Auteur Sujet: [Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)  (Lu 2521 fois)

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merson

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[Dark Earth] Solaria: Les Carnets de Route (Résumés)
« le: 26 novembre 2015 à 19:41 »
Les Carnets de Route

[...] Si tu n'as pas de parchemin pour diffuser tes récits, notre tradition orale fera très bien l'affaire. Raconte ce que tu as vu, avertis tes frères des dangers auxquels tu as survécu et ne garde pas pour toi les havres qui pourraient leur sauver la vie; les histoires des uns et des autres se recouperont un jour ou l'autre et permettront de mieux connaître Sombre-Terre, et finalement, c'est tout ce qui compte. L'égoïsme est un luxe que nous ne pouvons nous permettre: Nous sommes tous frères de la Marche et notre ennemi, quoique parfois sournoisement caché parmi nous, est avant tout l'Obscur lui-même.
- Rusk, Marcheur de Légende, pour la Fraternité des Semeurs -

Vos résumés me sont extrêmement précieux, probablement autant que les bons moments passés avec vous autour d'une table, même si ce n'est pas pour les mêmes raisons; en effet, ils me sont très utiles pour développer l'univers de Dark Earth, enrichir sa storyline ou encore inventer ou adapter des éléments narratifs. Et hormis la fierté personnelle, vous ne percevrez probablement jamais personnellement les retombées de ce travail...

Les règles du jeu:
  • Règle d'or: Quels qu'utiles que puissent m'être vos résumés, ne vous sentez aucunement forcés de vous livrer à cet exercice, que je sais difficile (moi j'y arrive pas).
  • Règle de la focalisation: Le résumé peut être celui du joueur (a priori objectif) ou celui du personnage (nécessairement subjectif), même si la seconde option est plus sympathique; pensez à indiquer clairement votre choix.
  • Règle d'unicité: Un seul post par personne qui parle (personnage ou joueur selon votre choix ci-dessus), que vous éditerez au fur et à mesure des séances.
  • Règle de style: Si vous n'avez pas naturellement la fibre pour les envolées lyriques, inutile de vous forcer à un style soutenu ou "littéraire": Racontez votre histoire ou laissez votre personnage parler par votre clavier, le tout dans une langue simple, et ce sera parfait.
  • Règle de la fiction: N'évoquez jamais directement de points de règles pour appuyer votre récit (genre "4 Succès! Comment on lui a maravé la tête!" ou une parenthèse de type "Echec critique!"). Par contre, cela peut-être savoureux de façon indirecte, si une péripétie de votre récit est intimement liée à la mise en pratique d'un point de règle, l'enjeu étant alors de romancer l'interprétation de la mécanique du jeu.
  • Règle d'utilité: Vos résumés peuvent rapporter des Points de Vécu à vos personnages; je suis comme ça, le quatrième mur, je lui défonce sa mouille!
Table des matières, pour retrouver un récit donné:
« Modifié: 23 février 2018 à 12:00 par merson »
Quand la musique de Mozart cesse, le silence est encore de Mozart; Quand la musique de Marilyn Manson cesse, les acouphènes sont encore de Marilyn Manson.
Et les fantasmes haineux de notre nazitude te révèlent les fastes de la solitude. H-F Thiéfaine
1984, c'était pas un mode d'emploi. Loris

Fee Stival

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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #1 le: 28 novembre 2015 à 13:36 »
Moi qui avait décidé de ne plus prendre tous en note quand je joue !
Là  où je marche, c'est chez moi. [align=right](proverbe indien)[/align]

nounours

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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #2 le: 28 novembre 2015 à 15:26 »
je risque de faire des petit résumé et crois moi tu me verra pas prendre de note. 
oui je suis chiant !!!

Xlatoc

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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #3 le: 28 novembre 2015 à 20:52 »
J'en ferai sûrement....
Par la Plume et par l'Epée ! (mais la rangers coquée fait aussi l'affaire)
Better dead than smeg.

Fee Stival

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Re : Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #4 le: 30 novembre 2015 à 10:36 »
je risque de faire des petit résumé et crois moi tu me verra pas prendre de note.

C'est parce que tu as une très bonne mémoire vénérable gardien du feu !
Là  où je marche, c'est chez moi. [align=right](proverbe indien)[/align]

merson

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Re : Re : Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #5 le: 30 novembre 2015 à 10:48 »
je risque de faire des petit résumé et crois moi tu me verra pas prendre de note.

C'est parce que tu as une très bonne mémoire vénérable gardien du feu !

A propos, le personnage d'Amandine sera de loin votre aîné à tous: 31 ans!
Quand la musique de Mozart cesse, le silence est encore de Mozart; Quand la musique de Marilyn Manson cesse, les acouphènes sont encore de Marilyn Manson.
Et les fantasmes haineux de notre nazitude te révèlent les fastes de la solitude. H-F Thiéfaine
1984, c'était pas un mode d'emploi. Loris

nounours

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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #6 le: 30 novembre 2015 à 16:22 »
mais c'est un vieux crouton à ce niveau.
elle peux encore marcher ?
ou on lui sers de porteur ?
mdr je déconne c'est ok
oui je suis chiant !!!

Xlatoc

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Les dits de Raphaël, Emissaire de La Lumière Céleste - Partie Une
« Réponse #7 le: 01 décembre 2015 à 10:18 »
Partie Une: Une route dans le Sahakral


Nous décidons de raccourcir la route menant à Okhaen en traçant une voie plus rectiligne sur la première partie du parcours. En recoupant les cartes et les dires des Marcheurs, nous obtenons des informations sur la présence d'un point humide au tiers du parcours et d'une oasis aux deux-tiers, avec un léger détour par l'Est. Egalement, nous pouvons croiser une communauté d'Adaptés vers le Nord, mais nous choisirons de ne pas faire ce crochet.
Nous n'avons aucun mal à trouver un sponsor, qui nous fourni un traîneau, des raquettes des sables et un chameau appelé Ferdinand. Une vieille bête, mais docile et peu prompte à la panique. Il nous faudra cependant faire provision de vivre, le rueg étant rare dans le désert, et d'eau, évidemment. L'achat d'un deuxième lourd distillateur sera voté dans la fraternité.

Le voyage ne présente, au bout d'une semaine, pas de difficulté particulière. Notre équipement nous permet de subvenir à nos besoins, nous trouvons des animaux à chasser en quantité suffisante. A regret, les quelques champignons découverts s'avèreront toxiques pour nous, mais notre mycologue l'aura identifié avant que quiconque en ingère. En revanche, nous trouvons une forte population de rueg, une variété résistante à ce milieu aride. Des échantillons seront prélevés en sus, pour la développer.
La fin de la deuxième semaine nous amène à proximité du point humide. Nous nous séparons en 2 groupes pour trouver exactement l'endroit et pouvoir remplir nos réserves. Le groupe du Sud trouve la source. Dans son emballement à dégager le point d'eau, l'un des Marcheur de notre groupe, Rufus, lèvera malheureusement un crocodile des sables. Si nos Gardiens du Feu parviennent à le mettre en fuite, il laissera notre Marcheur avec une jambe en lambeaux, inconscient. Nous n'avons pas d'autre choix que de faire une pause de quelques jours, le temps pour lui de se stabiliser suffisamment pour que nous puissions le transporter. Ou qu'il ne passe de vie à trépas.
Une ambiance morose commence à s'installer, qu'il faut combattre !

Rufus récupérant remarquablement bien de ses blessures, le moral de notre expédition ne souffre pas trop de cette mésaventure. D'autant plus que nous trouvons assez facilement des points d'eau près des lieux prévus à l'avance pour nous ravitailler. La nouvelle route au tracé optimisé se profile admirablement. Réséda et moi-même cartographions d'ailleurs précisément le chemin. Nous sommes complémentaires, d'où une qualité indéniable de nos productions. L'approche de la zone marécageuse signifie également l'approche d'une Mortezone. Nous tenons bon face à ses effets, grâce à Solaar. Réséda aura cependant une crise de panique, qui sera maîtrisée par la force. Un très léger contretemps donc.
Elisabeth trouvera un passage pour traverser le marais suffisamment stable pour envisager d'y dresser un pont permanent. Les premières pierres de cet édifice seront apportées dès cet instant. L'un dans l'autre, nous arrivons donc à Okhaen sereins et sans encombre réellement notable.

Les habitants d'Okhaen, en revanche, ne nous font pas un accueil particulièrement chaleureux. Coupés du monde comme ils le sont, est-ce bien surprenant ? Nous ne partageons finalement que notre foi en Solaar et une vague structure sociale. Eux sont dirigés par un "Roi" qui a pour particularité de mourir fréquemment dans des accidents malheureux. Cette ville a réellement besoin d'infrastructures sérieuses pour éviter ces désagréments. J'arriverai cependant à me lier avec certains de leurs habitants. Notre problème: ils jugent ne manquer de rien. Dans les faits, il faut les convaincre qu'ils ont besoin de plus de métal et de viande.
Nous décidons de rencontrer une bande d'Adaptés vivant non loin, et commerçant quelque peu avec la ville. De ces échanges naît une idée: développer les commerce avec ces Adaptés. Eux pourraient chasser pour Okhaen, qui les fournirait en métaux et armes, qu'ils ont les moyens de forger... et que d'autres stallites peuvent apporter surtout.
Nous parvenons à rencontrer le Roi, qui apprécie nos suggestions. Rudmila se chargera de le convaincre sur du long terme. Nous devrons faire arriver un convoi à Okhaen d'ici un an et demi pour sceller définitivement ces accords. Le nom de code sera "Rudmila". Le trajet l'amènera par la Lumière Céleste, qui fournira également des instructeurs aptes à former des gens pour protéger le Roi de ces accidents. Une main secourable et habile en toute circonstance n'est jamais de trop.

Quelques litres d'huile noire nous accompagnent à notre retour à Sparta, que nous échangerons contre force Lux. Phédoria, notre contact sur place, est ravie. Sa confiance, et celle de divers commanditaires, en notre capacité à tracer une nouvelle route vers Nâh est établie.
Pour préparer notre voyage, nous recrutons une nouvelle lame, Dan, originaire de Phénice. Sa foi en Solaar est grande, il nous sera d'un grand secours. Le matériel nécessaire à notre expédition requérant des finances conséquentes, notre temps à Sparta sera essentiellement consacré à leur acquisition. Pour ma part, je trouverai un moyen d'optimiser l'organisation des travaux et communication chez les Bâtisseurs, et formerai un jeune à ces méthodes. Je gage que la transmission de ce savoir devrait permettre d'économiser du temps et des lux aux différentes Castes, tout en dégageant un revenu substantiel, pour mes associés et moi-même, car notre intervention ne saurait être gratuite.
Pour l'établissement de la route, nous décidons, dans un premier temps, de suivre la piste menant à Phénice, jusqu'au Hoggar, une zone montagneuse dans le Sahakral et, de là, partir vers l'est, en bifurquant par la suite soit sur Nâh soit sur la Faille, selon les opportunités et la difficulté apparente du trajet.
Pendant ces recherches, j'entends parler d'une ville légendaire portant le nom de Thalat. La Bénédiction de Solar y baignerait chaque habitant. Elle serait au coeur de ce massif. Les plus pragmatiques pensent qu'il s'agit de Phénice, mais cela ne colle pas, à mon avis. Tout mythe a un fond de vérité historique, comme Réséda, moi-même et d'autres l'avons démontré, mais les dissonances ici sont trop fortes. Les distances, l'organisation, l'absence de volcan, marque évidente de Phénice... Cela ne correspond pas. Cette cité marquée par Solaar existe, j'en suis sûr. Mes camarades acceptent de fouiner quelque peu le Hoggar, pendant la pause que nous y feront assurément, car il n'est pas exclu que nous la trouvions, si Solaar le veut.

C'est sans événement particulier que les premiers jours dans l'Obscur se passent. Nous gérons admirablement les difficultés, notre groupe est compétent, organisé et béni. Les nuits en trois gardes de six personnes sont un soulagement pour tout le monde.
Plus je m'approche du désert, plus un Appel se fait sentir en moi. Le pouvoir de l'Obscur y est fort, la foi en Solaar se doit d'être encore plus forte. Je ressens un besoin de me mêler au désert, de le comprendre, pour le surmonter... Comme une quête personnelle, une épreuve, un défi pour Solaar. Cette traversée serait-elle un pèlerinage vers Thalat pour les vertueux? Je me résous à cette idée et me plie à ce que je sens être la volonté de Solaar: Me mêler au désert, le dompter par ma force et ma foi. Cela donnerait du coeur aux Hommes et renforcerait leur foi, donc leur volonté et leur capacité à combattre l'Obscur, aussi bien physiquement que spirituellement. Car ce combat est aussi spirituel, comme semble l'oublier parfois Ra Oul. Je l'estime profondément, des combattants tels que lui sont une nécessite vitale, mais l'Obscur n'est pas seulement les Monstres et le climat, c'est aussi dans le coeur des Hommes.
A mi-chemin du Hoggar, nous croisons une oasis et deux tribus d'Adaptés. Stanley prend contact avec les deux, l'une lui paraît plus amicale que l'autre. Nous rencontrerons donc la plus ouverte au commerce, auprès de laquelle nous achèterons quelques vivres et un chameau pour remplacer Ferdinand (qui sera nommé Ferdinand II). Ils nous proposent également un Bachka, un étrange animal qui pourrait détecter les monstres de l'Obscur. Un talisman utile. Nous nous mêlons à eux quelques temps, j'y apprend le maximum sur le désert, qu'ils adorent comme une divinité, au même titre que Solaar. Ils apprécient le respect que je porte à leur divinité, bien que je ne la vénère pas. Ma quête leur semble insensée, mais pas impossible.

C'est peu de temps après les avoir quittés que nos ennuis commencent. Les Cerbères de Rufus se chamaillent violemment, jusqu'au sang et à la mutilation. Nous ne les séparerons qu'à grand peine. Cette agressivité soudaine pèse sur le moral de la Fraternité, dont les membres deviennent de plus en plus aigris et méchants les uns envers les autres. Pour remédier à cela, nous organisons une soirée festive, entourés de torchines. Dans ce reflet de Solar, nous dégustons certains de mets de choix apportés pour ces occasions, écoutons les histoires revigorantes de Rudmila et une cérémonie religieuse aussi grandiose que possible. Ces actions font leur effet, nous repartons du bon pied.
Pour moi cependant, ces derniers jours sont ardus. Je ne trouve pas d'eau ni de nourriture en suffisance dans le milieu. Par ma foi, je tiens cependant bon dans cette épreuve, qui me laisse à bout de force. Je résiste à la tentation de la facilité technologique, je ne dois pas échouer dans ma quête pour comprendre le désert et montrer ma dévotion à Solaar.
Malgré tout, une humeur dangereuse s'installe. Je survis difficilement, marche à la force de la volonté, et mes camarades souffrent de me voir ainsi. Peut-être ai-je péché à un moment, ou n'ai-je pas montré assez de vigueur dans ma quête et mon épreuve, aussi Solar me punit-il, avec mes compagnons? Je prends donc la décision, tous les matins, de me laver de mes fautes en faisant corps avec le désert et d'ainsi exposer, au lever de Solar, mon corps à ses rayons purificateurs. Puissé-je ainsi laver nos fautes et montrer l'ardeur de ma foi en Solar, ma volonté de comprendre et combattre ses épreuves, de les surmonter.



Enfin, nous arrivons au Hoggar. La région, prise entre monts et désert, prend sur nos ressources physiques et morales un lourd tribut. Elle ne pardonne aucun faux pas. Une fin idéale pour conclure ce pèlerinage.
Un camp de base est établi on creux du massif montagneux. Les volontaires les plus valides et moi-même montons des expéditions progressives pour explorer le massif, organisé en vallées rayonnant autour d'un pic central. Eux se guident avec leurs sens et leur logique, je me fie à Solaar.
Bien m'en pris, car une lueur je vis. Thalat ! Il ne m'est pas facile de convaincre mes partenaires, mais nous partons en avoir le coeur net. D'autres voient la lumière. Cette fois, une véritable expédition est montée, seuls quelques irréductibles comme Rodrigo n'y prennent pas part.
Ce que nous avons vu est une trouée régulière du Noir Nuage. Ici, dans le nord-est du Hoggar, le Noir Nuage se déchire régulièrement. Une vision réconfortante, idyllique dans ce milieu dévasté, même si ce n'est pas la mythique citée. Le lieu sera indiqué comme un refuge pour les prochains voyageurs en quête de repos de l'âme.
Je m'interroge : la lumière était-elle Thalat ? Le chroniqueur a-t-il confondu ses souvenirs dans l'alcool ? Thalat n'existe-t-elle pas autrement que par cette lumière ponctuelle et régulière ? Solaar m'a-t-il envoyé un signe disant "pas cette fois, mais persévère" ou "ta dévotion est récompensée, voit mon oeuvre et amène d'autres la contempler" ?
Tout ceci tourne dans mon esprit tandis que nous faisons le tour du pic principal, afin de nous assurer de n'avoir rien manqué. Ce qui ne m'aide définitivement pas à bien appréhender les dangers locaux. Merci, là encore, à mes compagnons.

Mon pèlerinage est achevé. J'en sors indéniablement plus fort, transformé. Selon toute probabilité, le chroniqueur n'avait pas des souvenirs très clairs, mais je reviendrai au Hoggar pour en avoir le coeur net. Peut-être même pourrait-on organiser des pèlerinage vers cette trouée, pour renforcer la foi en la puissance indéfectible de Solaar...

Par suite, nous entrons dans le désert profond. Les conditions de survie y sont catastrophiques, heureusement que nous avons pris un peu de repos dans le Hoggar. Ainsi, le moral et bon, et Solaar n'y est pas étranger. Malgré tout, l'entrain est rapidement usé par le sable. Une violente tempête nous ralentira d'ailleurs quelques temps. Etant en première ligne à son arrivée, c'est moi qui en ai encaissé le plus de force. Heureusement, mes camarades n'ont rien eu de grave. Cependant, d'après Ingegerd qui m'a soigné alors que le choc m'avait fait perdre connaissance, j'ai été gravement et profondément marqué par le sable. Ma foi, si mon sacrifice a pu protéger en partie les autres, c'est pour le mieux. A moins que cela n'eut été une punition pour mon orgueil ?

Chemin faisant, Rita m'explique les méthodes d'optimisation de production et de manufacture de Phénice. L'efficacité de la chose est impressionnante. Il y a clairement des enseignements utiles à en tirer, que je me ferai un devoir de transmettre ailleurs. Combattre l'Obscur est capital, Phénice semble y mettre le plus d'efficacité. Avec quelques nuances toutefois, car certaines de leurs inventions semblent attirer l'Obscur...il faudrait surveiller cela de près. L'enfer est pavé de bonnes intentions...

Au bout de deux semaines environ, nous rencontrons non pas une tempête, mais un mur de sable. C'est une tribu d'Adaptés fuyant une immense tache noire cataclysmique qui nous apprend l'arrivée de la catastrophe. Trop vite pour trouver un abri convenable, nous nous abritons derrière/sous un léger promontoire rocheux et nos chameaux, taillés pour supporter ces intempéries. Nous nous entassons sous la bâche, en espérant que cela passe vite. Stanley ne rentrera pas à temps et sera emporté par le vent.

Heureusement, Raoul, dévoué à la Fraternité, partira au nez et à la barbe du danger pour le ramener, inconscient mais vivant. J'ai un respect profond et une confiance totale en Raoul, que je côtoie depuis longtemps maintenant. Si la moitié des Gardiens du Feu était taillés du même métal que lui, je crois que les manifestations physiques de l'Obscur ne seraient plus un problème. Il faut toutefois des Prôneur pour veiller aux manifestations spirituelles et intérieures.

La tourmente durera plusieurs jours. Plusieurs jours sous le sable et les autres personnes, à entendre le vent rugir en permanence, à rendre fou. A perdre la notion du temps. A être coupé de Solaar. Pour beaucoup, dont moi, le sommeil fut la meilleure parade.
C'est Dan et Rodrigo qui, seuls, ont tenu le coup, et nous ont tous réveillés. Dan est une force de la nature comme on en voit peu. Il est de la même trempe que Raoul, avec peut-être plus de Foi mais moins de solidarité.
Stanley, en revanche, ne se réveillera pas. Vivant, mais dans le coma.

Nous autres ne valons guère mieux, pour être honnête. Vivants, mais à bout physiquement et moralement. Réséda se démène pour remplacer Stanley sur la gestion et l'intendance du camp, mais si elle est efficace, le coeur n'y est pas et n'a pas toute son expérience. Je l'aide comme je peux...

Rendija puise dans les réserves pour faire un repas nourrissant aussi bien le corps que l'esprit. Il en faut, car Rudmila n'a pour l'instant plus sa voix et ne contera rien pour ragaillardir les troupes. Le sable a endommagé ses cordes vocales. Rien de définitif, à priori, heureusement.
Pour ma part, je fais un sermon axé sur notre capacité à surmonter n'importe quoi. Après tout, maintenant que nous avons survécu à ce que le désert pouvait nous envoyer de pire, quel obstacle pourrait vraiment nous arrêter ? Cela a produit son effet.

A l'abri des rochers, nous prenons quelques jours de repos avant de repartir. Pour une fois, et depuis longtemps, le moral est clairement bon. Cela nous permet d'avancer rapidement, d'autant que nous ne rencontrons rien de particulièrement notable. Les accidents et dangers du désert nous sont presque familier à présent et c'est sans grosse crainte que nous progressons. Certes, il faut parfois s'entraider, mais cela n'est pas un soucis, c'est même plutôt une chance, de mon point de vue. Cela maintient le groupe, la cohésion, la fraternité et les liens entre nous.

Et comme le Désert ne peut plus avoir raison de nous, l'Obscur nous menace différemment. Des voix se font entendre dans la nuit. Des voix que plusieurs d'entre nous, dont les Cerbères de Rufus, entendent. Des voix qui psalmodient des prières dans une langue d'un autre temps. Des prières à l'Obscur. Venant d'une Mortezone. A un jour de marche de notre prochain amer...

Nous n'avons pas le choix, il faut la contourner. Par le sud. Mais nous avons beau nous éloigner, du moins à priori, les voix ne baissent pas d'intensité. Certains commencent à craquer. Rudmila, qui a recouvré l'essentiel de sa voix, et moi nous relayons pour les couvrir. Plusieurs fois, je passerai mon tour de garde complet non pas à veiller, mais à chanter des cantiques pour contrer ces psaumes impies...

Fait intéressant, Pouic semble effectivement réagir à la présence de la Mortezone : ses poils ont quelque peu changé de teinte. Vlad n'est pas convaincu que cela ne pourrait pas être dû à d'autres choses. Il faudra faire d'autres tests pour en être sûr, non pas que cette perspective me réjouisse, mais les conséquences d'une découverte en ce sens peuvent être capitales dans notre lutte quotidienne contre l'Obscur.

Après plusieurs jours de ce calvaire, force est de l'avouer : il va falloir passer en force. Nous sommes à priori au Sud de la Mortezone, mais une équipe va partir en reconnaissance, pour en être certains. Cette fois, je reste au camp. J'ai l'intention de monter un véritable refuge contre la souillure de l'Obscur, à l'aide des Luciles notamment. Quelque chose me dit que nos camarades en auront besoin en rentrant. Mes compagnons et moi nous attelons à cette tâche avec en entrain non feint.

Bien nous en a pris sans doute, car ils reviennent profondément marqués et meurtris. Contourner la Mortezone les a jetés droit dans des sables mouvants. C'est Raoul qui a sauvé la mise, en pilier indéfectible qu'il est, en tirant plusieurs de nos camarades du piège mortel. Réséda et Rudmila se sont mutuellement entraidées pour sortir. Les Cerbères ont été mis à contribution, ils se sont avérés assez efficaces. Comtesse a failli y rester apparemment. Elle est resté un long moment la tête sous le sable. C'est Rudmila qui a réussit à la faire respirer, mais elle a encore des séquelles qu'il faut traiter. Remercions Solaar de sa survie.

Le plus affecté est finalement Rufus. Sa jeune Cerbère, le premier membre de l'expédition à être entré dans les sables mouvants, n'en est jamais ressortie. La perte de son compagnon l'affecte beaucoup, il faudra de lourds efforts de nous tous pour que sa peine ne rejaillissent pas sur le groupe. Car nous ne sommes pas dans une situation confortable. Nous ne pouvons nous permettre de décrocher moralement maintenant, alors que c'est justement là que nous avons besoin de toute notre détermination et de notre unité.

Dans ces conditions, avec la moitié de la Fraternité en mauvais état, il est impensable de reprendre la route de suite. Dans le bivouac aménagé, nous prenons soin des blessés physiques et moraux. Tant bien que mal, la persistance des voix et la proximité de la Mortezone n'aidant pas au repos. Mais bon, la cuisine de Rendija aide bien, il faut l'avouer.

Au bout d'une semaine, les valides, c'est-à-dire en gros ceux qui n'étaient pas partis précédemment se lancent dans une autre expédition pour contourner la Mortezone et les marais par le Sud. Les autres sont en suffisamment bon état pour garder le camp.

Trois jours. C'est à peu près le temps qu'il faut pour avoir la certitude que les marais/sables mouvants sont contournés et qu'on peut remonter vers le Nord. Retour au camp. Repaquettage du matériel. Re-départ.

On piétine beaucoup depuis plus d'un mois. S'arrêter dans l'Obscur pour soigner ses blessures physiques, s'est aggraver celles de l'esprit. Elisabeth est au bord de la crise. Cela fait pas loin de 10 semaines qu'elle est à bloc, en remplacement de Stanley allité. Rudmila et moi arrivons à la convaincre de se poser dans le traîneau. A corps et à cris, mais elle finit pas s'y installer, quitte à donner des ordres depuis sa couche.

Une bonne semaine après, on commence enfin à laisser le marais et la Mortezone derrière nous. Sans pour autant qu'elle nous laisse en paix, sa pression est toujours bien présente. Le moral n'est pas mauvais en soit, on s'entend bien et on se serre les coudes, mais la détermination, la volonté, la hargne, commencent à manquer. Nous sommes encore loin de notre prochain amer, si toutefois nous le trouvons sans peine et nous n'avons clairement pas eu d'instant de vrai calme et sécurité depuis le Hoggar. Juste des pauses obligées dans des campements de fortunes imposés par les catastrophes.

Pour Rudmila et moi, c'est un défi quotidien que d'encourager chacun à continuer, de ne pas montrer sa propre fatigue sans passer pour condescendant, de repérer un camarade défaillant et de le soutenir avant qu'il ne tombe. Nous savions que ce serait dur. Nous nous sommes trompés, c'est extrêmement dur.

Petit point positif: Rendija a trouvé une espèce végétale rare, un genre de petit buisson capable de se déplacer tout seul dans le désert, avec le vent. Bon, on ne sait pas à quoi ça servira, mais elle est contente, sa bonne humeur rejaillit sur nous.

Soir. Bivouac. Monter le camp. S'affaler après. Les Cerbères qui grognent en direction de la Mortezone. Elle est loin, on s'en fout. Ils insistent. Rufus trouve que ça sent pas bon. Vlad renchérit, c'est mauvais signe. Tant pis pour la pause. Branle-bas de combat, les Gardiens du Feu devant, pour encaisser ce qui arrive, les autres en retrait pour faire le guet, la deuxième ligne, ou ranger ce qui vient d'être déballé.

Ca nous est tombé dessus comme on se casse la gueule sur la glace. On a beau savoir que ça va arriver, s'y préparer, on finit toujours par se ramasser. Là, en l'occurrence, c'est Bellamy qui a pris. Pas eut le temps de dire ouf. La chose de 2mètres de hauts, avec des bras taillés en pointes d'os lui rentré dedans comme si de rien n'était et l'a envoyé valdinguer comme on chasse une mouche. Mort sur le coup, en bouillie.

Dan vole aussi, mais encaisse. Erzébeth se fait projeter, cassée comme une brindille. Ra Oul, les Cerbères et les autres le malmènent de leur mieux. Rufus arrive à le mettre à terre. Commence une curée. La bête se débat, lardant Raoul qui perd connaissance. A force de courage et de volonté, on finit par en venir à bout. On n'a pas trop le choix en même temps, impossible de distancer ce truc. Mais bon, il finit par s'écrouler aussi, dans un éclair jaunâtre qui passe dans ses yeux.

Réséda qui hurle. Elle est partie voir Erzébeth. Erzébeth qui lui broie les épaules. Je réfléchis pas, je lui envoie une droite. Ca l'assomme, mais ça me pète la main. Jamais vu ça, on aurait dit que je frappais un bloc de granit. Réséda qui m'explique, haletante, qu'Erzébeth a dû être corrompue par le doucher de la Bête et que c'est pour ça qu'elle l'a attaquée avec une violence inouïe.

Contact. Corruption. Ra Oul qui se relève. Rufus qui braille de douleur.

Et merde.

Ra Oul attaque tout ce qui bouge. Surtout Rufus pour l'instant. Les autres l'encerclent. Il se défend bien, vraiment bien. Surtout pour quelqu'un avec la poitrine arrachée. Rendija tente le tout pour le tout et lui envoie un grenadion anesthésiant. Ou est-ce qu'elle le donne à quelqu'un qui le lance ? Pas bien vu...en tout cas ça marche, Ra Oul n'est pas hors de combat mais ça le met suffisamment mal en point pour que les tireurs le clouent au sol tandis que les autres encaissent ses coups, bien moins appuyés qu'auparavant.

Pour libérer Réséda, toujours prisonnière d'Erzébeth qui, décidément, ne lâche pas prise, je n'ai pas d'autre choix que de sortir le premier objet tranchant qui me tombe sous la main et de lui trancher la gorge. On a beau se dire que c'est la procédure, qu'elle était Corrompue, qu'il n'y avait pas le choix...c'est jamais agréable ce genre de chose. "jamais agréable"...ça c'est de l'euphémisme...

2 Cerbères : morts. Belamy : mort. Erzébeth : morte. Ra Oul : mort. Rufus : jambe gauche à moitié bouffée. On brûle les décédés, on arnache les autres sur les traîneaux, et on est repartis.

Depuis quelques temps, dès que ça commence à aller un peu mieux, ça repart encore pire... Le moral est dramatique. On sauve ce qu'on peut, et on part en quête d'un truc, n'importe quoi, où se poser quelques jours à l'abri, histoire que les convalescents puissent marcher et les blessures cicatriser. Les physiques, s'entend.

Les moins amochés, dont moi, trouvons des ruines à quelques distance. Pas de Bâtisseur pour nous aider à choisir le meilleur lieu pour monter un camp. On se fixe sur une bâtisse avec encore tous ses murs et un toit pas entièrement ravagé, qui a l'avantage de fournir une pièce fermée pour les malades. C'est ça qui nous décide, plutôt que le grand hangar debout également mais sans isolation. Bien nous en a pris, les expéditions futures nous montrerons qu'il était complètement vermoulu et près à s'écrouler.

Oui, car pendant que nos blessés se font aider, il faut bien meubler le temps pour oublier. Ou juste ne pas penser. Alors on explore, on fouille, on s'occupe quoi. Bon, rien de très utile, même niveau archéologique, tout est bouffé.

Rendija nous concocte une soirée aussi festive que possible. Parfois, je commence à me demander ce qu'on ferait sans elle. Rudmila, qui a récupéré un peu de voix, raconte des histoires positives. En quelques jours, je prends tout le monde à part, pour un soutient psychologique et spirituel. Ca ne va pas fort, mais on sent un peu de mieux. On est à l'abri, au calme, aucune bestiole ne nous dérange, on a un toit, les stocks sont hauts...Solaar est avec nous.

Personnellement, je me confie à Réséda, l'autre Prôneur, en retour de la sienne. Pas facile, on n'a pas trop l'habitude de ça de notre côté. Et on s'était assez peu parlé jusque là, mine de rien. Sur le plan personnel s'entend. Niveau professionnel, on sait qu'on bosse très bien ensemble. Preuve, nos cartes et comptes rendus d'expéditions sont d'une rare qualité. Peut-être que sortir de se cadre, ça nous a rapproché, un peu. On verra.

Roberthuro, c'est une autre affaire. La perte de son compagnon de Schtoll semble l'affecter beaucoup. Il lui parle régulièrement, à voix haute, comme s'il était là. Ca perturbe un peu les autres, au début. Enfin, si ça lui permet de rester sain d'esprit...

Rufus, par contre, c'est une tragédie. Ingegerd a vu de la gangrène dans sa jambe en début de semaine, et ça ne part pas. Il fait une fixation dessus...après la perte de ses Cerbères, celle de sa jambe serait la fin de sa carrière, pour lui. Plus aucun repère. Il marche pour faire circuler, on teste une vingtaine de nouveaux onguents et recettes dans la semaine, on lave, on purifie...rien n'y fait. Quand on en vient à nettoyer la plaie pour la cinquantième fois, Ingegerd remarque que, si en surface c'était petit, en profondeur cela s'est répandu déjà jusqu'au genou. Dans le genou.

Il me revient donc de lui annoncer qu'il faut amputer. L'opération se passe aussi peu mal que possible. Rodrigo lui bricole une prothèse aussi bonne que possible avec les moyens du bord, mais c'est une maigre consolation.
Rufus le Marcheur ne Marchera plus. Prions Solaar qu'une voie où il sera à sa place s'offre à lui prochainement.


On panse nos plaies, et on les pense aussi, beaucoup. Tant que faire se peut, aussi loin dans l'Obscur, avec ces voix qui continuent, doucement mais avec une vindicte et une insistance digne de la plus affreuse des caries, à nous miner l'esprit si ce n'est le corps. Parfois, je me demande si nous ne sommes pas tous en train de devenir fous, ou de l'être déjà.

Et pourtant, pourtant, petit à petit, ça commence à aller un peu mieux. Peut-être avions-nous juste besoin de ces quelques murs et d'un toit effondré pour nous protéger du vent, mais le moral revient. Lentement. Pas parfait, mais assez pour reprendre la route, une fois le maximum de gens valides physiquement.
Les ruines n'ont pas donné grand chose d'utile ceci-dit. J'ai trouvé toute une armée de petits bonhommes en plombs. Armée car ils ont l'air de soldats. Ca pourra bien se faire refondre...
Mais on repart, c'est déjà bien.


Avec Rufus dans un traîneau de fortune supplémentaire, on avance un peu plus lentement. Le temps, par contre, me semble plus clément. Ou alors, c'est juste qu'après tellement de temps dans le désert, on s'y habitue...En tout cas, aucune menace particulière, rien de plus notable que d'habitude. Je continue mes ablutions à Solaar avec le corps du Désert, c'est mon épreuve et ma pénitence. Roberturo et Rudmila laissent parfois entendre que je n'ai plus toute ma tête. Il n'empêche qu'on est en vie et que personne ne craque, donc c'est bien que Solaar nous guide et entend mes prières !

Nous croisons une caravane d'Adaptés amicaux en tombant, par chance ou main divine plus que par prévision, sur une oasis. Assez conséquente. Et particulièrement amicale.
Comme ils prévoient de rester quelques temps, nous nous joignons à eux.

A la lecture de ces lignes, on pourrait croire que l'on s'est beaucoup arrêté et reposé. Et c'est peut-être vrai, surtout sur cette partie du désert. Mais c'était avant tout une nécessité vitale. Lecteur, si tu n'as pas affronté le Désert pendant près de deux cycles Solaar, tu ne peux pas comprendre ce besoin de profiter de chaque instant, chaque occasion, chaque possibilité de paix.

Nous faisons la rencontre d'un groupe disparates d'égarés, errant dans le Désert depuis maintenant 1 an ou 2 (ils ne se rappellent plus très bien), suite a une expédition qui aurait mal tourné. Un Veneur de Phénice spécialiste des Urs et son frère, un Gardien du Feu avec un couple de Ratz pour lui tenir compagnie. Une autre Phénicienne, commerçante, un Adapté de la Roke, qui devait leur servir de guide mais s'est clairement retrouvé dépassé par les événements et un...comment dire...un Mycosien. Je n'avais qu'entendu parler de ces personnes et, honnêtement, je ne pensais pas en voir une un jour. Leur affinité avec les champignons est quelques peu...déroutante, surtout visuellement parlant. Enfin, ils prient Solaar, c'est l'essentiel. Ces égarés attendaient justement, enfin espéraient, tomber un jour sur des Marcheurs pour se joindre à eux et rejoindre un Stallite.
En toute logique, on les accueille.

On se sent bien avec ces Adaptés. En plus, grande et heureuse nouvelle, nous apprenons que nous sommes bien plus près de notre destination que nous le pensions. Nous avons dévié au sud certes, mais également bien à l'est ! Joie et allégresse !
Pour fêter cela, je propose d'organiser une sorte de tournoi amical de lutte dans un cercle symbolisant le divin Solaar. Allégorie de la lutte contre l'Obscur sous son regard bienveillant. Entre chaque combat, des chants, danses et représentations sont orchestrées par Rudmila et Roberturo, avec les Adaptés. Et on fait gras aussi, enfin, après le tournois, grâce à Rendija.
Grâce à Solaar, je remporte d'ailleurs cette petite joute amicale. La symbolique est forte, c'est surtout cela l'important.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Ils faut se séparer, et garder avec nous leur souvenirs pour tenir la route à venir (et un lourd sachet d'épices du Désert qu'on m'a gentiment remis). On a aussi les égarés qu'on accueille pour nous le rappeler. D'ailleurs, avoir un couple de Ratz, en plus de celui de Rendija, cela assure d'avoir régulièrement un petit complément en viande fort appréciable. On aurait dû y penser depuis longtemps...

Droit vers l'est donc. Pour une fois, la route me semble plus légère, plus douce. On sait qu'on touche au but. Nous ne croisons rien de plus difficile à gérer que nos propres manquements et notre lassitude qui nous fait parfois commettre des erreurs de jugement. Mais notre solidarité interne nous assure une forte entraide et cohésion. Rien de grave ne nous arrive.

Et puis, à un moment, on se met à entendre des voix, mais pas comme les autres, des voix humaines compréhensibles cette fois, et à faire des rêves très intenses. Vivaces même.  Rudmila nous explique, un sourire mi-condescendant, mi-heureux qu'on n'est plus très loin : c'est le Fleuve des Ames Perdues qui produit cela, en nous confrontant à des figures disparues de notre passé.
Pour certains membres de notre groupe, cette expérience est assez traumatique : les rêves sont éprouvants, effrayants même, et les voix peu amicales. Rodrigo et Roberturo sont de ceux-là. Pour Roberturo, la prostration en invoquant Ra Oul le gagne, on ne le tire de là qu'à grand'peine, et dès qu'on s'arrête, c'est reparti. Pour Rodrigo, c'est à peine mieux, mais impossible de savoir ce qui le met dans cet état.
Pour ma part et pour Réséda, Solaar nous gratifie de songes rassurants et de voix amicales, qui nous guident et nous rappellent les bons moments de nos vies. Preuve de sa grandeur et de son soutient à ceux qui le suivent.

Pour les plus affectés, les symptômes diminuent quand même avec le temps. Et heureusement, car nous arrivons, enfin, en vue de Nâh ! Nos visage à tous s'éclairent, et pas seulement de baigner à nouveau dans la Lumière, après deux ans de privation.

Nous avons réussi, là où personne ne pensait qu'on pourrait, nous avons tracé une route dans le Désert, reliant Sparta et Nâh en ligne directe ! Les Pyramides nous accueillent, sous le regard de leur panthéon multiple et unique dans tout Solaria.

Les Célestes hagards nous contemplent, troupe ébahie et usée jusqu'à la moelle, arriver dans les haltes de quarantaine. Aucun ne sait, aucun ne comprend. Rudmila est sûrement méconnaissable pour eux, aussi ils n'ont aucune idée de ce qui vient de se produire, de l'avenir qui s'ouvre pour eux, Sparta et les autres Stallites.
Bientôt, bientôt, ils sauront. Alors, ce sera un triomphe et l'allégresse dans Nâh, la promesse d'échanges et de partenariats, de changements pour le mieux et pour progresser contre l'Obscur.

Mais pour l'instant, c'est l'heure du repos. Le vrai. Celui où l'on sait qu'on n'a pas à repartir, à monter la garde, à s'emmitoufler de cinq façons différentes pour lutter contre le vent, le froid, le sec et la chaleur. Celui où l'on peut dormir sur un matelas fait de main d'Homme, par et pour l'Homme, non creusé à la hâte dans un sol dérobé. Celui où l'on peu manger à sa faim, changer de plat chaque jour pendant des mois sans se lasser. Et puis repartir, quand même, car il le faudra bien un jour. Toutefois, je m'interdis d'y penser et d'en parler pour l'instant.

Dans ce premier lever de Solaar contemplé depuis les voiles de Nâh, dans ce sable qui frotte mon corps nu, je suis heureux. Et aussi, un peu, nostalgique, malgré tout. Mes grâces interminables lui sont adressées et, dans le sourire que je comprends étrange au regard de ceux qui me regardent il y a certes la joie et la gratitude, mais aussi la confiance, absolue, totale.
Au fond de moi, je saisis enfin ce qu'essaie de me dire ma Foi depuis le début du périple : qu'on y arriverait. Elle le savait, Elle, pour Elle, c'était une certitude...


Nâh...Nâh Nâh, Nâh. Un Stallite plein de surprise. Certes, impressionnante par ses pyramides, sa lutte titanesque contre l'Obscur à base de routes pavées de lumière, sa simple taille même. Mais impressionnante aussi pour des raisons plus douteuses : le culte conjoint de Solaar avec des animaux sauvage voire domestique, l'exploitation, la soumission même de toute une Caste, les Tolérés, traitée comme bouclier de chair pour une poignée de privilégiés.
Seul Solaar est habilité à juger. C'est toutefois le rôle des Prôneurs de donner à chacun la chance d'être bien jugé.

Mais bref. La Fraternité pris ses quartiers avec les Tolérés, sauf Réséda qui souhaitait découvrir la vie dans les Pyramides, Rudmila pouvant l'aider à être intronisée. Rufus se fit rapidement engagé dans la Pyramides des Milles Plaisirs, seule de toutes à être accessible à tous. Pour une coquette somme toutefois. Quoiqu'il en soit, ses qualités culinaires lui offrirent une place rapidement. En espérant qu'il se réalisera dans cette nouvelle fonction et surmontera sa mésaventure.
Il fallut également rapidement régler la question de l'avenir de la Fraternité, et de la place de Rufus dans celle-ci. Les discussions furent longues. Il était clair que l'exploit accompli ne servira à rien s'il n'était pas développé, entretenu. C'étaient des bases, pour bâtir. Mais d'autres, dont moi, voulaient poursuivre vers d'autres horizons.
La Fraternité se scinda donc en deux groupes, toujours unis. Certains referaient et développeraient la route à travers le Sahâkral, d'autres partiraient vers Asia, La Roke ou les Gardians. Enfin, un dernier groupe, dont Rufus serait le gérant, resterait à Nâh pour recruter et gérer des équipes pour : suivre les explorateurs et monter des haltes au fur et à mesure, ou améliorer la route vers Sparta. On y reviendra.

Chacun y alla de ses compétences pour subvenir à ses besoins et remplir les caisses. Viren/Jeros en médecine notamment. Nous parvenons à vendre une armée de soldats de plombs à un riche Citoyens de Nâh, grâce aux contacts de Réséda. La somme proprement titanesque proposée avec désinvolture montre le fossé entre Citoyens et Tolérés. Enfin, cela renfloue les caisses. Je me sers également de cela pour lancer les bases d'une émancipation chez les Tolérés. J'aimerais en effet qu'ils puissent traiter d'égal à égal avec les Citoyens, tous les enfants de Solaar étant frères et égaux devant lui. Comme les relations entre les deux sont assez hermétiques, exception des quelques archontes, il m'est aisé de mettre en place un réseau d'importation, acquisition et partage de ressources. Notamment par Sparta, qui a besoin d'hommes, ou la Lumière Céleste, car un certain nombre d'entre eux se sont pris d'affection pour ma personne et souhaitent aller y étudier. Et par la Fraternité, qui en a également besoin pour les Haltes et la route. Aussi, une certaine société se forme, pour recruter des personnes souhaitant améliorer leur condition et celle des Tolérés. Celles-là sont dirigées vers Rufus, qui se charge de les aiguiller vers Sparta, Lumière Céleste ou la Fraternité. Une autre partie de la société se dévoue à la répartition des ressources ainsi acquises et à l'amélioration des conditions de vie des Tolérés.
Je ne verrai sûrement jamais les conséquences de ce que j'ai semé, mais je pense avoir fait le bon choix.

Pendant cette période, Réséda et moi-même entamons la rédaction d'un carnet sur les Monstres de l'Obscur et autres créatures moins dangereuses y vivant. Croquis pour présenter la bête, texte explicatif pour résumer où on la rencontre, les dangers qu'elle représente et comment s'en protéger/s'en défaire/la fuir la plus efficacement possible. Et aussi, pour la postérité, des portraits de tous les membres de notre Fraternité, avec une brève présentation.

Cette année nous apprend aussi la résolution d'un conflit terrifiant sur les Stallites de Istan et Nople, dont sont issus Viren et Jeros. Ces histoires de Monstres titanesques invités en plein coeur des Stallites, vraies ou fausses remettent en cause beaucoup de nos acquis. Les méthodes et technologies de Phénice ne sont pas moins effrayantes et, pour efficace qu'elles soient, me laissent dubitatif sur la pureté et la sûreté de leur usage, d'un point de vue moral, philosophique et spirituel.
« Modifié: 23 février 2018 à 12:07 par merson »
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Recueil de notes de Réséda, Erudite de Sparta
« Réponse #8 le: 14 décembre 2015 à 15:24 »

Voyages

A peine rentrée à Sparta, déjà une nouvelle mission. Heureusement, nous avions eu le temps de récupérer de notre périlleuse traversée de la Forêt Pétrifiée. J'avais, lors de ce retour, fait la connaissance d'un duo de Marcheurs assez exceptionnel. Ra Oul et Raphaël. Le premier, militaire endurci, le second, orateur hors pair. C'est de lui qu'est venue la volonté de continuer. Je ne saurais dire comment l'équipe s'est formée exactement. Tout ce dont je me souviens c'est une ribambelle de soirées en tavernes, passées à discuter des marches faites par les uns et les autres. Puis, peu à peu, le groupe a grandi à mesure que se greffaient les connaissances de chacun. J'ai pour ma part retrouvé Rudmila, une noble Nâhia avec qui j'avais déjà pris plaisir à voyager pendant plus d'un an. Ainsi que Rendija et Rufus que j'avais également rencontrés auparavant, l'une étant tout comme moi originaire de Sparta, le second en ayant fait sa ville d'adoption.
Après le groupe, il nous fallait une destination. Okhaen s'est vite imposé, ainsi que la volonté de trouver une route plus courte pour y accéder. Mes contacts au sein de Sparta ont été très utiles. Il a suffi de présenter Raphaël et Rudmila aux bonnes personnes et ils ont admirablement bien défendu le projet. Le Stallite nous a fourni le nécessaire pour l’expédition et, après avoir rassemblé les connaissances glanées par chacun, nous avons laissé Sparta derrière nous.

Par choix stratégique, nous avons décidé de couper par le désert. C'est donc une expédition de 17 Marcheurs, plus le chameau acariâtre rebaptisé Ferdinand, qui partit à travers le Sahakral avec le but de trouver des oasis ou autres points d'eau le long du chemin. Malgré le vent, la première semaine s'est plutôt bien passée, nous avons facilement trouvé de quoi manger, mais pas d'oasis en vue autour de la zone humide. L'endroit semblait cependant assez irrigué pour y creuser un trou et récolter de quoi boire. Pendant que certains partaient à nouveau chercher à manger, d'autres se sont attelés à creuser.
On s'attendrait logiquement à ce que ce soit la chasse qui représente l'activité la plus dangereuse... et pourtant. La première règle de survie des Marcheurs est: "Soyez toujours sur vos gardes", à plus forte raison quand vous creusez un trou... juste au dessus d'un crocodile. Rufus y a laissé une partie de sa jambe, et cela aurait pu être bien pire si ses 2 cerbères ne l'avaient pas défendu. Avec nos deux gardiens du feu, ils sont parvenus à mettre en déroute le saurien. A l'heure ou j'écris ces lignes, nous avons monté le camps et Rufus est alité après avoir reçu des soins. Selon les soigneurs il ne perdra pas l'usage de sa jambe, c'est toujours ça de pris.

Le vent du Sahakral me fait frissonner, soufflant comme pour nous rappeler inlassablement ses dangers. Mais je n'en suis pas à ma première traversée. Il faut rejoindre les autres, bientôt, nous reprendrons la route.


(Quelques pages des carnets sont manquantes, elles ont dû se détacher)

Nous sommes restés plusieurs semaines  à Sparta. Qu'il était bon de retrouver enfin mon foyer. Comme disait mon père "Lorsque l'aventure te prend et que tu as la chance d'en revenir, rien ne vaut le réconfort du foyer, du moins jusqu'au prochain appel." J'ai fait profiter Ludmila de ma demeure, et de l'accueil chaleureux de Mère, pour une fois ravie que je ne ramène pas un "traîne-savates ou un malandrin de tout genre".

Mais nous n'étions pas revenus pour nous endormir sur nos lauriers. Si l'expédition vers Okhaen a bien été un succès, il nous fallait  tout de même préparer la seconde. Les semaines qui suivirent furent donc consacrées à la recherche d'informations, et celles d'après à travailler pour réunir les fonds nécessaires au rachat de matériel.
Durant la phase de recherches, après avoir aidé Sesekhan à mettre de l'ordre dans la bibliothèque, nous sommes tombés sur un curieux carnet de voyage. Celui-çi, écrit par un illustre inconnu, mentionnait un lieu soi-disant béni de Solaar nommé "Thalat", perdu dans les montagnes  au milieu du Sahakral, pile sur notre chemin. Si Stanley étais dubitatif, l'idée a tout de suite plu à Raphaël. En effet, quoi de mieux pour notre fervent Prôneur que la découverte d'un lieu placé sur sa route par Solaar lui même? Cependant son enthousiasme était loin d'être partagé. Au style d'écriture, l'auteur du récit mélangeait des métaphores Phéniciennes et Nâhiennes, comme si son histoire n'était qu'un agglomérat flou de figures de styles piochées dans les croyances de différents Stallites.

Mais passons. Après la découverte d''autres indications plus prometteuses sur le trajet, il nous a fallu négocier du matériel supplémentaire et pour cela gagner des Lux. Chacun y allait de sa spécialité, qui à la forge, qui dans la garde, qui aux tâches journalières etc. Pendant ce laps de temps, après discussions et puisque tout le monde rempilait, nous avons décidé d'embaucher un membre supplémentaire. Confiante, j'ai laissé mes compagnons gérer l'affaire. Je n'aurais pas dû.
Nous avons écopé d'un certain "Dan".  Une montagne de muscle dont la carrure n'a d'égale que son ego. "Peur du Sahakral? C'est lui qui devrait avoir peur de moi!" m'a-t-il dit , vantant sa grande expérience en matière de traversée du désert. Donnant par là même l'impression que nous étions tous très chanceux de l'avoir avec nous. Je suis certaine que Ra Oul a tout autant d’expérience que lui, pourtant, lui ne se vante pas. D'ailleurs il faudra que je lui demande s'il accepte de m'enseigner les armes. J'ai eu de la chance jusqu'ici, et si je me débrouille avec les dagues, un peu de polyvalence ne me ferait pas de mal. C'est bien beau de savoir faire des cartes et de compiler des connaissances, mais elles ne serviront à personne le jour où je me ferai tuer avant de les ramener.
Dernier soir à Sparta, nous avons le matériel, les indications, et Raoul s'est assuré d'avoir l'alcool. J'ai la tête qui tourne un peu... Comme toute veille d'expédition, nous l'avons dignement fêté. Départ dans quelques heures, avant que Solaar n'éclaire le Stallite. Nous prendrons plein nord, suivant la route de Phénice jusqu'aux montagnes où nous aurons quelques jours pour déterminer si "Thalat" existe réellement ou pas. Ensuite nous bifurquerons pour nous enfoncer dans le Désert profond. Je suis impatiente.

1re Semaine. Nous sommes partis bien avant l'aube. Et, Lorsque celle-ci nous a rattrapé, nous avons pu admirer de loin la lueur de Sparta. Nos cœurs se sont gonflés de courage, nulle pointe de mélancolie en la contemplant ainsi de loin, au contraire. De la fierté, et une résolution accrue de triompher de  ce nouveau voyage , et rentrer pour le raconter.
Qui dit nouvelle mission dit nouvelle organisation. Comme à son habitude, Stanley a tout géré de main de maître. Tout sauf une chose. Les tours de garde. A croire que le sort s'acharne sur moi. Faisant des groupes de 6, il n'y avait qu'une... "chance" sur trois que je tombe avec Dan. Évidement c'est ce qui c'est passé. Qu'à cela ne tienne, je discuterai avec Roberturo, entre deux vantards c'est encore lui que je préfère. Notre groupe  a le dernier tour de garde. C'est plus compliqué que le premier... J'ai bien failli m'endormir plus d'une fois. Mais c'est tout bonnement inenvisageable, question de principes. Et peut-être un peu de fierté...

2e Semaine. Tout comme la première, cette seconde semaine s'est bien déroulée, nous suivons toujours la route vers Phénice direction les Montagnes.

3e Semaine. Stanley nous a autorisé à prendre quelques heures pour explorer l'une des nombreuses Ruines aux abords de la route, non loin de  notre bivouac. Rodrigo ne voulait pas y aller, il est parti dans un long monologue avec Solaar en nous traitant d’imbéciles et d’irréfléchis courant au devant de dangers que nous aurions pu éviter... Je doute que Solaar lui ait répondu. Je suis donc partie en exploration avec quelques curieux. Malheureusement nos recherches se sont révélées infructueuses. La bâtisse que nous avons trouvée tombait en ruines, et au grand dam de Roberturo, pas la moindre trace d'Artefact. Tout ce que nous avons trouvé est une inscription intraduisible gravée sur une poutre. Je ne connais pas cette langue de l'Avant, mais dans le doute, j'ai recopié les écrits, je trouverais bien quelqu'un pour me les traduire.

4e Semaine. Nous entrons enfin dans le vif du sujet. Voici le vrai Sahakral. Jusqu'ici nous n'étions pas encore dans le Désert vrai, c'est chose faite. Tout le monde à l'air de bien s'en sortir malgré la rudesse du Milieu. Même Raphaël... Pour l'instant. J'ai peur que l'histoire de Thalat ne lui soit monté à la tête. Il veux prouver que Solaar lui-même le guide, et qu'il n'a besoin de rien d'autre que de sa Foi pour traverser le Désert. Malgré nos conseils, il s'est donc délesté de tout matériel pouvant aider à lutter contre l'aridité  du milieu. Curieusement, cela semble fonctionner.

5e et 6e Semaines. Après avoir dépassé une première Oasis, sous les conseils de Stanley nous avons poursuivis plus au nord pour nous arrêter à la seconde, et nous avons bien fait.  Celle -ci, bien plus grande que la première accueillait déjà 2 tribus d'Adaptés. Après nous avoir fait signe de l'attendre, Stanley à donc tâté le terrain avec les 2 familles pour finalement nous en désigner une qui nous acceptait près d'elle. Soulagés, nous avons donc pu monter un camp un peu plus élaboré dans le but de nous reposer quelques jours.
Dans la tribu de Keïta, tous se sont montrés très accueillants et nous avons tout de suite sympathisé. Pendant que certains profitaient de la halte pour se reposer vaquer à ses occupations comme Rufus entraînant ses Cerbères, d'autres se sont mélangés aux Adaptés pour échanger; et je ne parle pas que d'échange de fluides. Tandis que Rudmila diffusait et récoltait des contes, je m’intéressais plutôt à leur manière de survivre, et à leur connaissance des environs. Leurs précieuses informations m'aidèrent à tracer des ébauches de carte et à noter des amers particulièrement intéressant le long de notre route. Même Raoul a tenu à enseigner ce qu'il savait aux Adaptés, leur construisant et leur expliquant comment utiliser des armes un peu plus efficaces. Finalement sous sa carapace et ses airs bourrus, il tient beaucoup à faire tout ce qu'il peut pour protéger les autres. Être mon professeur lui a peut-être montré la voie. Il a même donné son arbalète à un enfant de la tribu qui n'a pas arrêté de se balader avec, fier comme un novice.
Enfin, entre deux discussions théologiques où nous avons appris que les Adaptés révèrent le Sahakral comme une entité à part entière,  Raphaël s'est occupé du marchandage. Contre quelques denrées et de l'huile qui les intéressait fortement, nous sommes repartis avec, à la grande joie de Rendija, des échantillons de leurs victuailles, un chameau plus jeune que Ferdinand à qui nous avons accordé sa retraite, et un Bachka, une petite bestiole censée être entraînée à détecter les Monstres de l'Obscur.
Durant la halte, il n'a pas arrêté de me suivre et de me tourner autour. Il se voulait discret mais je l'ai repéré plusieurs fois dans mon sillage. Que cherche-t'il? Je doute que ce soit du plaisir charnel, il l'a trouvé ailleurs et nous ne nous embarrassons pas de grands mots lorsque nous souhaitons la chose. Ne sachant pas ce qu'il voulait, j'ai simplement fait comme si de rien n'était.

7e semaine. Nous voilà donc repartis. Replonger dans le bain, ou plutôt le Désert, fut un peu compliqué. Dès le début du voyage, une crise a éclaté au sein de la petite meute de Rufus. Les deux jeunes Cerbères se seraient battu à mort si nous ne nous étions pas interposés. Vlad nous a expliqué qu'il s'agissait  d'un conflit résultant d'une jalousie entre les 2 plus jeunes, chacun cherchant à occuper la seconde place dans la meute. Le mâle a eu le dernier mot. Après l'avoir rassuré sur sa place de favoris, ils ont pu soigner la femelle. Cet incident a jeté un froid sur l'expédition.
Et son regard est toujours là, même s'il me suis moins qu'à l'Oasis. Et les signes ne trompent pas, je pense qu'il veut du sérieux. Quelque chose ayant rapport avec des... sentiments? J'ai beaucoup lu là-dessus, cependant mes nombreux voyages ne m'ont jamais permis de tester une relation basée sur davantage que le simple désir charnel. Je ne sais absolument pas comment gérer ça. Du coup pour me changer les idées je me donne à fond durant les leçons de Ra Oul. Il a semblé surpris que je sois si motivée à venir me faire dérouiller, mais les entraînements sont plus simples à gérer que les sentiments.

8e semaine. Ce qui devait  arriver arriva. Un matin la Foi de Raphaël ne fut plus suffisante. Il a fini par s'écrouler en délirant. Ingegerd a pu le soigner mais il est probable qu'il reste marqué à jamais. Tous les matins suivants, pour se "purifier" et se repentir de sa faiblesse, il se frotte au sable du Sahakral, parfois jusqu'au sang.
La morosité ambiante devient de plus en plus pesante. Les gens, facilement irritables, sont à fleur de peau. Cela fait des semaines que nous avons quitté le Stallite, et le climat est loin d'être au beau fixe. Avant que cela ne dégénère, Stanley a fait arrêter le convoi. Les mots d'ordre du jour sont la chasse et la cueillette. Ce soir nous ferons un vrai festin. Je prie Solaar pour que cela apaise les mœurs.
Le repas était chaleureux. Ra Oul a consenti à partager son alcool, et, combiné aux plats savoureux de Rendija, cela a mis du baume au cœur de tout le monde. Prenant mon courage à deux mains, j'ai profité de l'ambiance détendue pour arrêter de fuir. Nous avons ce soir eu l'opportunité d'apprendre à mieux nous connaître, notre relation peut à présent repartir sur de meilleures bases, nous verrons bien ce qu'il en découlera.
J'espère que la fête aura fait du bien à tout le monde. Demain il nous faudra repartir, les Montagnes sont proches.
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Hoggar

J'ai jusqu'ici tenté d'être fidèle semaine par semaine à notre avancée... mais à l'approche des montagnes j'ai perdu le fil. Nous avons été plusieurs à souffrir de cet environnement entre deux eaux, mi-désert mi-montagne, avec évidemment les inconvénients liés aux deux. J'ai donc passé plusieurs semaines de repos dans une grotte pendant que la majorité du groupe partait à la recherche de Thalat.
Il n'y a rien de  pire qu'être inactif. J'enrageais de rester sans rien faire tandis que Ra Oul ambitionnait visiblement de transformer la grotte en une halte tout confort.
Au bout d'une semaine de repos je me sentais mieux, j'ai donc pu repartir avec un petit groupe pour repérer la meilleure entrée dans le désert. Nous n'avons rencontré aucun problème particulier, et mieux que ça, nous sommes parvenus à dénicher une longue dune de sable qui semble s’étendre assez loin dans la direction que nous souhaitons. Marcher à son sommet nous permettra d'avancer bien plus vite qu'en piétinant dans le sable.
Peu de temps après notre retour à la halte, la seconde équipe d'exploration est revenue. Cela faisait deux semaines qu'ils escaladaient monts et pics, et, une fois arrivés assez haut, ils ont fait demi-tour, sur une certitude de Raphaël. En effet, celui ci avait assuré aux autres avoir vu quelque chose, une lumière, au Nord-Nord Est du Hoggar et ils sont revenus chercher ceux qui étaient intéressés pour aller avec eux, afin d'en avoir le cœur net. J'ai tout de suite signé; même Ra Oul, malgré son scepticisme, est venu avec nous.

Et nous avons bien fait. Certes nous n'avons pas trouvé de nouveau Stallite, mais le voyage valait le détour. Après un peu moins d'une semaine de marche, nous sommes arrivés non loin du site où Raphaël nous avait assuré avoir vu quelque chose. Il n'y avait pourtant visiblement rien de bien notable à cet endroit. Le ciel était tout aussi noir que d'habitude, les sceptiques ont commencé à douter... lorsque les nuages se sont déchirés. D'un seul coup, une grande faille est apparue dans le ciel, illuminant les environs de la lumière de Solaar lui même. Nous en sommes tous restés sans voix. Cela faisait presque 10 semaines que nous faisions route dans l'Obscur, et malgré l’arrêt bénéfique à Nejev, sa noirceur commençait à nous peser. Et tout ce poids s'est envolé lorsque nous avons pu assister à l'ouverture des cieux. Malheureusement, celle-ci n'a duré qu'un temps, et, en marchant vers le lieu qui s'était retrouvé éclairé nous n'avons rien trouvé de particulier. Mais qu'importe. Là où la lumière était passée, nous avons laissé un message: "Ici, le ciel s'est déchiré en deux et Solaar a éclairé le monde." Qui sait, peut-être que d'autres que nous auront un jour la chance de contempler ce phénomène miraculeux.
Nous n'avons pas trouvé Thalat, mais c'est plein d'une nouvelle ardeur que nous sommes rentrés au camp, certains sont même repartis de suite pour faire le tour du Hoggar comme c'était prévu, et vérifier rapidement que nous n'avions rien laissé passer. J'ai fait le choix de rester au camp, je pense que celui qui avait écrit le journal a dû divaguer et prendre la déchirure du ciel pour un Stallite, ils ne le trouveront donc pas ailleurs. Mais rien que pour avoir revu la lumière, je suis heureuse d'avoir été là pour la déchirure.
Quelques semaines sont passées et les valeureux aventuriers sont revenus comme prédit sans avoir rien trouvé qui vaille la peine de s'y attarder. Nous leur avons donc laissé un peu de temps pour récupérer, et nous nous sommes dirigés vers le désert.

Enfin... sortir de cet environnement montagneux que je ne maîtrise que très peu. J'allais pouvoir de nouveau aider mes camarades sans les ralentir.
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Voyage au centre du Sahakraal

Nous avons pris comme convenu par la dune de sable précédemment repérée, la suite du voyage commençait bien, la saison des tempêtes étant derrière nous, c'est relativement sereins que nous nous sommes enfoncés tout droit, en plein milieu du Sahakraal direction Nâh. Le début de semaine avait été paisible, nous n'avions aucun mal à trouver de quoi nous nourrir, et tout le monde résistait plutôt bien aux éléments, même Raphaël qui avait finalement décidé de réutiliser son équipement de Survie.
Je crois... non, je suis certaine que vu ce qui nous est tombé dessus ensuite... il serait mort s'il ne l'avait pas fait.

Un jour comme les autres où nous avancions tranquillement, les plus observateurs d'entre nous ont repéré au loin une troupe d'Adaptés dont les déplacements semblaient assez rapides. Impossible au début de dire dans quelle direction ils allaient tellement ils étaient loin... mais  nous n'avons pas tardé à comprendre qu'ils venaient globalement vers nous, et couperaient le chemin que nous avions parcouru à peine une heure plus tôt, fuyant. Fuyant... un immense  mur zébré de teintes plus ou moins noires qui semblait les talonner et par delà lequel il était impossible de voir quoi que ce soit... Nous avons rapidement envoyé nos animaux en reconnaissance, mais lorsqu'ils sont revenus la queue entre les jambes et le plumage tout ébouriffé, Vlad nous a révélé ce qui nous attendait.
Une tempête. Une tempête de sable immense, comme il n'en avait jamais vu auparavant, et qui serait là dans très peu de temps. Deux solutions s'offraient à nous, commencer à creuser pour s'improviser un abri ou faire demi-tour pour retrouver la sécurité des gros rochers  que nous avions dépassé plus tôt dans la journée. Les rochers ont été jugés trop loin, donc, derrière un petit affleurement, nous nous sommes tous mis à creuser. A l'aide des Bâtisseurs, Stanley a disposé les chameaux et le matériel de façon à nous faire rempart, tout en les préservant eux même des affres du vent et du sable. Il n'y avait pas un instant à perdre, même les Cerbères ont mis les pattes au sable pour nous aider à creuser. Puis Stanley nous a hurlé de nous mettre à couvert, ce que nous avons fait, nous entassant les un sur les autres tandis que les derniers, les plus résistants, tenaient la bâche par-dessus nous pour nous préserver du sable.

Je ne sais pas combien de temps ça a duré... dans le noir, à entendre le vent hurler a nos oreilles... mais j'ai fini par comprendre que quelque chose n'allait pas. En un instant, le vent s'est engouffré sous la bâche et a noyé ceux qui étaient le plus haut. Puis il y a eu du mouvement, une corde passée de mains en mains, et des ordres criés dont je n'entendais rien. J'ai compris l’état critique de la situation lorsque Ra Oul, au péril de sa vie, a ramené Stanley... totalement inconscient et avec une tête à faire peur. Il était le dernier à se mettre à l'abri... il n'en avait pas eu le temps. J'ai utilisé le peu qu'il me restait de voix pour pouvoir faire parvenir la situation à Ingegerd, qui a été remontée pour s'occuper de lui et le stabiliser. Ensuite... tout s'est brouillé, j'ai attendu... attendu... et sombré dans le noir.

Lorsque j'ai réémergé, la tempête n’était plus... et seuls Dan et Rodrigo étaient encore debouts. Ils m'ont dit qu'elle avait duré plus de deux jours peut être trois... Trois jours entassés à suffoquer et attendre désespérément une accalmie... et ils avaient tenu. Si je nourrissais encore quelques doutes, je dois avouer qu'à partir de là, ils se sont totalement estompés... je l'avais mal jugé et sans lui il est probable que nous ne nous en serions pas aussi bien sortis... mais je lui parlerais plus tard, ce n’était pas le moment.
Réagir. Beaucoup d’entre nous avaient souffert de la tempête, Raphaël et Rudmila par exemple, ont été très gravement touché. Plusieurs autres avaient des blessures dues au frottement du sable et Stanley était dans le coma. Puisque qu'il n’était absolument pas en mesure de s'en charger, j'ai pris la direction du camp... et j'ai regretté de ne pas avoir plus écouté les leçons d'intendance de ma mère... elles m'auraient finalement été bien utiles... mais j'ai fait ce que j'ai pu, et nous nous sommes organisés. Les blessés ont été soignés, puis les médecins et les veilleurs ont pu prendre le repos mérité.
Nous nous en sortons miraculeusement bien... les chameaux bien qu'un peu mal en point sont en bonne santé, et le traîneau aura simplement besoin d'être un peu retapé. Stanley est hors de danger, son état est stable et il se réveillera dans quelques temps. Les blessures de Raphaël et Rudmila, bien qu'impressionnantes, ont été soignées de main de maître par Ingegerd, qui nous assure que même si Rudmila est aphone pour l'instant à cause du sable qu'elle a avalé, elle retrouvera très rapidement l'usage de sa voix pour chanter et conter.

Le camp est calme ce soir... nous allons avoir besoin de repos avant de partir, mais nous sommes vivants... tous. Et si vrai miracle de Solaar il y avait, je pense que nous venons d'y assister.


(Plusieurs pages sont manquantes, racontant la fin de la traversée du désert et le départ de la nouvelle mission, on raconte qu'elles seraient restés entre les mains d'un érudit à Jéru)[/font]

La Mesa des Lumineux.

Je ne saurais dire s'il y avais quelque chose dans l'air ou si c'est notre personnalité qui ou (consistance) qui nous a initié ces rèveries..toujours est il qu'au fur et a mesure de notre avancée, certains d’entre nous se  sont retrouvé à rêver. Mais pas des rêves de chaque nuit non, plutôt des souvenirs, des souvenirs que nous avions depuis longtemps oublié, de nos jeunes années, un geste, une histoire...racontée alors que nous n'avions même pas 5 ans. Très intéressée par tous ces récit de vie, j'ai commencé a les recueillir avec l'aide de Raphaël qui lui pour le coup étudiait plutôt l'impacte psychologiques que ces souvenirs avaient sur nous.

Et nous allions bien. Très bien même. Peut être trop. Quelque chose nous galvanisait, et nous attirait immanquablement. Les écrits et les légendes raconte que ce n’est qu'en présence d'un nouveau stallite qu'un tel état pouvait être éprouvé. La question c'est posé au sein de la fraternité. Suivre cet..instinct sortit d'on ne sais ou et dévier de notre route? Ou bien continuer à la suivre tel que nous l'avions convenu?
Après un vote, nous avons décidé de suivre cette étrange sensation pour voir ou elle nous mènerais.
Et par Solaar...nous avons bien fait. Après quelques jours de marches dans le désert, nous sommes arrivés a..de la lumière..puis..un champ, un champ de rueg immense et vivace comme nous en avions rarement vu. Et derrière celui ci; un Rocher, immense et..lumineux. C'est de celui ci dont venait la clarté que nous avions aperçus. N'eut été les autres , je me serais précipité pour aller le voir de plus près. Finalement 3h et un incendie plus tard, nous nous sommes enfin rapprochés.

Nous venons de repartir de la Mesa des Lumineux. Je n'ai pas pu écrire lorsque nous étions la bas, ce lieux était trop..miraculeux. Comme..hors du temps et de la difficulté de l’extérieur, le peuple qui vie la est profondément pacifique, et pour cause, ils n'ont aucun danger a affronter. Les monstres de l'obscure qui parviennent jusque la sont brûlés par la lumière. Et le stallite est trop éloigné des chemins pour être trouvé par des voyageurs. De plus, toute notion de haine, de colère de ressentiment ou autres sentiments pouvant conduire a un affrontement leur sont tout à fait inconnue. Nous avons tenté de leur expliqué, je crois qu'ils en ont compris un peu..j’espère que nous ne les avons pas pervertie. Leur métabolisme est impressionnant, ils ne ressentent ni la faim ni la soif, et lorsque nous sommes ressortie, nous nous sommes aperçue que nous n'avions pas mangé depuis 3 jours sans que cela ne nous cause aucun problème. Nous avons choisi après beaucoup d’hésitation de ne pas rendre l'existence de ce lieux publique. Qui sait ce qui pourrait arriver à ses gens s'ils tombaient sur un groupe mal intentionné? Certains disent que le lieux se défendrait tout seul, peut être, mais on n'est jamais trop prudent. Le seul fait de savoir qu'un tel miracle existe et qu'il demeure vierge de toute influence néfaste suffit pour me donner le courage de continuer à avancer.
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(Note pour plus tard, si je prête ou commercialise ce carnet, ne pas oublier d'en ôter cette page.)[/font]

Lors de notre dernière nuit nous avons fait un songe...un songe, un songe étrange et inquiétant. Un combat, une guerre, mais a bien plus grande échelle que tout ce que nous pouvons imaginer, un monde embrasée par une lutte entre les ténèbres et la lumière, des tirs d'armes a feu en nombre impressionnant, des éclats de lumières..un bruit assourdissant..trop de choses pour avoir le temps de comprendre. Au milieu de cela..Nous. La fraternité, nous qui sommes un. Enfin presque, étrangement Raphaël ne nous a pas suivit, alors nous allons le chercher, puis, une fois tous réunis, même avec ceux de la fraternité qui ne sont pas avec nous, nous entendons, comme hurlée par des milliers d’âmes en peine, ces derniers mots."Triell'a hashliel Kuur-Ra, estolil keriniel vaaldel karell'a." Et ils virent arriver la Lune Noire, et ils surent que le monde était en péril.
Était – ce..un autre souvenir? Mais un souvenir du passé? Toujours est il que j'en suis ressortie avec cette profonde conviction, nous avons quelque chose a faire.

Nouvelles de L'ouest. Tout ce passe bien Stanley est reparti vers Sparta avec un gros groupe et a reçu des renfort en chemins. Ils ont fait la route bien plus rapidement que nous, a terme, 2 nouvelles haltes sont prévue, une à Hoggar et une Tibesti. Je n'ai aucune idée de la manière dont nous sommes au courant de cette avancée, mais il semble qu'après le rêve, nous tous, les membres de la fraternité, quelques soient notre éloignement sommes liés les un aux autres.

Nous arrivons sans encombres à Séléuca, une ville construite sur les flots reliée à la berges par des ponts. Nous sommes plutôt bien accueillis, mais à l'inspection de notre chargement les gardes  ont fait une drôle de tête. En effet, toutes nos rations de nourriture sans exceptions étaient périmées, et nous ne nous en étions pas rendu compte. Heureusement, personne n'est tombé malade pendant la quarantaine et nous avons pu ensuite rentrer dans la ville. La, il nous a fallut travailler un peu, chaque membre de l’expédition faisant appel à ces talents, nous avons pu gagner de quoi nous reconstituer un petit stock de nourriture. Raphaël défendant notre projet avec ferveur, nous avons également trouvé des sponsors, notamment 2 Nopéléens à l’affût de toutes opportunités et très intéressés par ce qui se passe à l'est. Tellement intéressés que l'un d'eux, Ack, a choisit de rejoindre l'aventure.
Nous avons décidé de nous rendre aux montagnes de la corde en empruntant le fleuve des frères. Après quelques jours à naviguer sans encombre, nous avons atteint la montagne et abandonné nos embarcations pour passer la crête à pied. Les montagnes..ça faisait un moment que nous n'avions pas eut affaire à cet environnement..et par Solaar il ne m'avait pas manqué. On ne voyait pas a plus d'un mètre, nous nous sommes tous encordés et cela nous a évité d'en perdre plusieurs. Nous nous en sommes relativement bien tiré, et nous avons trouvé un bon endroit pour faire une halte. Une caverne assez grande pour être habitée par un Urs. Mais ce n'était pas un Urs qui est venu nous rendre visite la nuit, mais un Unica. Immense, blanc, et très vicieux. Nous l'avions entendu arriver et nous étions préparé, ce qui ne l'a pas empêché de briser avec facilité notre première ligne pour se jeter sur Raphaël. Et je suis convaincue que ce n'étais pas un choix au hasard, mais bien une stratégie réfléchie. Dan , Jeros et Viren se sont interposé, et nous sommes parvenus à neutraliser la bête. S'en est suivie une longue discussion au court de laquelle Viren a tenter de nous convaincre de laisser L'Unica en vie pour qu'il le dresse.  Durant le débat, Cletus a contourné la bête et lui a tiré une flèche dans l’œil . De dépit, constatant que l'animal ne pourrait plus s'en tirer, Viren l'a achevé, nous annonçant du même coup qu'il quittait la fraternité. Je ne sais que penser de son choix..je comprend sa volonté d'aller toujours plus loin dans l'exploit..mais je reste convaincue qu'il s’agissait d'un danger trop grand pour le groupe. J’espère que Raphaël va s'en tirer.

Nous prenons quelques jour pour lui laisser le temps de se remettre, réparer l'équipement et aménager un peu les lieux avant de repartir. Pendant que les gardiens du feu s’entraînent pour se sortir la tête du combat de la veille, je vais voir le futur maître des lieux. La discussion avec Viren est compliquée, mais nous parvenons tout de même à dresser des plans pour que la future halte soit aménagée de manière satisfaisante. Avec une petite source en contrebas et quelques fortifications, elle sera même très accueillante. Viren va enfin pouvoir se poser et développer vraiment un endroit comme il le souhaitait depuis longtemps. Enfin...si nous parvenons a nettoyer définitivement la place. La seconde nuit , alors que nous pensions enfin pouvoir nous reposer, une ombre immense vient boucher l'entrée de la grotte. Elle n’était pas si inhabitée que ça. Un grand humanoïde..poilus, avec une tête tenant plus de la gueule de loup que du visage humain. Je frisonne..je ne l'avais jamais vue, mais je l'avais déjà entendue..et elle m'avait fait prendre les jambes à mon coup et blesser Rudmila qui essayait de me raisonner. Pas de doute, nous faisions face à un hurlant. Cette fois ci, je tiens le coup..mais valentin a plus de mal...je  vois devant moi Valentin pâlir et devenir aussi actif qu'une statue. Et la.. ce bruit...cet effroyable craquement d'os qui nous transperce au plus profond de notre être. Je hurle, je crois que je ne suis pas la seule. La suite des événements est plutôt floue. J'ai tiré beaucoup de carreaux et je n'ai repris conscience de ce qui se passait que grâce à Dan . Alors j'ai compris. Le Hurlant était mort depuis longtemps, Jeros n'avait plus de bras droit Rodrigo plus de main, Nerys plus un bras droit en charpie..beaucoup étaient couvert du sang noir de cette abomination. Noir..comme les yeux de Raoul après qu'il se soit fait touché par la Ghast. Je choisis de  surveiller les blessé histoire d'être certaine que nous n'ayons pas de mauvaise surprise post combat.

A peine avons nous le temps de soigner nos blessé qu'un autre événement survient. Se présente à l'entrée de la grotte un homme, peau claire, cheveux platines, baraqué, avec un équipement en très mauvais état et portant le symbole des croisés. Il c'est présenté sous le nom de Io, et dit vouloir rejoindre Istan et Nople, il aurait croisé le Hurleur sur son chemin et décidé de lui donner la chasse seul, et visiblement sur de lui. Il s’assoit avec nous et nous fait le récit de la Croisade.
Il parlait de charge d'Hurricanes menés par un spécimen albinos, de monstres de plusieurs kilomètre de long, de la traversée d'une mortezone...quelque chose de digne des récit les plus rocambolesques qu'on raconte aux enfants le soir. Tout ceci parait plus qu'improbable, même s'il en a l'air profondément convaincu. Une chose intéressante qui ressort de ces récit c'est qu'il semble disposer d'un meilleur abris que celui que nous voulions créer. A coté de la sources des fleuve des frères, plus spacieux, et exactement la d’où nous voulons repartir. Nous décidons d'attendre quelques jours de plus pour développer la halte, et attendre les renforts. Nerys, Jeros et Viren vont rester sur place. Au bout de 2 semaine après aménagement de la halte, les renforts arrivent. Ils vont être une petite dizaine à rester, une semaine supplémentaire se passe le temps de faire la passation et nous repartons en ayant récupéré un soigneur et deux défenseurs.
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« Modifié: 31 janvier 2018 à 07:42 par merson »
Fais que le rêve dévore ta vie afin que la vie ne dévore pas ton rêve .

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Les livres de comptes de Stanley, Convoyeur de Sparta
« Réponse #9 le: 31 janvier 2016 à 19:15 »
Les livres de comptes de Stanley, Convoyeur de Sparta

Note du compilateur: Les textes qui suivent compilent les parties des livres de comptes consacrées, non aux comptes eux-mêmes, mais à la vie de la Fraternité; on n'y trouvera donc aucune comptabilité. Le choix de ce titre ne doit pas être pris pour autre chose qu'une citation de la source de ces textes, afin de clarifier le contexte de leur écriture originale.

Note: Bien que le calendrier Phénicien ait une large influence à Sparta, les indications des pages suivantes respecteront le comput Nâhien, et ce pour deux raisons: La première c'est que la météorologie des régions que nous serons amenés à traverser est mieux représentée de cette manière, et la seconde est que les membres de la Fraternité viennent majoritairement de régions de Solaria où le calendrier Phénicien est purement et simplement inconnu.


Sparta

Me voici de retour à Sparta... Le Stallite est déjà en légère ébullition, même si je pense que les Célestes non informés n'en ont pas encore conscience. Une précédente caravane a semble-t-il déjà transmis des messages... Mais les Phéniciens ont considérablement accéléré les choses; là, nous ne sommes arrivés que depuis quelques jours, et leurs capacités de travail ont déjà bluffé les artisans locaux; même nos dirigeants en sont légèrement groggy. Pour l'instant, tout cela reste assez discret.

Comme toujours à la fin du Vent, un gros afflux de Marcheurs est en train de se réfugier au chaud; entre ceux qui hivernent, les Phéniciens qui suivent leurs propres agendas et ceux qui se sont faits malmener par l'Obscur, c'est une coalition d'ultimes paumés qui projette déjà de nouvelles expéditions, sous les yeux écarquillés des Célestes, dont certains qui vont se laisser tenter par l'appel de l'Obscur et se glisser dans un groupe.

Phédoria m'a demandé de nouvelles idées. J'ai un peu laissé traîné mes oreilles et j'ai alpagué quelques types qui ont des idées de grandeur. Elle a suivi immédiatement. Encore quelques soirées de taverne et j'ai pu recruter des candidats à la Marche dont les compétences nous manquent encore. Quelques litres de chauffe ont suffi pour "huiler" les relations humaines et, si chacun a sa propre manière d'adhérer aux projets de la Fraternité, tous y adhèrent sincèrement.

De ce que je sais, Okhaen a l'air d'être un cloaque; même si ses habitants ne semblent pas très curieux, c'est un voisin à quelques semaines de Marche, un recours éventuel... L'expédition n'est pas difficile à préparer; les plus expérimentés ont les idées assez claires sur les besoins du groupe, je n'ai le plus souvent qu'à ouvrir mon réseau de contacts et laisser d'autres, bien plus doués que moi, marchander. Pour la route elle-même, on a mis au point un tracé assez court, repéré quelques points d'eau d'ici au fleuve et puis on improvisera pour la traversée; au delà, on parle d'une Mortezone à contourner, rien d'inquiétant.


Okhaen

La route s'est bien passée. Nous avons bien failli perdre Rufus dans un crocodile, mais rien de définitif. Elizabeth a réalisé l'exploit de nous trouver un gué dans le Marais; ajouté à notre trajectoire plus tendue, voilà qui raccourci la route de plusieurs semaines en tout. Quant à la Mortezone, elle pose encore moins de problèmes que prévu...

Okhaen est franchement un endroit désagréable peuplé de Célestes désagréables menés par des dirigeants désagréables. Après avoir ainsi pris la mesure de l'endroit, nous sommes repartis au Sud-Ouest pour prendre contact avec une communauté d'Adaptés qui semblent accueillants, et cartographier les environs. Après discussion, nous avons pu envisager un plan permettant de donner de meilleurs moyens technologiques au Stallite, de rapprocher les Terreux des Okhaenites et enfin d'ouvrir le Stallite au reste du monde. Ne restait plus qu'à convaincre les Sedar Bissa, ce qui a été finalement assez facile, moyennant que le plan permette au dirigeant de maintenir sa place.


Sparta

Cette fois-ci, on attaque le gros morceau: Aller fouiner dans le centre du Sahakral, avec l'objectif de poser des jalons pour une route entre Sparta et les Stallites du Nord-Est de Solaria. J'ai proposé d'investir dans du matériel complémentaire pour supporter une longue expédition dans le Désert profond; malgré nos nombreuses relations, il nous faudra acquérir pas mal de choses par nous-mêmes, alors nous nous sommes tous mis au boulot. Nous avons profité des premières semaines pour, outre ces achats fermes, faire le point sur les besoins des uns et des autres et mutualiser les profits. Au total, nous sommes restés ici jusqu'à la fin de Rê. Afin d'éviter d'entrer dans le Désert profond pendant le Vent, nous sommes partis dès que le matériel a pu être réuni.

Effet imprévu de nos recherches cartographiques, nous avons exhumé du fatras de ce vieil Hibour de Sesekhan un récit faisant allusion à Thalat, une cité sacrée aux yeux des hommes du Désert. Je n'y crois pas une minute, mais Raphaël et plusieurs autres y tenaient, alors j'ai concédé quelques jours de recherches dans la région où Thalat se situerait possiblement, une région pas trop dangereuse puisqu'elle englobe le Hoggar, un amer qui nous servira de refuge si besoin.

Pour le reste, je ne sais pas si et quand nous reviendrons. Je gage que Sparta aura changé de visage et que le grand chambardement sera déjà en marche.


De Sparta au Hoggar

Première partie plutôt aisée: Rejoindre le Hoggar par la route. Sur les 3 semaines au milieu de la route de l'Avant, certains ont fait un ou deux arrêts dans les Ruines environnantes, mais sans surprise ils n'y ont pas trouvé grand-chose. Après les Collines du Sable et le Marais des Chaos, on est entrés dans le Désert vrai; comme tout allait bien, j'ai évité un arrêt prolongé à l'Oasis du Chaos, qui d'ailleurs était déserte, pour pousser directement à notre première étape, l'Oasis de Nejev, à mi-chemin du Hoggar, profitant ainsi de la relative et provisoire clémence du Vent.

A Nejev, nous avons trouvé deux tribus en bivouac long, dont l'une manifestement là pour commercer; la seconde, je l'ai pas sentie. Plusieurs des nôtres voulaient rencontrer les hommes du désert, et ça s'est bien passé avec la tribu de Keïta; on a quasiment vécu avec eux pendant une semaine, dont j'ai profité pour pressentir les intempéries en gestation sur notre itinéraire.

Ne voyant rien de méchant venir, nous avons relancé la caravane. Le redémarrage s'est fait sous les meilleurs auspices, mais très vite les deux jeunes Cerbères de Rufus se sont battus jusqu'au sang; on les a récupéré tous les deux dans un sale état. Ensuite, je ne sais pas ce qui s'est passé, mais les semaines suivantes ont été moroses; Roberturo m'a fait part de quelques uns de ses doutes, mais je le trouve un peu alarmiste. Avec un peu d'aide de la cuisine et des clowns, on a quand même pu remettre tout le monde en selle, et je compte sur l'arrivée dans le Hoggar à la fois pour remotiver le groupe et pour ménager un peu de repos...

Arrivés dans le Hoggar, entre deux crises de mysticisme de Raphaël, une expédition de reconnaissance est partie chercher Thalat; ils sont revenus avec une déchirure ponctuelle du Noir-Nuage. Tous ont été très impressionnés par le phénomène, mais personnellement, j'ai surtout été impressionné par la coïncidence, le fait que ce soit arrivé précisément à leur passage... Le bon côté de ce long arrêt, outre le fait qu'il a permis de remotiver la Fraternité, est qu'il a permis à Ra Oul et aux Bâtisseurs d'aménager un solide embryon de Halte. Par ailleurs, un autre groupe a pu faire une excursion vers l'Est pour reconnaître la route, nous pouvons repartir sur des bases saines.


Du Hoggar à Nâh

Le Vent nous a semble-t-il fait une farce de bien mauvais goût; alors qu'il en avait fini, il nous a subitement rejoué sa partition. Pour être honnête, je ne me souviens de pas grand-chose depuis ma sortie de coma. Réséda m'a expliqué que, grâce à Ra Oul qui a risqué sa vie pour m'extraire du vent, j'avais échappé de justesse à la mère de toutes les tempêtes de sable; à ce que disent mes compagnons, j'ai fait tout comme il fallait, je ne peux pas m'en vouloir. Curieusement, même si cela doit être de bien mauvais souvenirs, j'aimerais que ma mémoire revienne; je crains qu'il ne faille faire sans... Le bon côté des choses, c'est que les livres de comptes, tenus par Réséda pendant ma torpeur, sont impeccables; elle n'aime pas cette tâche, mais elle est très méthodique.

A mon réveil, l'état de la Fraternité est déplorable. En mon absence, Elisabeth a défini la route, mais elle a fini par crouler sous la charge de travail et s'est trompée plusieurs fois, nous jetant vers une Mortezone, dont le contournement a abouti à un Marais dangereux. Et pour couronner le tout, un Monstre de l'Obscur a attaqué, répandant la mort. Mais ils s'en sont sortis et ont trouvé un refuge où je me suis réveillé. En constatant la déviation de chemin, mais également que j'ignore totalement où nous sommes, j'ai préféré être rassurant et suivre mon instinct (et les précieuses remarques d'Elisabeth et Réséda) pour fixer un cap. Je n'ai aucune idée des endroits que nous nous apprêtons à traverser; je me sens subitement comme nos pères fondateurs de la Marche...

Après plusieurs semaines, nous tombons sur des Adaptés campant dans une oasis proche. Ils nous ramènent, le moral revient, et nous retrouvons un cap fiable. Nous recueillons cinq Rokéens rescapés d'une expédition ratée vers Nâh, sauvés du Désert par les nomades. Après ripailles et divers rituels, nous reprenons la route, direction le Fleuve des Âmes Perdues, sans histoires. Le Fleuve nous parle, différemment à chacun; Rudmila s'amuse de nos réactions, et je reconnais que c'est particulier, ici. On rejoint d'autres groupes le long du Fleuve, puis nous sommes guidés par les Volontaires Nâhias.

On triomphe, c'est normal, mais mes compagnons prennent conscience lentement d'une évidence: Ici, personne ne nous attend, personne ne connaît notre exploit - et à vrai dire, les autorités Nâhiennes ne nous voient pas d'un si bon oeil. Après du repos et pas mal de petit commerce pour financer notre train de vie ici, il est temps de penser à la suite. Pendant notre expédition, le grand chambardement a eu lieu: Phénice a vomi toute sa puissance de feu sur l'Obscur, pour lui arracher les Syrthes. Le coup de force a brillamment fonctionné et nous apprenons que les frontières orientales sont de nouveau perméables. C'est plus qu'il n'en faut pour donner des idées: Prendre tout le monde de vitesse en ré-ouvrant les routes de l'Orient vers Jéru et La Cité des Ponts, et en y construisant des Haltes. La Fraternité, qui ne souhaite pas abandonner la route nouvellement jalonnée dans le Sahakral, se scinde en deux et recrute à tour de bras. Il est temps pour moi de retourner à ma famille...


Retour à Sparta

J'ai pu reconstituer un gros groupe pour tracer un voire deux raccourcis par rapport à notre nouvelle route, et Rufus, resté à Nâh, doit recruter un groupe qui suivra nos traces, tandis que nous recruterons un groupe à Sparta. A terme, nous établirons une Halte dans le Tibesti et une dans le Hoggar, tandis qu'un groupe itinérant fera le lien et préparera le terrain pour des raccourcis et de nouvelles Haltes.

Nous avons réussi un joli tour de force en traçant un raccourci presque direct entre Nâh et le Tibesti, et en trouvant sur place un bon lieu pour une Halte. Une longue pause s'ensuit en attendant l'arrivée du groupe Tibesti qui viendra fonder véritablement la Halte; ce n'est pas du luxe, car nous avons quasiment couru tant notre progression a été rapide. Tunç et Ardeshur arrivent sans encombre sur nos traces; le groupe Tibesti est prêt à en découdre avec les lieux. Après avoir vérifié que tout se passait bien, et fait une longue campagne d'exploration et d'accaparemment des ressources environnantes, nous sommes repartis presque plein Ouest.
« Modifié: 20 août 2017 à 12:35 par merson »
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Et les fantasmes haineux de notre nazitude te révèlent les fastes de la solitude. H-F Thiéfaine
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #10 le: 21 mars 2016 à 12:20 »
3e Semaine. Stanley nous a autorisé à prendre quelques heures pour explorer l'une des nombreuses Ruines aux abords de la route, non loin de  notre bivouac. Rudolfo ne voulait pas y aller, il est partit dans un long monologue avec Solaar en nous traitant d’imbéciles et d’irréfléchis courant au devant de dangers que nous aurions pu éviter... Je doute que Solaar lui ait répondu. Je suis donc partie en exploration avec quelques curieux. Malheureusement nos recherches se sont révélées infructueuses. La battisse que nous avons trouvé tombait en ruines, et au grand dam de Roberturo, pas la moindre trace d'artefact. Tout ce que nous avons trouvé est une inscription intraduisible gravée sur une poutre. Je ne connais pas cette langue de l'avant, mais dans le doute, j'ai recopié les écrits, je trouverais bien quelqu'un pour me les traduire.
C'est qui Rudolfo?

Sinon, j'ai fait les corrections  ^-^
« Modifié: 21 mars 2016 à 12:41 par merson »
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #11 le: 21 mars 2016 à 13:24 »
C'est qui ce "il" qui tourne autour de Réséda ?
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #12 le: 21 mars 2016 à 14:18 »
C'était Rodrigo, mea culpa, j'ai fait un mixte étrange.
à JK : tu voudrais bien savoir hein?^^
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #13 le: 21 mars 2016 à 14:46 »
Chuis sûr c'est Dan :)
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #14 le: 19 avril 2016 à 10:12 »
Maj, bon certes un peu tardive, mais elle est la^^
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #15 le: 19 avril 2016 à 10:37 »
Yumi-Yumi!
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #16 le: 07 mai 2016 à 13:59 »
Je voulais faire mon résumé des trois dernières sessions et je me rappelle de tout SAUF...du finish de la dernière. Mortezone, voix bizarres, contournement puis foncer dans le tas....et blanc.
Me rappelle pas être arrivé à l'Amer...mais peut-être Fée et moi étions déjà partis...
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #17 le: 08 mai 2016 à 19:12 »
Foncer dans le tas, sables mouvant, la moitié du groupe d’éclaireur a failli y rester, mais au final on a dégagé tout le monde sauf la petite cerbère de Rufus. Mais les sables ont fait des dégâts, il me semble que nous nous sommes arrêté juste après que nous  ayons décidé de faire demi tour pour regagner le campement .
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #18 le: 08 mai 2016 à 23:21 »
C'est ça ! On avait fait 2 groupes, un en explo l'autre au campement...sables mouvants et je crois qu'on a une personne dans le coma quand même non ? Pas la médic ?

Bon, je ponds mon résumé prochainement. 3 séances d'un coup, bam.
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #19 le: 21 mai 2016 à 21:02 »
Voilà, 3 séances de résumées (ce fut long, mes excuses...).

La pénultième et l'antépénultième, que Réséda avait faites dernièrement, ça permettra d'avoir d'autres points de vue, et la dernière :)
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #20 le: 21 mai 2016 à 23:55 »
IL faut que je m'occupe des marécages également, et de souvenirs, c'est comtesse qui a failli y laisser la vie, il me semble qu'ingegerd etait restée au camp pour s'occuper des blessé, de fait sa présence en mission de reconnaissance me parait plus qu'improbable^^
Et Rufus a perdue sa jeune cerbère.
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #21 le: 22 mai 2016 à 00:00 »
La Cerbère c'est noté oui :)

Pour Ingegerd, ça m'avait justement choqué, du coup je suis sûr de moi à 95% :) (le 5% restant c'est si j'ai cru que la personne quasi morte était la médic mais que c'était pas elle en fait ;) )
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #22 le: 07 juin 2016 à 15:21 »
Dernière séance faite. Pas trompé cette fois ?
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #23 le: 07 juin 2016 à 17:09 »
Non, ça a l'air bon  ^-^
« Modifié: 25 août 2017 à 14:12 par merson »
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Re : [Dark Earth] Solaria: Les carnets de route (Résumés)
« Réponse #24 le: 13 juin 2016 à 13:11 »
Ca fait combien de temps qu'on est parti pour Okhaen et combien de temps pour notre marche actuelle ? Merci
Là  où je marche, c'est chez moi. [align=right](proverbe indien)[/align]