Raphaël réussit, après nombre de négociations, à conclure un accord d’échange. Ce Prôneur leur a prouvé le besoin de la cité en métal et viande. L’or noir pourra alors se propager dans Solaria via la route que nous avons envisagée. Je me demande encore comment il a fait pour les convaincre. Cet homme est fou ! Je l’ai rencontré à Sparta alors qu’il rentrait d’une mission qui visait déjà à relier Okhaen. Sa caravane avait tenté de passer par la Forêt Pétrifié ! Bien entendu la mission a échoué. C’est un Emissaire, très pieux, qui n’hésite pas à prendre des bains de sables face à Solaar afin de prouver sa foi ! Une certaine aura émane de lui, mais c’est certainement son sens commercial qui nous a permis cette petite victoire.

Nous restons quelques temps à Okhaen et j’en profite pour faire des excursions autour du stalite. Je ne trouve malheureusement pas de trace de nouvelle variété de rueg. C’est la deuxième fois que j’explore les côtes et c’est encore une déception. La mer n’a-t-elle donc aucun secret à délivrer ? Pourtant elle me fascine et m’attire. Il doit y avoir tellement dedans, ou de l’autre côté.


Et je serai face à la mer qui viendra battre les rochers
Giflant cinglant usant la pierre frappant s’infiltrant déchaînée
Et en moi sera le désert n’y entrera ciel tourmenté

Nous rentrons à Sparta après avoir fait la connaissance d’une communauté d’Adaptés. Ah ! Comme j’aurais aimé pouvoir échanger avec eux plus longtemps. Nous rentrons avec quelques gourdes d’huile noire que nous échangerons contre des biens pour notre prochaine expédition. Car oui, un an plus tard, nous partirons pour tracer une route jusqu’à Sparta en passant par le Hoggar. Phedoria, notre contact, et d'autres, se félicitent de la réussite de notre mission. Nous avons gagné leur confiance. Cependant, en un an, il s’est passé bien des choses…
« Modifié: 23 février 2018 à 12:12 par merson »
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Re : Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #26 le: 24 juin 2016 à 16:41 »
Ca fait combien de temps qu'on est parti pour Okhaen et combien de temps pour notre marche actuelle ? Merci
Je regarde mes notes et je te fais une réponse aussi précise que possible ce week-end (demain, probablement).
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #27 le: 27 juin 2016 à 22:41 »
Je voulais poster avant la partie.
Du coup j'ai mis des X sur les infos qu'il faut que je précise.
Je crois que j'ai un souci de concordance des temps quand j'écris.
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Re : Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #28 le: 28 juin 2016 à 07:28 »
Je voulais poster avant la partie.
Du coup j'ai mis des X sur les infos qu'il faut que je précise.
Je crois que j'ai un souci de concordance des temps quand j'écris.
Zut, j'ai oublié de te donner les trucs que tu cherchais; je regarde ça ce matin. Encore désolé :-\
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #29 le: 28 juin 2016 à 13:28 »
A jour pour moi :)
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Re : Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #30 le: 28 juin 2016 à 18:21 »
Je voulais poster avant la partie.
Du coup j'ai mis des X sur les infos qu'il faut que je précise.
Je crois que j'ai un souci de concordance des temps quand j'écris.
Du coup, j'ai eu le temps de lire, et c'est parfait  8)
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #31 le: 30 août 2016 à 17:36 »
J'avais oublié que j'avais écrit au taf.
Pas eu le temps de corriger et je dois partir !
Je voulais tout de même le mettre si qqn a le temps de lire avant la partie ! Promis je corrige demain !
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Re : Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #32 le: 01 septembre 2016 à 10:44 »
J'avais oublié que j'avais écrit au taf.
Pas eu le temps de corriger et je dois partir !
Je voulais tout de même le mettre si qqn a le temps de lire avant la partie ! Promis je corrige demain !
C'est très réussi; malheureusement, c'est un peu court  :-\ Du coup, j'attends la suite  ^-^
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #33 le: 07 septembre 2016 à 22:19 »
Je ne sais pas pourquoi il n'y a qu'une partie du texte que j'ai rajouté qui veut bien se mettre dans la même couleur. Le reste reste noir... impossible de le mettre en marron/rouge.
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Re : Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #34 le: 07 septembre 2016 à 23:07 »
Je ne sais pas pourquoi il n'y a qu'une partie du texte que j'ai rajouté qui veut bien se mettre dans la même couleur. Le reste reste noir... impossible de le mettre en marron/rouge.
Ouaip, ça m'arrive aussi pour d'autres types de mise en forme; je crois que les longs textes avec de la mise en forme sont mal digérés par le programme qui est supposé les recracher sous forme de pages web du forum. Bref, c'est pas bien méchant, ce qui compte, c'est le fond  ^-^
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #35 le: 10 janvier 2017 à 23:17 »
Avec pas mal de retard, un résumé ma foi aussi complet que possible et malgré tout succin de cette fin de campagne.

J'ai juste complètement zappé comment était le nouveau perso de nounours, donc à compléter :)
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #36 le: 11 janvier 2017 à 11:45 »
Pour précision JK, c'est le perso de nounours le veneur (et pas spé ratz) et mon perso est un gardien du feu qui élève des ratz pour subvenir aux besoins de nourriture dans les cas de coup dur. De plus, ils sont jumeaux si ça peut t'aider à étoffer ton récit.
Note aussi qu'on n'était pas que 2 à avoir survécu à la débandade de notre expédition. De mémoire on était 5 (en plus de nous deux il y avait une phénicienne, un mycosien et une adaptée de la Roke)

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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #37 le: 11 janvier 2017 à 21:01 »
Merci Erwan, me disais bien qu'il y avait un Gardien du Feu. Par contre, le Veneur de nounours, il Vène quoi ?
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #38 le: 11 janvier 2017 à 21:12 »
Normalement les Urs (c'est pas une blague) mais dans le désert les pauvres ne survivent pas si bien. Comme toi je ne m'en souviens pas, donc demande à nounours s'il s'en souvient.

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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #39 le: 01 mai 2017 à 13:21 »
Post MAJ !

J'ai rien oublié ?
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #40 le: 01 mai 2017 à 14:43 »
Eh ben c'est pas mal du tout  ^-^

Quelques erreurs, peut-être partiellement volontaires, mais au cas où...
  • C'est Viren qui a été blessé dans l'Oasis, et non Jeros.
  • Le "ramasseur de chameaux" est Clétus et non Valentin. Par contre, Valentin a été assez utile à Jéros lorsqu'il a fallu opérer les blessés en l'absence de Viren et Ingegerd.
  • Sinon, Réséda, bien aidée par Bettina, a bien calmé le jeu pendant la scène avec le crocodile, en poussant une gueulante d'anthologie.
Sinon, les livres de compte de Stanley sont mis à jour, et je vais ajouter un post pour les compte-rendus de Bettina.
« Modifié: 01 mai 2017 à 16:16 par merson »
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Fragments, de Bettina, Convoyeuse de La Faille
« Réponse #41 le: 01 mai 2017 à 16:38 »
Fragments, de Bettina, Convoyeuse de La Faille

Note: Ces "Fragments", comme leur nom l'indique, ne sont pas un récit, mais plutôt une succession d'événements qui m'ont marquée.

Nâh

Ce que j'aime bien avec ces Marcheurs, c'est que, bien que fortement capés, ils ont toujours beaucoup d'enthousiasme. Je me suis longtemps demandé si certains ne grossissaient pas un peu leurs exploits, mais j'ai quelques contacts ici qui en connaissent certains plus ou moins indirectement et qui semblent les juger fiables. Si leur traversée du Sahakral est à moitié vraie, ça me semble bien assez pour pouvoir compter sur eux au-delà du Lac de Sang.

Le Gué du Djébel

Nous avons une organisation assez bien huilée, et le siphonnage en règle des Tolérés pour les jeter dans l'Obscur au service de la Fraternité fonctionne très bien. Les passeurs du Fleuve des Âmes Perdues devraient s'inquiéter de cette concurrence à venir, car à ce rythme, la route Nâh-Nople via Jéru et Séleuca sera plus juteuse que le passage direct par le Chaudron des Enfers.

A moins que j'ai manqué une information, je me suis faite avoir par l'Oasis de l'Hebr. D'après ce que j'avais pu réunir comme rumeurs, le lieu était idéal, mais il s'est avéré mortel et aurait pu l'être bien plus. Nous avons eu de la chance d'avoir senti le vent tourner et d'avoir pu sauver le matériel, sinon nous y restions tous.

Les Adaptés de la région semblent confirmer que l'Hebr n'est pas censée être dangereuse. Peut-être un coup de la Mère des Sources, une hypothèse qui ne plaît guère à Rafaël. A vrai dire, personne n'apprécie l'idée d'avoir une déesse contre soi. Heureusement que Jéru n'est pas loin, je commence à ne pas trop aimer cette première partie de l'expédition. Heureusement qu'elle a permis d'améliorer sensiblement la route.


Jéru

Outre les moeurs décidément très étranges de Hyérosolytes, je suis assez admirative de leur capacité à survivre si peu nombreux dans un espace aussi étroit. Mais Sombre-Terre change, nous le sentons tous, et Jéru finira mal si ses habitants ne font pas quelques concessions. Outre les gens de notre Fraternité qui ne vont pas tarder à débarquer pour s'y établir, d'autres viendront, surtout si Séleuca est aussi prometteur qu'on le dit; tout cela ne passera pas sans une réelle préparation de la population par les autorités locales. J'ai quand même l'impression que mes compagnons y vont un peu fort et ont tendance à considérer les Hyérosolytes comme des attardés; s'ils s'en sont sortis comme ça pendant des siècles, c'est que ce n'est pas si idiot.

Après avoir un peu discuté avec les locaux et rassemblé les informations glanées ici et là auprès des Adaptés, on doit choisir une route. Je dois avoir pris des réflexes d'aventurière, car je suis assez tentée par l'idée de percer directement entre Jéru et La Cité des Ponts, même si je reconnais que c'est une réelle prise de risque. L'argument massue en faveur d'un passage par Séleuca est la perspective de suivre le Fleuve des Frères, voire de le descendre dans une embarcation, mais ce qui me décide finalement c'est plutôt l'idée d'avoir une réelle route complète qui remonte jusqu'à La Roke... En fait, non, ce qui me décide vraiment, c'est de voir ce Stallite suspendu sur l'eau...

Nous laissons là Ingegerd et obtenons, à force de pénibles négociations, qu'un Soigneur local puisse partir avec nous en échange. Il faut reconnaître que les Hyérosolytes ne se prennent pas pour de la bouse de Yak. Bon, en fait, je crois qu'il est temps pour moi de partir!


Le Fleuve Blanc

C'est impressionnant comment cette route, qui était pas mal fréquentée avant la fermeture des Portes d'Orient, a pu être quasiment effacée pendant ces quelques années sans Marcheurs: Les balises sont presqu'inexistantes, les passages cartographiés et/ou répertoriés sont souvent introuvables... C'est un peu déroutant. Ceci dit, ça permet de jeter un oeil neuf sur le tracé, et de définir pas mal de raccourcis et de simplifications.

Aujourd'hui, Solaar nous a prouvé que, même dans l'Obscur, il nous donnait des signes de sa présence. C'était un vrai miracle, on en pleurait presque. Rien que d'y repenser, ma gorge se serre; j'aurais du mal à l'exprimer avec des mots, alors je pense que je vais m'abstenir. J'ai retrouvé Solaar au sein même de l'Obscur, voilà tout.


Séleuca

Vivre dans un nuage d'insectes, c'est, en gros, le mode de vie des Séleucides. L'architecture du Stallite reste impressionnante et fascinante, mais bon, ce sont des conditions de vie réellement étranges. Les Spartiates apprécient cet environnement aquatique qui leur rappelle un peu leur Stallite d'origine; ils sont amusants. Bonne chose, les autorités semblent bien décidées à faire de leur Stallite un carrefour; l'idée qu'une route directe soit ouverte entre Jéru et La Cité des Ponts ne les enchante guère. De plus, ils ont reçu des Emissaires Nopéléens qui s'intéressent aussi au rapprochement de la Roke avec La Cité des Ponts. En bref, ces deux volontés concordantes sont prêtes à consacrer pas mal de leurs ressources à notre idée.

On repart sans trop de délai après avoir fait le plein, en remontant la branche occidentale du Fleuve des Frères. On repart avec Hack, un Défenseur Nopéléen qui adhère à nos valeurs; personnellement, je le sens pas trop, on a toujours l'impression qu'il regarde à travers son interlocuteur, et il assène souvent des sentences hallucinées. Chaque fois qu'il est dans les parages ou qu'il ouvre sa gueule, j'ai un frisson dans le dos. Sinon, un groupe recruté ici nous rejoindra près de la source pour y fonder une Halte, puis d'autres pour créer d'autres Haltes sur la route...


Le Fleuve des Frères

Je sens que je vais très vite adopter les bateaux comme moyen de locomotion préféré. On a remonté facilement et rapidement le fleuve. On s'est juste trompés de lieu pour la Halte. Hasard ou conséquence, ça nous a coûté cher: Un Uncia et un Hurlant coup sur coup! Outre Viren qui nous a fait une crise et qui a décidé de rester là, Jeros s'est fait arracher le bras au-dessus de l'épaule, et Nerys a perdu sa main... Après avoir été repérés par Io, un Marcheur égaré qui nous a indiqué le bon refuge, et attendu l'arrivée de renforts, nous avons laissé là nos trois compagnons perdus afin qu'ils aident à exploiter la Halte. On récupère Exit et Fran, plus Io qui se joint à nous.

Très vite, Io devient le deuxième bras armé de la Fraternité avec Dan. A l'ouvrage, leur complémentarité est impressionnante, et ils forment une paire d'engrenages indestructibles qui broie tout sur leur passage. Humainement, c'est plus compliqué: A part Rafaël, les rapports avec Io sont compliqués. Il répond à contre-temps, semble voir à travers les ténèbres, dort très peu; et puis sa gueule pleine de crocs qui a l'air parée à t'arracher la gorge! Et par là-dessus, c'est un dévot obsessionnel! Il dit que c'est parce qu'il est Kathari et qu'il a été très marqué par la Croisade... Foutreciel, je me rend compte en écrivant que je peux carrément pas l'engrenailler! Mais je constate qu'avec Hack, c'est encore pire: Là où je suis capable de neutralité, entre les deux hommes, le ton monte très vite; ils font beaucoup d'effort pour ne pas trop se parler... Comme avec Dan, c'est heureusement pas un problème quand il s'agit de se mettre à l'ouvrage, mais c'est pas idéal...

Deux nouvelles Haltes sur la route, basées sur une famille d'Adaptés et un Adapté rescapé d'un monstre. Et c'est l'arrivée à La Cité des Ponts. Passé la fascination de la découverte, la vérité s'écrase très vite sur nos gueules: C'est un bordel! Un délire administratif! Je crois qu'un Chancelier d'Horus ne s'y retrouverait pas... Coup de chance, le bord occidental du Stallite semble moribond et en recherche d'un second souffle, or, nous arrivons les poches pleines de lux et les registres pleins de promesses de nouvelles arrivées. On décide de rester une longue période car créer des relais ici semble compliqué. Tout est cher, mais on bosse à en pisser du lux et on arrose tout le monde.

Peu à peu, il faut causer de la suite et de ce qu'on fait de nos richesses et de nos relations ici. Asia d'une part, un retour aux sources d'autre part, des questions plus mystiques suite à divers signes donnés par Solaar, le développement de routes maritimes... Nous sommes divisés... Nous finissons par opter pour la construction de bateaux pour aller à La Faille et fouiller les nombreuses Ruines que la côte semble receler; objectif, outre l'ouverture de la route, dénicher des indications sur l'origine du Grand Cataclysme...
« Modifié: 23 février 2018 à 14:12 par merson »
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #42 le: 02 mai 2017 à 09:33 »
OK, j'ai corrigé !

Bon, du coup, j'ai décidé de ne pas tenter de faire la différence entre les jumeaux. Ils veulent eux-même entretenir la confusion, autant y aller :)
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Les dits de Raphaël, Emissaire de La Lumière Céleste - Partie Deux
« Réponse #43 le: 15 juillet 2017 à 23:39 »
Partie Deux: Une route dans le Désert des Fleuves


La route vers l'Est étant à nouveau praticable, nous décidons, une fois la dizaine de personnes manquantes recrutée, d'ouvrir la voie pour la reconstruire. D'abord vers Jéru. Et, une fois là-bas, selon l'état et les rumeurs de les alentours, poursuivre vers Seleuca et Asia, ou bien tenter de rejoindre les Gardians par voie maritime. Cette deuxième possibilité est à la fois effrayante et enthousiasmante dans ses possibilités. Nous verrons bien.

On quitte donc Nâh par le Gué du Djebel. Objectif : rejoindre la Barrière, retrouver l'ancienne Halte et la reconstruire, puis partir sur Jéru par le Désert des Fleuves, en longeant le Chaudron des Enfers. Rien de notable sur le chemin, à part une rencontre avec une communauté d'Adaptés confirmant les informations reçues sur Istan et Nople. Ah, et ils ont une religions hérétique, vénérant la Mère des Sources, ou quelque chose du genre, en plus de Solaar. En soit, ce n'est pas si grave, car vivant en régions arides, l'eau est pour eux une ressource capitale. Mais ils ne doivent pas placer cette divinité au-dessus de Solaar. Il y a un vrai travail à faire donc, la perte de Foi en Solaar étant un chemin vers l'Obscur, auxquels ils sont particulièrement exposés.

Nous rejoignons donc l'ancienne Halte. Pour encourager les nouveaux, je me suis nourris et abreuvé sur le milieu pendant ce trajet. Sur la Halte, nous prenons le temps d'assurer la confiance et les liens du groupe avec Réséda et Rudmila. On trouve une source plus au nord, aussi nous la décalons à cet emplacement, plus efficace. Egalement, cela en fait une base efficace pour explorer des ruines de l'Avant, qui nous fournira des briques en quantité, un bon point de départ pour un mur d'enceinte à la nouvelle Halte de la Source.
Comme, de plus, elle est située à proximité du Chaudron des Enfers, nous envisageons d'aller chercher un promontoire rocheux convenable pour y construire un ponton, d'où des barques pourraient partir, rejoignant ainsi rapidement Phénice par capotage.

Une telle structure est trouvée. Pas parfaite, mais suffisante. Je me réjouis des nouvelles possibilités de lien ainsi offertes, même si je ne les verrai pas, la construction définitive étant laissée à l'équipe qui arrivera peu avant notre départ.
Ces expéditions nous confronterons au Bouches des marais. Réséda et Rudmila auront failli y rester, mais s'en tireront sans trop de dommage, heureusement. J'ai l'impression que ces choses ne laissent que deux opportunités : mort ou rien de sérieux. Ce qui, en un sens, est plutôt positif. Elles sont en revanche particulièrement difficiles à repérer.

Egalement, nous rencontrons des Saules Gris, ce qui est nettement plus pernicieux. Ces arbres attrapent les créatures alentours et les brûlent d'un venin/suc digestif mortel. Nous sommes quelques uns à se ranger à l'idée qu'il pourraient être intéressant d'en planter ou contrôler leur développement pour en faire une muraille de notre Halte. Avec milles précautions, nous approchons de l'un d'eux et tentons de trouver comment le déplacer ou récolter un bourgeon/bouture. Peine perdue, il réussira à attraper Djibril, notre nouveau Préserveur, qui périra peu après des suites de ses blessures.
C'est un certain choc pour moi. Un nouvel arrivant, enthousiaste, peut-être trop. Peut-être un peu trop confiant en lui, ou en moi. Oui, l'Obscur prend sa dîme chez les Marcheurs, c'est un fait indéniable. Mais je ne peux m'empêcher de me sentir un peu responsable de celle-ci. Peut-être faut-il que je tempère un peu les méthodes de mon maître, ancrées dans la sécurité des Stallites...


La seconde équipe vient faire la jonction, nous repartons quelques temps après, pour finaliser ce que nous appellerons la Halte de la Source. L'une d'entre elles, Nora, viendra remplacer le rôle de Djibril. Pendant la traversée des montagnes, nous faisons le plein de rations. Avec succès, nous engrangeons de quoi subvenir à nos besoins plusieurs jours. Les Ratz de Viren/Jeros servent d'appâts et nourriture. Les bases d'une prochaine Halte sont plantées à la sortie de la Barrière. On s'engage dans le Désert des Fleuves.

La première partie est plutôt tranquille, nous rejoignons l'Oasis de l'Hebr sans danger ou incident notable. Nous refaisons nos stocks. Jeros/Viren se dit qu'il suivrait bien les traces d'un animal qu'il n'a jamais vu, pour augmenter nos connaissances de l'Obscur.

Et à partir de là, tout s'est emballé. Jeros/Viren se fait attaquer par l'animal en question, un fouisseur dont il ne verra que le museau et les dents dans sa cuisse. Viren et Clétus le mettent à l'abri sur un rocher. Ameuté par un Incandescent, je les rejoins. Je prends en charge Jéros/Viren, lui administrant un somnifère car il hurle et s'agite, perdant son sang. Nous le ramenons au camp.
Un bruit d'eau se fait entendre. L'Oasis est un oued, qui va se remplir subitement.
Branle-bas de combat, il faut tout ranger en un temps record. Réséda fait montre d'une réactivité incroyable.

Sur le départ, Vlad et moi restons en arrière, et nous faisons emporter par une lame d'eau haute comme trois hommes. Je parviens à rester en surface par miracle, mais avale des litres d'eau malgré tout. Vlad sera récupéré par Jéros/Viren rapidement. Il me faudra attendre que Clétus me sorte, car l'eau m'aura porté plus loin. Il parviendra à sortir une partie de l'eau de mes poumons, mais la brûlure qu'elle a causé et les dommages prendront du temps à se résorber.

Je découvre alors une scène apocalyptique. Un crocodile en furie a attaqué le convoi. Les chameaux sont rattrapés de justesse par Clétus. Réséda tente de rattraper tout cela et, apparemment, a fait preuve d'une efficacité et d'une autorité surprenante, secondée par une Bettina non moins efficiente. Ca m'ennuie d'avoir manqué ce moment d'anthologie, Réséda étant quelqu'un de plutôt réservé en général. Ceci a apparemment permis de sauver l'essentiel des meubles et de redresser les choses. Après une lutte acharnée, l'animal est tué. Mais il emporte avec lui la jambe d'Ingegerd et la main de Nora. Avec Jéros/Viren dans les choux, c'est une opération d'urgence pour sauver notre Soigneuse restante. Viren/Jeros s'en sort plutôt bien, elle devrait survivre. Mais la Marche, c'est fini pour elle. Enfin, déjà il faudra qu'elle se réveille de son coma. Nora aura un moignon propre. Jeros/Viren devrait pouvoir remarcher après un moment de convalescence, si cela ne s'infecte pas. On notera que Valentin a fait un assistant-soigneur pour le moins efficace. Toujours important à savoir.

C'est avec une certaine distance que je raconte ce passage n'y ayant pas pris part, ou de loin. Apparemment, pendant toutes ces opérations, j'ai oscillé entre le stoïcisme hébété et vomir l'eau ingurgitée. Lorsque je reprends vraiment conscience, tout est déjà passé, et ce ne sont que des bribes d'images qui me reviennent, sur lesquelles je dois recoller les explications décousues de mes compagnons.
Car la confusion était totale. L'escalade de la catastrophe incroyablement rapide. Personne n'a compris grand chose, heureusement qu'il y a eut de bonnes réactions instinctives. Si les dégâts sont considérables et la suite des événements sans doute problématiques, il n'y a heureusement pas de mort ni de grosses pertes matérielles. Pour le moment. On n'est pas passé loin de la débâcle là, et ce en quelques minutes à peine. Et rien ne nous dit que la situation plutôt périlleuse actuelle ne va pas nous y mener si nous la gérons avec un tout petit pas de travers.

Au fond de moi, je me demande si ce n'est pas cette fameuse Mère des Sources qui n'apprécie pas notre intrusion. Peut-être un moyen de l'apaiser ou de faire accepter pacifiquement notre passage sur ses terres doit-il être trouvé...Nous aurions dû en parler avec les Adaptés....

Notre expérience nous a sauvé, certainement. Devant le désastre matériel mais pas humain, nous avons gardé notre cohésion, rassemblé ce qui était utilisable et monté un camp de fortune, le temps de se remettre des émotions. Et aussi pour donner aux blessés le temps de récupérer suffisamment pour reprendre la marche. Notamment à notre nouvelle recrue qui, comme cadeau de bienvenue, a perdu sa main. On lui a certes construit une prothèse, mais rien ne remplace vraiment le membre d'origine que Solaar nous donne. Une petite semaine nous suffit.

Un événement étrange troubla le repos. Des cris d'appel à l'aide dans la nuit. Personne ne crie dans l'Obscur. On prit le parti de s'approcher avec prudence de l'individu qui appelait, en titubant. Humain d'apparence. Si c'était une vraie alerte, nous ne pouvions pas l'abandonner. Sinon, il fallait se méfier et éviter qu'il ne s'approche trop de nous. Les faits furent sans appel : il attaqua lorsqu'on fut près. Comme nous étions préparés, il fut proprement démembré sans causer de dommages.

Avec Réséda, on l'ajouta à notre carnet de route, sans lui donner de nom. Le fait étrange, c'est que tout le monde l'avait vu humain, alors qu'aux descriptions qui me furent fait, il n'avait clairement pas une apparence vraiment humaine. Encore un étrange mirage de l'Obscur, mais pour le coup, pas des plus dangereux si on l'aborde prudemment.

Sur la route, nous rencontrons une nouvelle tribu d'Adaptés amicaux, qui nous offrent le gîte. Ce qui nous permet aussi de refaire notre stock de provisions dans une certaine mesure. Au passage, nous leur parlons de cette aventure avec un Monstre humanoïde. Etrangement, ils reconnaissent la méthode d'un Monstre connu mais rare. Et surtout, qui n'essaie pas de se faire passer pour humain habituellement...

Je profite de ces instants pour me renseigner sur cette Mère des Sources et des méthodes pour s'éviter ses colères. Au pire, ça ne fait pas de mal. Je découvre une religion très étrange, où les humains et la terre sont le fruit de l'union entre Solaar et cette Mère des Sources et où tous les événements climatiques et aquatiques sont une interprétation de leurs relations et échanges. Ils mettent les deux au même niveau de divinité, ce qui n'est pas conforme à la Vérité, bien entendu. Toutefois, je prends note de leurs conseils et méthode et résous de les appliquer pour éviter de nouveaux déboires à mes compagnons avec cette entité supérieure.

Les nouvelles de l'Est et du Nord ne sont pas phénoménales mais pas dramatiques pour autant. Jéru est accessible, c'est l'essentiel, aussi nous reprenons la route dans cette voie. Voie qui passe par une zone montagneuse, qui nous permet, dans ces dernières pentes, d'observer le Stallite de Jéru, à quelques jours de marche.

Une Halte en pleine vue du Stallite aurait été parfaite, malheureusement les conditions et le terrain ne s'y prêtaient pas. On installe donc un embryon de Halte en contrebas, dans une zone abritée et proche de poches de nourriture. De cette Halte, on indique le chemin vers le point de vue, car ce type de vision réchauffe toujours le cœur du Marcheur, il faut profiter de chaque occasion de les voir.

Heureusement toutefois que nous arrivons, à Jéru sous peu car nous n'allions pas tarder à manquer de Rueg...Les champignons et la viande, nous en avons trouvé en quantité. Mais le Rueg, fort peu, les réserves ont profondément diminué.

Nous marchons donc sur Jéru, première grande étape de notre épopée vers Asia, ou la mer. Ou les deux. Je sens que notre Fraternité a trouvé un nouvel équilibre, malgré les changements dans sa composition, et suis plutôt confiant pour la suite. Quand le cœur y est, les obstacles s'abaissent devant nous, grâce soit rendue à Solaar.

L'accueil à Jéru est assez inhabituel. On nous mets en quarantaine, ce qui est normal, mais personne ne viendra s'occuper de nous avant le lendemain. L'inspection n'a rien d'anormal cependant.
Nous découvrons en fait un Stallite qui, non seulement est relativement modeste par sa taille, mais ne parvient pas à dégager des ressources humaines suffisantes pour gérer de façon permanente la Marche et les explorations, l'entretien, bref, le quotidien de l'Obscur.

Cela ne les empêche pas d'être intéressés, fascinés par les récits de nos voyages. On me demande plusieurs fois par jour de les raconter, les gens les rapportent entre eux, à leurs enfants...avec les déformations d'usage. Très vite, il semble que la Fraternité des Chemins de Lumière soit rentrée dans le folklore local. Difficile, pour l'instant, de dire si c'est un bien ou un mal.

Pendant notre période sur place, nous décidons de nous rendre utile en explorant pour eux les alentours à la recherche de métal dans les ruines. Car c'est justement ce qui leur manque...
Le repérage nous permet de faire venir déjà un minimum de poutres métalliques. Viren/Jeros, Clétus et d'autres mettent en place plusieurs fouilles et équipes.

Personnellement, après la première expédition, qui m'aura permis de ramener un alphabet de l'Avant, je préfère rester m'imprégner de la culture locale. Et surtout, voir comment préparer la ville à l'arrivée de nouvelles personnes étrangères, qui viendront les aider pour le métal. Car ceux qui nous suivent arriveront vite, avec pour objectif de combler les besoins de la ville.

A Jéru, les Castes sont organisées en familles très peu perméables. Aussi si l'on naît dans une famille de Bâtisseurs spécialisé dans le verre, on sera Bâtisseur de verre. Qu'importent nos inclinaisons naturelles. Il faut vraiment être très mauvais pour être "marié" donc transféré dans une autre famille/corps de métier. Si cela est nécessaire pour la consanguinité et donc organisé/ordonné par les Prôneurs, ce n'est jamais facile et bien vu.
Cela donne en fait quelque chose de très peu efficace niveau travail, vu que la majorité des travailleurs ne sont pas là où ils seraient le mieux. Cela explique aussi en grande partie pourquoi ils sont tous débordés et n'ont aucun moyen d'assurer une caste régulière de Marcheurs.

Les Prôneurs, et notamment une certaine Ieonac, ont assez conscience de ce problème. Surtout Ieonac, qui met vraiment des mots sur les concepts, la logique de fonctionnement de Jéru, ses impasses et problèmes. Nous passerons de longues soirées à analyser la situation, elle m'aidera à comprendre les choses et m'expliquera pourquoi les leviers à lever sont viables ou non. Elle n'a pour l'instant que peu d'influence, toutefois, sa clairvoyance devrait lui permettre de monter rapidement en grade. par ailleurs, j'ai beaucoup parlé d'elle et indiqué aux Prôneurs responsables avec qui j'ai échafaudé les plans d'accueil l'importance qu'elle a eut dans ma réflexion. Si tout marche, cela devrait l'aider à gagner rapidement du galon.

Donc, avec les Prôneurs, nous avons prévu que les arrivants seraient accueillis par groupes limités afin d'être facilement absorbés dans la population. Ils voyageraient quelques temps entre différentes familles pour voir où ils seraient le mieux (sauf les Marcheurs) avant de se fixer là où cela se passe le mieux.
La démarche est longue, prendra des années voire des générations, mais c'est à cette échelle que les Prôneurs réfléchissent. Aussi, cela semble viable, ajustable au fil de l'eau, et dans une approche "résolution de problèmes" plutôt qu'"imposition de faits" pour les gens. Donc, à priori pas mal.

Nous avons pu constater la rigidité morale de ces gens pour le remplacement d'Ingegerd. Avec sa jambe en moins, elle doit rester là, pour exercer. 1 pour 1, quelqu'un de Jéru la remplace. Cet homme n'a pas un seul instant voulu sortir ne serait-ce que 3 heures pour être testé dans l'Obscur, s'habituer un minimum. Il s'est concentré uniquement sur la formation d'Ingegerd pour son poste. Et ce, quelle qu'ait été la durée de notre séjour, nous avons bien que même 3 ans sur place n'auraient pas suffit à ces yeux à tout lui transmettre... Tout au plus a-t-il accepté qu'on lui parle, enseigne la théorie par le discours ou les livres. Enfin...il avait bien fait quelques sorties obligatoires pour l'approvisionnement en eau de Jéru, mais bon...je prie Solaar qu'il s'adapte vite.
Cela donne une idée de la complexité d'accueillir toute une nouvelle population et caste à Jéru...

Parlant de prier Solaar, ils ont ici accolé Solaar à la Mère des Sources, mais pas de la même façon que les Adaptés. Ils ne lui reconnaissent pas l'égalité avec Solaar, bien qu'un statu divin également. Je pars avec des protections, charmes et rituels pour attirer ses faveurs à notre Fraternité.

Nous prendrons le chemin long mais sûr pour la Cité des Ponts. Nous envisageons au passage de l'améliorer pour qu'il rattrappe quasiment en vitesse l'autre, plus risqué, afin de mettre dans le vent d'éventuels concurrents partis après nous. Au reste, ce chemin nous fait passer par un autre Stalite, Séléuca. Et la Fraternité souhaite aussi se faire connaître partout, étendre son réseau comme une toile de Lumière contre l'Obscur externe ou interne...

La route n'est plus très bien tracée, depuis le temps qu'elle est fermée. Cela nous donne une avance confortable sur d'éventuels concurrents. D'autant que, grâce à l'excellence de notre équipe, nous arrivons à couper droit, en nous écartant un peu du Fleuve Blanc, pour avancer plus efficacement.
Le fait de marcher dans des Chaos plutôt que des Déserts est nouveau pour nous. Ce n'est pas un milieu que la Fraternité maîtrise aussi bien. L'expérience et la solidarité nous permettent de progresser malgré la fatigue et d'éviter les éboulements et autres roches dérobées.

Au bout de quelques jours dans le Chaos, on se rend compte de quelque chose qui cloche. Certains sont comme désorientés, fréquemment. Perdus. D'autres dévient carrément de la route vers l'ouest. Tous, on sent comme une attirance, une poussée dans cette direction. Ca n'est guère rassurant de prime abord.
D'aucuns pensent qu'il s'agit d'une ruse de l'Obscur. Réséda et moi-même, qui avons eu accès à plus d'informations fiables de part notre positions estimons, par deux biais différents, que cela pourrait être une manifestation de Solaar. Quelque chose comme un Stallite ou approchant...

Voilà qui demande réflexion. La Fraternité, après discussion, voit trois options : aller voir ce qu'il en est coûte que coûte, décamper promptement, ou un entre-deux pour s'approcher, étudier et décider au fur et à mesure. En tout car, hors de question de se séparer.
Réséda pense qu'il faut foncer. Pour ma part, même si j'ai foi en Solaar, la dernière excursion dont j'ai eu l'idée vers les saules gris ayant coûté la vie d'un des nôtres, je préfère la troisième solution. Seul, j'irais droit au but, car il s'agit de Solaar. En groupe, je pense désormais qu'il vaut mieux aller lentement dans la lumière mais tous que rapidement et d'en perdre en chemin car ils en seraient aveuglés.

La Fraternité décide d'aller jusqu'à bout. Cela m'emplit de fierté. Nous progressons donc vers l'ouest. Au fil des jours, une certaine gaieté nous envahit, nous nous sentons comme dans une agréable ivresse. Ceux qui étaient désorientés sont même totalement en transe. On se laisse tranquillement guider par cette main qui nous tire vers l'ouest.
D'aucuns, cependant, cherchent à résister. Ils craignent de perdre leur libre-arbitre, d'être manipulés ou que sais-je. Nora, la nouvelle Nâhienne surtout. Elle donne un psychothrope à chacun, et un autre remède de sa composition aux blessés.

Les effets sont intéressants, bien que je n'ai pas tout compris, absorbé dans la mélopée lumineuse. Quoiqu'il en soit, nous avons tous désormais conscience de cette force qui nous pousse, tandis qu'auparavant elle agissait aux limites de notre esprit. Et les blessés n'ont, pour ainsi dire, plus rien...enfin, aucune douleur. Découverte fort intéressante donc, que nous notons avant de décider s'il faut, oui ou non, aller plus avant.

Car c'est clair, quelque chose joue avec nos esprits pour aller vers l'ouest. Quelque chose d'agréable, de doux, qui nous rend de bonne humeur et nous fait remémorer des moments agréables. On se rend compte aussi que nous n'avons pas mangé depuis des jours, mais n'en sentons ni les besoins ni les malaises d'une carence ni l'envie...c'est étrange, mais pas désagréable. Les sensations que je ressens, et que les autres me partagent, sont assez similaires avec celles que l'historiographie des êtres Bénis par Solaar nous apprend qu'ils pouvaient ressentir. Enfin, c'est un parallèle qui semble plausible, en comparant avec les récit des Phéniciens sur Phénix et surtout Zulur Lance d'Or des Stallites-Fleurs. Pour voir, je tente de briser un caillou à mains nues. Je me fais mal, mais n'écope d'une fracture, brisure ou même ecchymose. C'est assez rassurant, et plutôt bon signe quand à la nature de ce qui nous appelle. Si effectivement Solaar nous appelle, nous n'avons rien à craindre. Les plus vindicatifs, Clétus et Viren/Jéros, s'accrochent à cette idée d'un monstre de l'obscur. Les autres, plus rationnels, rappellent qu'un monstre, même déguisé, ne joue pas sur le plaisir. Donc, nous continuons.

On se met à rêver d'événements d'un passé lointain, le nôtre, on le revit dans notre journée même. Des moments dont nous ne devrions avoir aucun souvenir, des moments de notre petite enfance. Et toujours agréables. Cela m'évoque un peu le Fleuve des Ames, mais en moins dérangeant. Autant dire que le voyage se passe bien, car d'autres souvenirs nous accompagnent pendant l'éveil.
Pendant ces périodes, on se trouve tous une petite routine, comptine ou gestuelle à répéter pour garder l'esprit conscient devant la chose qui nous attire.
Je le fais également. J'ai confiance dans la bonté de la chose, d'autant qu'elle se laisse dompter aisément, ce qui ne serait pas le cas avec l'Obscur je pense. Mais d'autres êtres peuvent croiser notre route par inadvertance...

Au bout de plusieurs jours sous la roche des Chaos, nous débouchons sur une grande pleine dominée d'une gigantesque monolithe lumineux. Oui, lumineux, d'une lumière qu'il produit et dont il abreuve des plantes étranges poussant autour de nous. Avant que nous ne puissions réagir, Viren/Jeros en a déjà brûlé une partie, dans sa méfiance excessive. Il faut vraiment lui appendre, et à son frère, que la lumière ne peut que être bénéfique.

En fait, les trois Rokéens sont de cette trempe bien trop éloignée de la lumière. Ils se disent "terre à terre" ou "rationnels", il me semble plutôt qu'ils ont quelques peu perdu la Foi. Quand on en vient à détruire un être vivant hors de l'Obscur par réflexe, c'est de la paranoïa, pas être rationnel. Réséda et moi devrons les aider à recevoir la lumière.

Tout ce bloc de pierre donc, dégage une douce clareté. Un éclairage qui ne vient pas du ciel, ni du sol, mais de partout. Il n'y a là aucune ombre. C'est...sublime. Je serais volontiers resté à contempler la chose sans l'agressivité de Viren/Jéros, ni l'impression qu'au loin, dans les conduits et anfractuosités du caillou gigantesque, des gens nous observaient.

Et oui, des gens. Les Lumineux qu'ils s'appellent. Et le monolithe, le Mesa. Ils nous regardent et nous saluent, curieux et distants. Ils semblent tous heureux, détachés et en excellente santé. Nous n'avons pas juste découvert un Stallite, nous avons foulé une terre bénie de Solaar, plus bénie que n'importe quelle autre. Ce n'est pas qu'il vient la toucher depuis le ciel, tendant ses rayons infinis, non, il jaillit en elle, il la recouvre et la tapisse, l'auréole. C'est merveilleux, une terre sans ombre.

Les Lumineux et nous tentons de nous comprendre, d'échanger. Mais ils sont...totalement différents de nous, malgré l'aspect et le langage humain. Ils vivent facilement deux à trois fois notre espérance de vie. N'ont pas besoin de manger et ne le font que pour honorer les morts végétaux, animaux ou humains. N'ont pas de maladie. N'ont pas à se protéger des Monstres, qui brûlent bien avant de s'approcher de leurs habitations. N'ont pas la moindre once d'agressivité, de méchanceté, de méfiance, de peur...envers autrui. Ils vivent dans la pleine confiance de l'autre et de la vie, leur seule douleur étant celles venant de blessures occasionnelles pendant des travaux quotidiens.
Ils sont comme possédés par Solaar, dans son aspect le plus bienfaisant et pacifiste, tout en étant éloignés de nous.

Car nous peinons réellement à les comprendre. Viren/Jéros tente de leur faire comprendre ce qu'est la violence par un argument disons, percutant. Ils ne voit pas l'intérêt, la raison pour laquelle quelqu'un ferait cela à autrui. Ils trouvent même plutôt cela drôle, et s'amusent à refaire les gestes en pantomime comique.
Cela ne donne pas une bonne espérance de survie à ceux qui, parmi les Lumineux sont apparemment partis dans l'Obscur contacter d'autres humains. Normal que personne n'ai entendu parlé d'eux.

De leur côté, ils nous questionnent sur des domaines émotionnels, rationnels ou philosophiques voire esthétiques (car ils ont un art, mais étrangement naif) qui nous apparaissent ou complètement abscons ou totalement hors de notre portée. Ils vivent dans l'insouciance la plus totale et n'ont donc que l'opportunité de s'élever. C'est étrange, cet aspect à la fois individualiste et communautaire qui ressort de tout cela...

Mais je m'égare, car l'essentiel et là : Solaar est ici, dans cette pierre, autour d'elle, partout, en tout. Mes compagnons, je les regarde, ne sentent plus la faim et, déjà, leur agressivité native semble s'amoindrir. Certains écrits religieux nous disent que ce n'est pas l'Obscur qui a jaillit et recouvert le monde, mais bien les Hommes qui, en se livrant à leurs vices, ont chassé Solaar de la planète, la livrant à l'Obscur pendant qu'il tente de revenir. Un tel lieu me fait clairement pencher pour cette théorie : l'Obscur, comme Solaar, sont issu du cœur des Hommes. Pour faire revenir Solaar, on doit d'abord chasser l'Obscur de l'âme humaine. Lourde, très lourde tâche. Ils faudra déjà commencer par les Rokéens....si je ne le puis pas avec eux, que je côtoie nuit et jour, je ne le pourrai avec personne.

Parlant de la nuit, après avec laissé en suspens la décision de si nous devons signaler ce Stallite et les Lumineux ou pas, nous faisons des rêves de plus étranges. D'abord, nous errons dans une sorte de rêve commun, une conscience collective avec les autres habitants du Stallite souterrain. Je ne vois pas trop comment le décrire autrement que comme ça, l'esprit ensommeillé est partagé... Puis, d'autres choses prennent forme. Des combats titanesques entre la lumière et les ténèbres, sur notre monde. Peut-être, les moments qui ont amenés la destruction de l'Avent et l'avènement de maintenant. Des choses impensables qui fusent dans le ciel étrangement bleu, des nappes de lumière liquide happées par des ombre solides. Et au milieu, un immense géant qu'on dirait composé des visages de tous mes compagnons, qui me tend la main. On entend derrière la phrase que tous sur Sombreterre ont entendue au moins une fois : Triell'a hashliel Kuur-Ra, estolil keriniel vaaldel karell'a. Et il virent arriver la Lune Noire, et ils surent que le monde était en péril. Sauf qu'elle est hurlée par des millions de voix qui la scandent en un chœur mû par la peur la plus viscérale.
Je monte dans la main du géant qui m'appelle...

Le réveil est assez étrange. Pendant la nuit, les nuits que nous passons au Stallite du Mesa, nous touchons à la pensée et aux souvenirs des membres éloignés de notre Fraternité. Nous sommes assez perturbés par tout cela, et assez sombres, au fond, en pensant au destin funeste qui attend le Stallite si des personnes moins bien intentionnées arrivent.
Un jeune Lumineux souhaite nous accompagner. Courage à lui.

La décision est prise de ne pas mentionner cette étape sur le chemin, de l'éviter, pour le protéger. Par prudence, nous laissons également sur place des moyens pour, peut-être, leur permettre de survivre en cas de problème. Certains les entraînent au combat, je rédige un traité de survie en cas d'agression, des principes simples et applicables, pour la fuite. Je serai aidé par Réséda, entre autres.

Comme c'est en pleine santé que nous quittons la Mesa, nous progressons très vite vers Seleucca. Sans doute même, qu'on rattrape le "temps perdu" dans le Stallite. L'accueil est normal. On s'intéresse plus particulièrement au but de notre Fraternité et au sens de notre présence.

Nous avons tôt fait de convaincre les dirigeants qu'ils ont tout intérêt à nous aider à faire en sorte que la route la plus sûre entre Jéru et la Cité des Ponts, passant par Séléuca, devienne également la plus rapide. On nous suggère alors d'aider à ouvrir une route fluviale, en remontant le fleuve arrivant à Séléuca, puis en prenant un autre fleuve descendant vers la Cité des Ponts.
La mer et les bateaux m'ayant toujours assez fasciné depuis mes voyages dans les Guardians, la perspective de remettre le pied sur l'une de ces embarcations m'enchante. Mes camarades ont tôt fait de tempérer mes ardeurs, dans lesquelles je voyais déjà un canal entre les deux cours d'eau... mais c'est une idée à garder pour l'avenir.

A Séléuca, nous remplissons également les coffres de la Fraternité, grâce à une mise à disposition pour copie de notre carte de Solaria et de notre bestiaire de l'Obscur (enrichi des connaissances locales). Un système de paiement réduit pour mises à jour futures est également évoqué, cela pourra faire des rentrées régulières par la suite. Nous avons également plusieurs reliques et autres denrées utiles à revendre. En règle générale, les profits des trouvailles personnelles sont réparties à 50% entre la fraternité et le possesseur initial. Par ailleurs, nous recrutons un Défenseur supplémentaire, toujours utile : Hack.

J'aide beaucoup aux tractations commerciales. Tous, nous nous essayons également à la navigation fluviale, sur les embarcations locales. Elles n'ont certes pas la qualité de celles des Guardians, mais ont quelques idées intéressantes. Je profite de ces occasions pour semer les graines d'une amélioration de ces coques flottantes. Toutes nos actions permettent de nouer des contacts dans le Stallite et d'y laisser notre marque, ce qui est bon pour nous.

Nous finissons par reprendre la route et, autant le dire de suite, la partie fluviale est très agréable. Rapide, assez sûre (grâce également à la vitesse), calme. Nous savons que ce n'est pas toujours comme cela, notamment en mer, mais malgré tout, ce mode de voyage est plus efficace que la marche.

C'est donc une fois le pied remis à terre que les ennuis vont commencer. Rien de grave à la base, quelques intempéries, des risques évités ou qu'on surmonte en s'aidant. Juste ce qu'il faut pour garder la cohésion du groupe. Et de quoi s'habituer à un nouveau terrain, la montagne, que nous avions peu fréquenté à part le Hoggar, brièvement.

Jusqu'à ce qu'un matin, on repère un grand prédateur, le sommet de la chaîne alimentaire locale, un Uncia. Un albinos, de surcroît, donc intelligent, voire vicieux. Nous nous mettons en formation pour recevoir son assaut, je me tiens à l'arrière et entame des cantiques guerriers pour galvaniser les troupes.

A notre grande surprise, arrivé et arrêté à notre première ligne, l'animal bondit par-dessus nos Défenseurs et se jette littéralement sur moi. Je me défend tant bien que mal et protège les parties les plus vitales, mais ne suis de toutes façons pas de taille face à ce monstre. Le temps que mes camarades viennent me secourir, je suis déjà à terre.

Avant de sombrer dans l'inconscience, ma dernière pensée va pour Najoua et Dan, les deux autres sur qui il s'est concentré après moi. Etonnant quand même, que de tout le groupe, ce soit les plus fervents dévots de Solaar qu'il ait ciblé...

Après un combat bref mais intense, l’Uncia albinos est éliminé, la Fraternité se réfugie dans une grotte dans les montagnes. Pour s’occuper des blessés. Viren/Jéros se fâche avec le reste du groupe, car il souhaitait capturer l’Uncia, persuadé qu’il était de pouvoir le dompter. L’altercation se soldera par une décision, pour lui, de quitter le groupe et de monter une halte dans le renfoncement où nous sommes abrités. Il prend quand même soin des blessés, preuve que les liens qui nous unissent dépassent nos désaccords de méthodes.

A peine le groupe apaisé, un hurlement déchirant la chair comme les os retenti. Beaucoup se recroquevillent de peur, glacés, tentant de trouver un abri sous une maigre étoffe posée là. A nouveau, le cri surnaturel. Tremblements, pleurs. La chose se rapproche. Le prochain vient directement de l’entrée de la grotte. Le Hurlant qui nous assaille porte bien son nom. Les Gardiens du feu, Viren/Jéros, Réséda et quelques autres qui ont surmonté l’effroi réceptionnent la bête tant bien que mal. Le combat est court mais particulièrement brutal. Les cris et chocs me feront ouvrir les yeux, reprenant vaguement conscience, mais je suis trop faible pour prendre pleinement la mesure de la situation. Le Monstre ne frappera qu’une fois, mais arrachera totalement le bras de Viren/Jéros, manquant le tuer de quelques centimètres. Nérys brisera complètement sa main contre la créature, abandonnée dans une folie meurtrière inefficace. Heureusement, elle est moins forte qu’effrayante et, le surnombre aidant, avec la grâce de Solaar, la Fraternité en viendra à bout.

Les autres blessures sont plutôt minimes. Viren/Jeros sauvera son frère de justesse, mais il restera manchot. Triste sort, surtout pour un Gardien du Feu. Ne se sentant plus utile avec nous, il décide de rester là avec son frère, pour monter la halte après notre départ. Nerys aura perdu sa main. Grâce à Solaar, elle est résolue et surmonte l’épreuve, moralement. Elle restera avec les deux frères à présent, pour gérer la nouvelle halte, qui portera le nom de Halte des Frères, en référence aux jumeaux et aux deux sources du fleuve, qui jaillissent non loin.

A peine les plaies pansées qu’une nouvelle source de frayeur se présente à l’entrée de notre grotte. De taille plus humaine celle-là. Un guerrier, usé par le désert et la solitude, à l’équipement en fin de vie. Mais en bonne santé mentale comme physique. Passée la première impression, c’est donc une pauvre âme errante, qui cherche la compagnie de ses semblables. Un allié potentiel donc. Io, de Katar, est rescapé de la Croisade de la Ville-Mouvement, lancée par Phénice sur Istan et Nople. Les récits de ses aventures sont complètement hallucinés par contre, et n’étaient les affirmations et confirmations de Viren et Jéros, ayant quitté Istan peu avant sa chute, nous n’en croirions pas un mot. De fait, même pour nous, cela semble un peu exagéré. Pour n’importe qui d’autre, cela passera pour de la pure affabulation. Mais Io est un fervent fidèle de Solaar, aussi il ne saurai mentir aussi ouvertement.

De fait, il se joindra à moi dans mes prières quotidiennes, pendant la récupération et les premiers travaux de la halte, et demandera souvent une bénédiction. Une recrue de choix. Dan et lui sont forts de corps et d’âme, de bons piliers pour la Fraternité. Pendant que nous attendons la vague de nos suivants en pansant nos plaies, je commence petit à petit à travailler sur une évolution des méthodes de combat de la Lumière Céleste, se basant sur Solaar et ce que nous a appris notre passage à la Mesa : oublier l’agressivité, être intouchable et punitif mais sans rancœur en cas d’échec dans la défense, frapper peu mais juste, pour mettre fin au combat en une seule fois. Le corps telle une balle de flammes, insaisissable et brûlante, les membres comme des rayons, droits et imparables. L’âme en paix, inondant le monde d’une lumière salvatrice. Un long chemin, mais je crois sincèrement que chasser l’Obscur du cœur des Hommes passera par une approche apaisée du combat, afin de ne pas semer de nouvelles graines d’Obscur à chaque différent, chaque épreuve, chaque rencontre avec un prédateur ou un Monstre.

Quand les suivants nous rejoignent, nous passons quelques jours pour échanger avec eux, et repartons, les bases de la halte posées, avec deux nouvelles recrues pour remplacer Viren/Jeros et Nerys: Exit, un Adapté de Capadocce, qui se définit comme Cultivateur; les nuances avec le rôle de Nourrisseur ne nous sont pas très très claires pour le moment, avouons-le. Plus Fran, une Soigneuse Séléucide. Deux guérisseurs, ce n'est pas de trop. Et Io, bien sûr. Peu après, nous rejoignons le fleuve. Plus qu’à le descendre, ce qui est assez tranquille, tout compte fait. La route est droite, nous allons précautionneusement, les dangers principaux sont évités. Au bout d’une semaine, nous passons à proximité d’une halte qui nous avait été indiquée, nommée Halte du Désert.

Nous faisons un détour pour la prévenir de notre projet de route fluviale. Fuamna et sa famille sont d’abord assez surpris, inquiets de perdre leur gagne-pain alors que la route vient tout juste de rouvrir avec nous. Mais bien vite, la matriarche prend la mesure de notre entreprise et du bien qu’elle apporte sur le monde. Tous sont finalement emballés et nous rejoignent bien volontiers. Les premiers travaux de déplacement de la halte vers le fleuve sont lancés, elle sera renommée Halte du Fleuve. L’ancienne halte sera convertie, sur suggestion de Gorn, en lazaret. J’aime quand la Fraternité sème derrière elle des graines d’ordre et d’unité, comme un filet de lumière dans la tache de l’Obscur sur le monde. Un jour, la toile sera si dense que l’Obscur s’évaporera sous sa pression…

On ne s’attarde pas cependant, car la route n’est pas finie vers la Cité des Ponts. Encore au moins deux semaines de marche, et il faut déblayer un minimum le trajet qui n’est plus usité depuis longtemps.

A un moment, nous passons devant une ruine sur le fleuve. Un bâtiment au toit encore en état, avec de la lumière au dernier étage et une barque amarrée à un ponton de fortune en bas. Quelques uns d’entre nous, ceux issus de Sparta ou déjà familiarisés avec l’eau et en état de santé convenable, plongent dans les eaux inconnues et vont chercher l’embarcation. Je prends le temps de les bénir, que leur voyage se passe sans encombre.

Aucun soucis, en deux voyages nous rentrons tous dans la bâtisse, enfin, sauf ceux restés surveiller les biens volumineux. Au sommet, nous y rencontrons un Adapté, seul, unique rescapé de sa tribu récemment attaquée. Il s’est réfugié ici depuis deux jours environ. L’endroit est calme, aménageable. Il pense y faire des cultures si possible, et sans doute de l’élevage de poissons. Il nous plaît bien, nous lui proposons de nous rejoindre et de bâtir une halte ici, qu’il pourrait gérer à sa guise. Cette condition d’autonomie le satisfaisant, il accepte. Nous prenons quelques jours pour l’aider à mettre les bases en place, lui apportant un peu de matériel et de forces vives, puisqu’il est seul et sans ressources. Les ruines alentours ne donnent rien de particulier, tout étant immergé et inaccessible. Il est possible d’aménager des cultures de rueg et champignons sur le toits et certaines salles, d’en transformer d’autres pour l’hébergement, les soins, la quarantaine… Bref, l’endroit est vraiment idéal.

Bon, il faudra faire un peu de ménage dans les salles inondées du fond, car elles sont habitées par des carnassiers de bonne taille et des charognards voraces, s’attaquant à tout être vivant blessé. On y passe quelques temps, pour cela et vérifier la stabilité du bâtiment, remonter ou descendre quelques éléments utiles ou de consolidation. Ce genre de manœuvre m’inquiétant particulièrement, je mets un point d’honneur à bénir mes compagnons prêts à descendre dans les eaux obscures, coupées de la lumières de Solaar.

On dira que c’est une chance si tout se passe bien, si aucune perte ou même simple blessé n’est à déplorer de ces expéditions. Mais je sens autre chose. Oui. Depuis quelques temps, je ressens une chaleur, une énergie inhabituelle, une sensation douce et puissante à la fois, lorsque je prononce mes bénédictions, qui baigne mes mains et passe sur ceux qui la reçoivent. Et, aux dires de plusieurs de mes compagnons, de leurs regards, de leurs impressions évoquées à demi-mots, eux aussi sentent quelque chose. Je crois que Solaar nous récompense d’être sur la bonne voie, et cela me comble de joie d’en être l’humble vecteur.

Depuis la nouvelle Halte Inondée, encore une semaine de marche et nous arrivons à la Cité des Ponts, porte d’Asia. Victoire, la route entre Solaria et Asia est désormais rouverte, par la Fraternité des Chemins de Lumière ! Nous sommes accueillis par des gardes émaciés, qui n’ont pas l’air d’avoir fait un seul repas correct depuis longtemps. Ils sont à la fois surpris et heureux de nous voir, le genre de joie qui annonce la perspective de la pitance à un ventre affamé. Etrange. La quarantaine est protocolaire, mais légère et plutôt singulière : on comprend vite que tout est payant. Ne serait-ce que l’entreposage de nos affaires le temps de s’assurer de notre pureté.
En fait de tout, c’est vraiment tout le Stallite où la moindre chose, même une simple information de direction, se monnaie. Nous finissons par comprendre, ou du moins se faire expliquer, toute une organisation à base de guildes verrouillant des secteurs d’activités et des zones précises de la Cité des Ponts, auxquelles il faut se référer pour toute affaire en lien avec leur spécialité attitrée dans leur zone dédiée. Et si elles n’ont pas de clients, comme c’était le cas pour celle gérant les arrivées par la route coupée, ses membres n’ont pas accès au nécessaire pour vivre, car ne gagnent aucune ressource.

Pour Io et moi, ce système est totalement aberrant : comment peut-on laisser ainsi les forces vives d’un Stallite mourir de faim à cause d’événements sur lesquelles elles n’ont aucune prise ? Comment peut-on considérer les lux comme le but et la garantie d’un contrat, voire de la vie, quand leur rôle n’est que de quantifier un troc de matières utiles, et que tout un chacun a, par sa nature, intérêt à la bonne marche de son Stallite donc à œuvrer de son mieux pour la communauté ? Par ailleurs, toute cette organisation est particulièrement lourde, et je suis persuadé que ceux qui en garantissent le fonctionnement sont dans une illusion qui se mord la queue : ils justifient leur existence par la nécessité de maintenir en place un système qui n’existe que parce qu’ils le maintiennent et génère le besoin de ces personnes pour l’entretenir. Autrement dit, si elles étaient réorientés vers des activités vraiment utiles, le reste suivrait naturellement vers quelque chose de plus cohérent.

Mais bon, il faudra, pour nous, s’adapter et se couler tant que faire se peu dans ce moule. Tenter un autre fonctionnement nous apparaît très vite voué à l’échec. Et monter sa propre guilde est une garantie de flop par manque de réseau et relations locales.
Aussi, nous nous incluons, trouvons des partenaires et nouons des alliances, négocions des prix et des exclusivités, afin de poursuivre notre entreprise. La Fraternité doit en effet décider de la suite de sa marche. Le groupe n’est plus très motivé pour continuer dans Asia et le traverser. D’autres groupes de la Fraternité derrière nous le pourront, mais tracer la route n’est plus le ciment de celui-ci.

Le débat est long : certains veulent partir sur la mer et les Guardians, d’autres retourner à la Faille, d’autres explorer des ruines. Au bout de plusieurs heures de discussion, nous parvenons à un point commun : notre visite à la Mesa nous a donné l’envie d’en savoir plus, de comprendre le monde d’avant l’Obscur et surtout ce qui a amené l’Obscur. Nous voulons savoir, pour le combattre et le chasser, ou au moins s’en prémunir. Nous savons que les gens de l’Avant vivaient près des côtes.

Aussi, la décision suivante est prise : nous allons faire un groupe qui ira par la mer, en longeant la côte, qui pourra aller vite et fouiller des ruines côtières, un groupe le suivant par la terre, pour le rapatriement en cas de soucis, les forces supplémentaires et les ressources pour aider aux fouilles (qui prendront toujours du temps). Nous suivrons la côte en direction de la Faille et peut-être de la Lumière Céleste, afin de boucler la boucle de notre voyage et profiter de toute cette zone vierge et inexplorée, sans doute propice à de grandes découvertes.

Les objectifs de groupe clairs, chacun se met en quête d’activités personnelles, pour gagner sa pitance et participer au renflouement des caisses de la Fraternité, du recrutement de personnes et de matières premières. La vie à la Cité des Ponts est vraiment onéreuse…incroyable que les gens survivent dans un milieu où le moindre "soleil sur vous" est monnayé…

« Modifié: 23 février 2018 à 12:05 par merson »
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #44 le: 20 août 2017 à 12:37 »
Récits de Stanley et Bettina mis à jour...
« Modifié: 22 août 2017 à 10:18 par merson »
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #45 le: 26 août 2017 à 23:58 »
mis à jour...

Y'a sûrement des trucs qui vont pas, j'ai pas tout capté...
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #46 le: 27 août 2017 à 14:58 »
Non non, ça me semble correct; c'est hyper-subjectif et du coup c'est pas plus mal.

Juste une chose: La Mesa est un mono-bloc de roche émergeant du sol, enrobée d'un halo lumineux et encerclée, aux limites de ce halo, d'un anneau de végétation, le tout étant à ciel ouvert; bien que le bloc rocheux contienne des grottes et des conduits, il n'est pas à proprement parler une grotte.
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #47 le: 27 août 2017 à 16:31 »
D'acc. Je corrige cela :) J'avais pas forcément compris pendant la partie....des bouts qui m'ont échappés ^-^.
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Re : Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #48 le: 27 août 2017 à 18:59 »
D'acc. Je corrige cela :) J'avais pas forcément compris pendant la partie....des bouts qui m'ont échappés ^-^.
Pas de souci, c'est le deuxième effet skype-cool  ;D
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« Réponse #49 le: 28 août 2017 à 08:38 »
Après, vu le moment, je voyais difficilement comment ne pas faire subjectif là...on était chacun dans le ressenti  ^-^
J'espère que ça te va quand même, t'avais l'air d'avoir des attentes, ou du moins une certaine expectative pour ce résumé...
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