Auteur Sujet: Résumés des parties  (Lu 98 fois)

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Luciole

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Résumés des parties
« le: 22 septembre 2019 à 16:34 »
Un petit topic pour poster les résumés qu'ils soient succincts ou romancés ^^
« Modifié: 22 septembre 2019 à 16:40 par Luciole »
Fais que le rêve dévore ta vie afin que la vie ne dévore pas ton rêve .

Luciole

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Re : Résumés des parties
« Réponse #1 le: 22 septembre 2019 à 16:35 »
Les récits de Sibylle

Prélude :
C’est fait. J’ai fui. J’aurais dû le faire depuis des lustres, mais il faut croire que mes chaînes étaient trop solides jusqu’alors. Ou peut être manquais-je tout simplement de courage? Quoi qu’il en soit cette lettre est une bénédiction, arrivée à point nommé pour me donner une raison de quitter cette Cours de serpents. J’imagine déjà la fureur de mon père et le soupir de dédain de ma mère lorsqu’ils s'apercevront de ma disparition. Ils croiront sans doute que ce n’est qu’une petite escapade de plus à travers Val Royaux..mais non. Cette fois c'est tout le continent que je vais traverser.
L’aventure, enfin.
Me sentir utile, enfin.
J’étouffe au milieu de ces froufrous et de cette farce qu’ils appellent le “noble jeu”. Un ramassis d'orgueilleux et de “m’as tu vus” qui n’accordent d'intérêt qu'à ce qui pourrait mettre encore plus en avant leur petites personnes. Des mots et de la poudre yeux. Alors qu’ils auraient le pouvoir de faire tellement..quel gâchis.
Alors moi j’agirais. Hors de questions que je reste plus longtemps prisonnière des interminables cérémonies et bals de présentation, je sais parfaitement ce que cherchent à faire mes parents...j’ai 26 ans, perpétuer la grandeur de la famille participer au renforcement de nos alliances politiques en contractant un mariage digne de ce nom...je sais pertinemment que c’est ce que l’on attend de moi, mais il est hors de questions que j’échange les chaînes familiales contre celle du mariage. C'est ma dernière chance de leur montrer qui je suis vraiment. De leur faire comprendre qu’on peut faire de grandes choses et mériter le respect sans forcément prendre part à toutes leurs pitreries.
Répondre à l’appel de Cornélia sera le meilleur moyen d’y arriver. Je me souviens encore de ses récits, de ses connaissance et de sa prestance lorsqu’elle était passé à Val Royeaux.. la Cour avait parlé d’elle pendant un bon mois même après son départ. Certains en mal, du fait de l’abandon de sa position au sein de sa famille; mais certains en bien, disant qu’il faudrait plus de personnes comme elles pour faire changer les choses. Je serais de celles-la.

Le début du voyage

Le voyage jusqu'à Alam c'est plutôt bien déroulé, et ce, particulièrement grâce au fait que Lanaya m’ai rejoint. J’avoue que je n’avais encore jamais tenté de voyage aussi long, et sa présence ainsi que ses réflexes de survie et aptitude au combat nous ont été très utiles. Nous avons rejoint une caravane qui a emprunté la route impériale, le trajet a été assez calme, puis, une fois à Tévinter nous avons pris un bateau pour rejoindre directement Alam. Nous n’avons pas vraiment eut le temps de visiter la ville, j'espère pouvoir le faire plus tard. La villa de Cornélia se situait au Nord-est, près de la chaîne de montagne qui borde l’enclave et marque la séparation avec les territoires Qunaris. Le manoir est assez grand et bien décoré sans pour autant être trop extravagant. Cornélia a réunis tous ces invités autour d’un repas, et je dois avouer que je n’avais jamais vu de table aussi hétéroclite. Cornélia m’a demandé si je souhaitais que ma servante s’assoit à nos côté, lorsque j’ai répondu qu’elle était libre de faire ce qu’elle voulait, le Tévintide aussi avec nous a tiqué. Commençons par lui donc.

Caligula Aurelius :
Mage tévintide, au vu de sa tenue il vient d’une famille plutôt aisée même s’il a sacrifié le côté grandiloquent à la praticité d’une robe de mage faite pour le voyage. Il est resté plutôt silencieux pendant le repas, nous observant tous, visiblement plutôt méfiant. Je me demande ce qui a poussé un homme de son statut à répondre à l’appel de Cornélia.

Alan de Lothering :
A l'opposé de Caligula sur l'échelle sociale. On voit qu’il est d’origine plus que modeste, mais on sent également qu’il est débrouillard. Habits pratique, silhouette fine, dague au côté, aussi discret qu’un chat.

Télin :
Elfe esclave, elle n'était pas assise avec nous mais nous servait pendant le repas, sans perdre une seule miette de ce qui se disait. Je l’ai entendu demander à Cornélia si elle pouvait nous rejoindre. Elle est encore plus fluette que moi, mais elle s'est équipé d’un bâton de mage, donc je suppose qu’elle doit avoir des talents cachés.

Lanaya :
Si je fais un tour de l’équipe il serait injuste de ne pas mentionner ma camarade de voyage, ma protectrice, une elfe également, au service de ma famille depuis des lustres, chargée personnellement de ma protection sans qui je ne serais pas ici aujourd'hui.Aussi douée en combat qu’elle est silencieuse dans les discussions. Voilà bien longtemps que je la vois davantage comme une amie que comme une employée.

Ce trouvaient également avec nous un nain d’Orzammar, un certain Bridak, ainsi qu’un Qunari, ou plutôt un Tal Vashoff, nommé Tornag, tout aussi causant que Lanaya. Cornélia n’a pas tardé à rentrer dans le vif du sujet. Il y a 15 ans, lors de la visite d’un très ancien Thaig nain, son frère Bélisar a disparu. Apparemment il aurait trouvé une ancienne technologie fabriquée par les nains et les elfes qui l’aurait transporté en un autre lieu, une prison centrale que les nains utilisaient il y a  plusieurs milliers d’années de cela. Aujourd’hui, après des années de recherche, elle a enfin une piste grâce à Tornag. A quelques heures de marche au nord est de son manoir, de l’autre côté de la vallée abritant un campement Qunari au bout d’un chemin rocailleux entre les montagnes il y a une grotte, au fond de cette grotte il y a une porte fermée, et derrière cette porte il y aurait un très très ancien thaig nain du nom de Kovor. qui mènerait à la prison dans laquelle serait retenu Bélisar. Aujourd’hui, grâce Bridak, Cornélia a la clef pour ouvrir cette porte et aller chercher son frère. La ou la partie devient intéressante c'est que personne ne sait à quoi nous devons nous attendre tellement le thaig est ancien. Les nains ont perdu toutes traces de sa construction ou des défenses qu’il pourrait contenir. Nous partons donc à l’aveugle. J’ai hâte. Cornélia sera de la partie également, et pour nous accompagner, en plus de son elfe mage, elle amène avec nous le nain, la capitaine de sa garde, une certaine Razal qui semble avoir pas mal l'expérience du terrain, ainsi que deux gardes, Bélial et Trhor. Le départ est prévu pour le soir même. Après une petite visite du manoir, une discussion avec le jeune fils de Cornelia et un entraînement à l’arc, je me repose quelque heure et le départ est lancé.

Vers le Thaig

Le début du voyage vers la première chaîne de montagne se passe sans encombre, le groupe est plutôt silencieux, même si nous avons tous répondu présent pour Cornélia nous demeurons des étrangers. J’imagine que cela viendra, ne dit-on pas que le voyage forge l’amitié?
C’est juste avant de prendre le chemin pour descendre dans la vallée que nous avons entendu du bruit. Layana est partie en éclaireur et nous a rapporté une situation assez critique, Un groupe de Qunari attaquait les tévintides gardant la frontière. 6 Qunaris contre 3 gardes encore debout. Razal était pour éviter de s’en mêler, mais pour moi il était hors de question de laisser mourir ces gardes, et si les qunaris gagnait ils auraient pu redescendre sur le manoir. Cornélia étant du même avis, nous avons prêté main forte aux gardes. C’était une bonne occasion pour voir les compétences de chacun. Sur le plan martial c’est Layana qui s'est distinguée en occupant une bonne partie des qunaris. Sur le plan magique je dois avouer que Caligula était plutôt doué. Cornélia était visiblement un peu rouillée mais a repris du poil de la bête en fin de combat. J’ai aidé comme je pouvais du haut de mon perchoir, même si elles n’étaient pas aussi efficace qu’une lame, mes flèches ont fait mouche à chaque fois. Je n’ai pas vu Alan faire démonstration de ses talents, mais on ne peut pas avoir des yeux partout. Si nous devons nous battre dans les tréfonds je suis certaine qu’il sera plus efficace avec une dague que moi avec un arc. Télin quant à elle semble avoir des talents de guérisons qui nous seront également précieux. Le résultat de l’escarmouche est de 2 survivants chez les tévintides et un qunari qui est parvenu à s’enfuir. Le garde le plus en état nous a dit qu’ils se sont fait surprendre, et prévenus que si nous continuons par la, car ce groupe n'était peut être qu’une avant garde. Après les avoir soigné, Cornélia a fait preuve d’autorité pour éviter que les gardent ne posent trop de questions sur la raison de notre présence, et nous avons repris la route.
« Modifié: 22 septembre 2019 à 16:39 par Luciole »
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Luciole

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Re : Résumés des parties
« Réponse #2 le: 29 septembre 2019 à 23:01 »
Il faisait intégralement nuit lorsque nous sommes redescendu dans la vallée pour trouver le guet et passer à l'est du camp Qunari. L'obscurité aurait dû jouer pour nous, mais il faut croire que ce peuple de guerrier bénéficie en plus d'un talent martial certain, également d'une très bonne ouïe. Ou alors que nous n'avons pas été aussi discrets que nous l'espérions, au choix. Je préfère dire que l'ennemie était meilleur. Toujours est-il qu'un petit groupe d'éclaireurs nous est tombé dessus. Les entendant venir, j'ai profité de l'intervalle pour grimper lestement dans un arbre et avoir une vue aussi dégagée que possible pour tirer. Je n'ai pas perdu la main, mes nombreuses escapades de jeunesse à utiliser l'arbre près du balcon pour esquiver la surveillance des domestiques a servi. Nous sommes rapidement venus à bout de ce petit groupe d'éclaireurs, mais l'un d'eux nous a échappé, car en plus du talent martial et de l'ouïe, les Qunaris sont d'excellents coureurs. Nous avons donc rapidement repris le chemin des ruines, avec un peu de chance, ils penseront que nous sommes partis à l'Est. Nous tentons une fois de plus la discrétion..sans guère plus de succès que la première fois. Finalement cela vient peut être de nous. J'ai même eu l'impression d'être plus discrète que le voleur..je me demande si le bâton qu'il transporte ne l'encombre pas trop.
Toujours est-il que nous avons eut le droit cette fois-ci à un groupe plus nombreux, et certains en armure lourde. Par chance pour moi, il y avait encore des arbres. Les ayant entendu venir, nous nous sommes positionnés en embuscade. Et nous avons été terriblement efficace, Alan a réussi à se placer en retrait pour attaquer un des qunaris de dos..j'ai à peine eu le temps de le voir passer sa lame sous la gorge du pauvre bougre qu'il avait de nouveau disparus avant même que sa victime ne touche le sol. Bon, par contre avec les cônes de flammes de Cornélia, je pense que tout le camps a dû nous voir.

Dans les tréfonds

Nous rejoignons rapidement la caverne, puis, après un peu de marche, nous retrouvons la porte. Grande, très grande porte naine. Bridak ressemble à un gamin devant un nouveau jouet, je n'ai rien compris à ses manipulations mais il a observé des symboles, poussé des trucs, mis la clef dans une cavité que je n'avais même pas vu...et la porte c'est ouverte, en 8 parties différentes. L'air qui venait de l'intérieur était assez vicié, mais nous nous y attendions. Nous sommes tous rentrés et il a refermé derrière nous. Par sécurité je lui ai demandé de rouvrir, juste pour vérifier qu'il pourrait le faire. Il l'a fait..et a cassé la clef...la porte restera donc grande ouverte jusqu'à la fin maintenant. Au moins ne serons nous pas coincé, mais j'aurais préféré que les qunaris ne puissent pas nous rattraper tout de suite. Avant de nous enfoncer dans les tréfonds nous avons choisi de prendre quelques heures de repos. J'ai pris le premier tour de garde avec Layana. Pendant plusieurs heures nous avons entendu des bruits lointains, puis au terme de la troisième ils commençaient à se rapprocher, nous avons réveillé tout le monde et le choix a été fait de se mettre en marche sur le champ. Je me reposerais plus tard. Un couloir, un long couloir qui descend encore et toujours. Des inscriptions sur le mur de temps en temps, que Birdak a l'air de reconnaître sans pour autant savoir les déchiffrer, puis sur la gauche une porte ouverte, enfin ouverte...en lambeaux plutôt, menant sur une petite pièce qui semble avoir été utilisée il y a très longtemps comme corps de garde au vu des râteliers et des armes rouillées qui s'y trouvent. L'odeur à l'intérieur de cette pièce est vraiment pestilentielle. Après analyse elle vient de la 20 aine de cocons enroulés autour de formes plus ou moins humanoïde qui sont pendus au plafond. Je n'y aurai pas prêté attention si je ne m'étais pas rendu compte que l'un de ses cocons laissait échapper une substance visqueuse, qui avait formé une flaque sous lui. Une flaque de sang, encore liquide. Donc quel que soit l'habitant il a été tué récemment. Deux conclusions logiques s'imposent à nous : les araignées capable de faire ça sont toujours présentes, et elles partagent visiblement les tréfonds avec soit des hommes, soit des engeances. Grâce à un système habile d'Alan nous faisons chuter l'un des cocons pour en avoir le cœur net et le verdict tombe : engeance. Donc, nous avons des Qunaris derrière et des araignées géantes et engeances devant. Parfait.
Avant d'aller à la rencontre de tout ce bazar, Lanaya et moi demandons aux autres de pouvoir nous poser quand même quelques heures pour récupérer à notre tour, ce qu'ils acceptent. Après avoir récupéré quelques heures nous avons repris la route vers la dernière porte qui nous mène vers le Thaig.

Le thaig de Kovor

Au fond du couloir, une autre porte , un levier, nous nous préparons tous à un nouveau combat, prêts à recevoir tout ce qui se trouvera derrière. La porte s'ouvre dans un grincement affreux qui se répercute le long des couloirs...et je suis aveuglée. Aucun de nous ne s'attendait à cette lumière blanche qui a jailli de l'autre côté de la porte, venant d'on ne sais ou..s'il y avait eu une armée, ils nous auraient facilement abattu pendants les quelques minutes que nos yeux ont pris pour s'habituer à la luminosité..heureusement, il n'y avait qu'un hurlock, qui fonçait vers nous l'épée levée. Nous nous préparions à le réceptionner lorsque nous avons été doublé. Une araignée lui a sauté dessus. Une belle araignée...qui lui a tranché le haut du crâne d'un seul coup de pattes avant de commencer à l'emmailloter dans ses filins. Visiblement, plutôt que de courir nous attaquer, il la fuyait elle. Je ne bouge pas, pour l'instant elle ne semble pas en avoir après nous, mes compagnons ne bougent pas non plus. A vrai dire, je suis plus fascinée par la taille de cette araignée qu'autre chose...
Elle finit par nous repérer, hésite, puis finalement abandonne son butin et repart dans un cliquetis caractéristique vers l'endroit d'où elle venait, ce qui nous laisse le loisir d'observer plus en détail les lieux.

La salle est immense, et nous pouvons la discerner parfaitement maintenant que nos yeux sont habitués à la lumière. Lumière naturelle qui semble venir d'un cercle de roches brillantes au plafond, plafond duquel semble prendre un édifice au centre de la pièce. Cet édifice peut être rejoint grâce à un escalier en colimaçon duquel il vaut mieux ne pas glisser...car tout autour se trouvent d'immenses pics, partant du sol et remontant en pointe ...Sûrement la prison. A notre gauche, taillé dans la roche se trouve un grand bâtiment de pierre, pareille à notre droite. En face comme je l'ai dit, le champ de pic entouré d'un muret, l'escalier et le bâtiment qui pend du haut.

Et derrière tout ça, des bruits de bataille. Sans doute des araignées et des engeances. Nous choisissons d'aller explorer l'un des bâtiments, quand j'ai le malheur de me faire la réflexion que le combat concernait peut être Bélizar, idée que Caligula s'empresse de rapporter à Cornélia, qui fait sans surprise volte-face et se précipite vers les bruits de bataille. En la suivant, nous tombons sur un groupe d'une dizaine d'engeances qui se battent contre des araignées, dont l'une est particulièrement grande..et sur laquelle un homme assez âgé est assis et vocifère un charabia incompréhensible. Au vu de la manière dont Cornélia a hurlé son nom, ce vieux fou semble être son frère. Il a tourné la tête vers nous et à cette distance, je ne saurais dire s'il avait l'air surpris ou effrayé..toujours est-il qu'il a ordonné à ses araignées de quitter le combat tandis que lui et sa monture fonçaient vers le bâtiment inconnu. Les seuls restant sur le champ de bataille furent donc les engeances...et nous.

Cette fois pas d'arbre malheureusement.., mais nous sommes un peu en hauteur donc j'ai quand même une vue dégagée. La bataille a été bien plus compliquée que les précédentes..nous avons failli perdre Razal. Lanaya en revanche a été un vrai roc. Je pense que sans elle la bataille aurait pris un tout autre tournant, car elle a maintenu à elle seul plus de 5 engeances, nous laissant le loisir de venir à bout des autres une par une. J'étais éloignée donc j'ai par chance évité les coups, mais j'ai vu Télin s'en prendre un méchant, et je pense que je ne l'aurais guère mieux encaissé qu'elle..les engeances sont de redoutables combattants. Des créatures qui n'ont qu'un but..tuer. Mais nous en sommes venus à bout les premiers. Et encore heureux...car nous avions beaucoup de blessures à panser. La suite impliquera probablement d'aller explorer le bâtiment au sein duquel Bélisar a disparu...et je prie Andrasté pour qu'il lui reste assez d'esprit pour ne pas lancer ses araignées contre nous..
« Modifié: 07 octobre 2019 à 00:24 par Luciole »
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Luciole

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Re : Résumés des parties
« Réponse #3 le: 07 octobre 2019 à 00:15 »
Le temps de soigner nos blessés, nous avons vu Bélisar commencer à monter les escaliers du bâtiment du milieu...alors qu’il avait disparu dans celui face à nous..il doit y avoir quelque part un passage que nous ne connaissons pas, il faudra le chercher. Mais pour moi ça n’est pas la priorité, si nous sommes en forme, nos mages ont besoin de se reposer. J’ai eut du mal a convaincre Cornélia, mais grâce a l’intervention de Caligula qui a abondé dans mon sens, nous avons obtenu une heure de répit les temps que les mages récupère et que nous fassions halte dans le bâtiment administratif. Et ce temps a été très productif. En effet , en fouillant la demeure, nous sommes tombés sur une salle qui était préservée de la désolation des autres parties car la porte était verrouillée. Grâce à Bridak nous sommes rentrés et avons retrouvé celui qui devait être le chef des nains à l’époque avec sa propre lame dans le ventre. Voyant sa ville sombrer il avait visiblement choisi de couler avec le navire. Bridak a récupéré la couronne, tandis qu’Alan a mis la mains sur plusieurs petits coffres contenant visiblement une petite fortune en pierres précieuses et bijoux. Pour ma part, j’ai juste récupéré l’arme du suicide, avant de retourner dans la salle des archives prêter assistances à Lanaya qui avait entamé la lecture des parchemins pour tenter de trouver un plan de la ville. Plan que nous avons trouvé, apprenant par ce biais l'existence d’un passage souterrain partant de chaque bâtiments pour aller vers celui du milieu et de deux autres sorties du thaig. Parfait, nous n’aurons donc pas à faire face au Qunaris. L’heure de fouille terminée nous avons donc tous repris le chemin de la prison...enfin tous..c'est ce dont j’étais convaincue..Je mettrais dorénavant un point d’honneur à le vérifier.

L’escalade de l’escalier en colimaçon au dessus du champs de pic c’est plutôt bien passé, nous avons été doucement sauf Cornéila qui semblait avoir le diable au corps..au moins a t’elle eu le bon sens de nous attendre en haut… ceci dit je m’interroge tout de même sur l’instinct de survie de celle qui nous a réunis. En haut de l’escalier il y avait une porte ouverte menant à une grande salle, dans laquelle se trouvaient  au moins 5 araignées géantes, dont deux qui gardaient une porte au fond de la salle. Elles avaient l’air méfiantes, mais pas belliqueuses, c'est pourquoi nous avons fait le choix de ne pas bouger et pas sortir nos armes. Sauf Lanaya qui l’a fait par réflexe, ce qui les a immédiatement rendu nerveuses. Je lui ai fait signe de rengainer, ce qu’elle a fait et nos hôtes se sont apaisées. Nous sommes resté immobile pendant que Cornélia s'est dirigée vers l’une d’entre elle, a posé sa main sur sa tête et a fait..un truc de mage qui a du lui en donner le contrôle car l’araignée s'est inclinée et a fait un pas de côté pour nous laisser emprunter la porte.

Le vieux fou

Au bout d’un long couloir nous sommes arrivé dans la salle principale, entourée de geôles, au milieu de laquelle  il y avait un grand amas de pierres sur laquelle l’araignée géante était perchée. Et sur son dos, Bélisar. Une fois de plus nous sommes restés immobiles pendant que Cornéila appelait son frère. Il a fait un signe, l’araignée est descendu, et il est descendu de l’araignée. Le fait que sa soeur l’appel par son prénom a du réveiller quelque que chose en lui car il c'est prostré, se tenant la tête (sur laquelle on pouvait discerner l’anneau de fer qui l’avait conduit ici) et murmurant des paroles incompréhensible. J’ai préféré laisser COrnélia faire, c’était une affaire de famille donc je suis ressortie guetter d’en haut pour voir si nos amis cornus n’arrivaient pas. Lanaya m’a suivit, et quelques temps après les autres nous ont rejoint, avec Bélisar. C’est la que  nous avons entendu le grondement, comme un éboulement, venant de du bâtiment administratif. Nous ne l’avions pas tous quitté..Bridak était resté...seul..pour je ne sais quoi. Layana a descendu les marches 4 à 4 pour le rejoindre , et quand nous l’avons rattrapée nous l’avons retrouvée au chevet du nain, qui avait visiblement tenté d’ouvrir la porte menant à la sortie du thaig..porte qui c’est écroulée sur lui..nous n’avions aucun moyen de le sauver. Le plus humains a été d’achever sa souffrance. Alan a récupéré la couronne, au mois sera t’elle rendue aux siens en son nom. Pas le temps de s’attarder davantage, si la porte c’est effondré elle a laissé libre le passage...dans lequel résonnait des hurlement d’engeances. Belisar, jusque la amorphe, c’est réveillé en entendant les engeance et a ordonné à ses araignées d’aller les affronter, ce qui nous a laisser un court moment de répit. Nous avons donc décidé de nous rendre vers le dernier bâtiment pour tenter de trouver la dernière sortie en priant qu’elle ne mène pas à son tour sur des engances.  A mis chemins nous avons étendu des ordres hurlés en Qunaris..la situation devenait de plus en plus critique. Nous avons finit par trouver la porte..mais nous ne savions pas comment l’ouvrir, alors certains d’entre nous se sont penchés dessus pour essayer d’en comprendre le mécanisme tandis que d’autres, Lanaya et les gardes faisaient barrage pour empêcher les engeances de nous rattraper. L’aide de chacun a été précieuse, mais c’est la servante de Cornélia, Telin, qui m’a finalement le plus aidé, a nous deux nous avons trouvé le mécanisme, et il était temps. Si Layana s’en sortait, Bélial lui avait pris un très méchant coup. D’une seule et même voix, nous avons décidé de les attendre..on ne laisse plus personne derrière. Bridak l’a payé une fois..pas de seconde victime. Ils se sont repliés et nous avons pu refermer la porte derrière eux. Juste à temps pour éviter que le géant emmené par les engeances ne nous fonce dessus.

La sortie du Thaig

Nous sommes sortie de la même manière que nous sommes rentrés, par un long couloir..enfin, un peu moins long que le précédent..mais contenant également un corps de garde..dans lequel un feu de camp avait été fait..un feu de camps datant  peine d’il y a quelque années et son créateur avait ajouté pour le confort un gros rocher sur lequel s'asseoir. Un rocher que même Lanaya n’aurait pas pu faire bouger d’un pouce..je ne sais pas qui était présent dans cette prison, mais visiblement la mention de cet occupant a fait frémir Belizar d’horreur..je me demande bien de qui il peu s’agir. Nous avons finit par retrouver la porte de sortie..complètement défoncée de l'intérieur..sans doute la même personne, un seul coup de poing, d’une violence suffisante pour faire céder la porte en acier nain… selon les mages il peut s’agir d’un sort… que ce prisonnier soit mage ou non..je ne tiens vraiment pas à le croiser.

La sortie donnait sur le milieu de la falaise, heureusement la roche formait comme des escaliers naturels qui nous ont permis de remonter vers les hauteurs et nous rendre compte que nous étions arrivés tout au nord est de la vallée. Après délibération nous avons choisi de tenter notre chance à travers la rivière plutôt que de nous rapprocher à nouveau du camp et risqué d’être repérés. La traversée c’est déroulée sans encombre..même si Caligula et moi sommes visiblement de piètres nageurs...il faut croire que la natation n’est pas forcément primordiale dans l’enseignement des nobles, quelque soit la nation. Arrivé de l’autre côté nous avons choisi de nous reposer pour la nuit a l’ombre des montagnes, avant de tenter de trouver le chemin de ronde le lendemain pour rejoindre la vallée.

La nuit fut réparatrice, même si l’orage au loin en a quelque peu troublé la tranquillité. A l’aube nous avons donc repris notre route, trouvé le chemin de ronde, et amorcé la descente vers la vallée..décente que nous allions finalement beaucoup accélérer. C’est fou comme le bruit des canons et celui du tonnerre se ressemblent.

La fin d’Alam?

La ville en contrebas était en feu par certains endroits, et assiégée. Une ligne de canon Qunaris tirait sans relâche sur les murailles, avec la redoutable efficacité de la poudre dont ils ont le secret. Et plus proche de nous, le manoir finissait de brûler. Le sang de Cornélia n’a fait qu’un tour, elle a foncé vers le manoir pour en avoir le cœur net avec 2 buts en tête, retrouver son fils  récupérer ses livres de magie pour tenter d’aider son frère à recouvrer ses esprits.
Nous l’avons suivit et sur la route c’est son fils lui même, Narses lui même qui nous est tombé dessus, il nous a raconté que l’inquisition était passé au Manoir  la veille, accusant Cornélia d’héberger des traîtres à la nations, qu’ils sont tombés sur Tornag et que les choses se sont envenimées, et c'est précisément cet instant que les Qunaris ont choisis pour attaquer. Le feu s'est déclenché pendant l’escarmouche et a emporté une bonne partie du manoir, heureusement, celle où se trouvent les livres de Cornélia a relativement été épargnée.
Nous la suivons donc en empruntant le passage secret utilisé par Narses...et la traversée a été dur pour Cornélia, Télin et lui...nous avons retrouvé beaucoup de domestiques et gens de Cornélia assassinés, dont sa gouvernante..et étrangement ce n'est pas une lame Qunari qui l’a frappé, mais bien un poignard Tévintide..il c'est passé des choses étranges ici. Cornélia a rapidement récupéré ces livres, et nous nous sommes dirigés vers la cité.

En chemin nous nous sommes rendu compte que la porte vers laquelle nous nous rendions était assiégée, et que sur notre droite, un groupe de soldats Tévintides couraient dans la même direction que nous, poursuivis par une dizaine de Quanris.La décision a rapidement été prise de sprinter vers la porte, nous débarrasser des quelques assaillants pour ensuite nous préparer à recevoir dignement le groupe plus nombreux.  Le plan a marché..mais pas sans dommages… par Andrasté que les lames Qunaris font mal...un seul coup a failli me mettre a genoux..je note qu’il ne faudra plus essayer de se frayer un chemin entre les combattants pour atteindre une position sur-élevée..la prochaine fois j’attendrais sagement. Télin m’a soignée et permis de poursuivre le combat et Lanaya a réduit en charpies le qunari qui m’avait frappé. Caligula nous a bien aidé également en ralentissant par deux fois le groupe d’assaillants qui fonçaient sur nous. Les soldats tévintides qui nous ont rejoints avaient l’air de vrai professionnels, je ne les connais pas, mais au vu de la réaction de Caligula ils bénéficient visiblement d’un certain renoms. Avec leur aide nous sommes venus à bout des derniers assaillants de la porte et avons pu la barricader avant l’arrivée du second groupe. Et c’est là que nous nous sommes séparés. Cornélia et Razal ont foncé vers le port, et malgré les supplications de Télin, sous l'impulsion de Caligula Narses est resté avec nous pour nous mener à une certaine Danaë, la chef militaire d’Alam tandis que Belial et Trhor restaient à la porte pour se battre. Nous avons donc rejoint le QG, et si ladite Danaë a semblé surprise de nous voir, elle c’est rapidement reprise et nous a donné le choix entre 2 missions, aider à tenir la porte est, ou se rendre près du Donjon, ou certaines patrouilles manqueraient à l’appel. Nous avons choisi la seconde option, jugeant que nos talents seraient plus utiles la bas.

Arrivé sur place, nous avons été arrêté à l’entré par deux gardes, qui nous ont dit que tout était sous contrôle et qu’il n’y avait rien à voir, que nous devions simplement circuler. Leur attitude m’a paru très étrange, et a Lanaya aussi visiblement, puisqu'elle en a décapité un sans sommation. Si son geste m’a surpris , comme les autres d’ailleurs, j’ai toute confiance en elle donc j’ai abondé dans son sens et expliqué à Narses qui voulait la retenir en l'accusant d’avoir tué un Tévintide, que cet homme était forcément un traître. Caligula s'est joint à nos voix, et Narses a fini par nous croire. Évidemment, pris de panique, l’autre garde a tenté de nous échapper en rentrant à l'intérieur pour prévenir ses compagnons. Je l’ai ralenti d’une flèche dans la jambe, et Alan lui a sauté dessus..malheureusement il avait déjà crié a l’aide….tant pis pour l’approche discrète.



« Modifié: 07 octobre 2019 à 00:26 par Luciole »
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Haeresis

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Re : Résumés des parties
« Réponse #4 le: 07 octobre 2019 à 15:18 »
L'ascension de Caligula

Petite précision: je ne prends pas de notes, ce qui va suivre est donc rapporté de mémoire. Je vous conseille donc de plutôt vous pencher sur les récits de Sibylle si vous souhaitez vraiment savoir ce qui s'est passé.

Un empire né d'impératifs


L'empire Tévintide est en péril. Je ne fais pas ici le constat d'une vérité passagère, de quelque conflit qui prend place sur ses terres alors que vous lisez ces lignes. Il ne s'agit pas plus de Qunaris que d'Elfes, d'empires voisins ou de templiers fanatiques. C'est une vérité intemporelle, dont la connaissance est indispensable pour qui souhaite nous comprendre. Si vous venez d'une terre occupée par nos ennemis, passés ou présents, il est probable que notre nom évoque pour vous des histoires de rituels maléfiques, de mages cruels et destructeurs, de règne tyrannique. Peut-être nous tenez-vous responsables du départ du créateur, du déclin des elfes, des enclins, de toutes sortes de guerres et d'atrocités.

Nous sommes les premiers humains de Thedas. C'est à nous qu'il a incombé de créer une place pour l'humanité sur ces terres anciennes et hostiles, à nous encore qu'est revenue la tâche indispensable de les comprendre. Orlais et Ferelden se gargarisent de leurs interdits moraux, de ce modèle de société qu'ils tiennent comme plus juste, de la faveur présumée d'un créateur absent. Tout cela les affaiblit, les plonge dans l'obscurité.

C'est parce que nous avons pris, et continuons à prendre les décisions difficiles et à suivre les chemins les plus périlleux que ces imbéciles ont hérité d'une assise en ce monde qui leur permet de s'abandonner à la faiblesse. C'est parce que nous avons appris à comprendre et à contrôler la magie qu'ils peuvent se permettre de l'enfermer dans des cages de pierre gardées par des fanatiques gavés de la substance même de cette force qu'ils haïssent, craignent et ne comprennent pas. C'est grâce au sacrifice de nos esclaves qu'ils peuvent s'abaisser au laxisme, en prétendant que leur peuple est libre. La liberté est conditionnée à l'absence d'impératifs forts. Une nation en péril ne peut se permettre de substituer la liberté au devoir. Tous, à Tévinter, connaissent leur devoir. Charge à chacun d'entre eux, esclaves compris, de l'accepter et de l'endosser. Il en va de notre survie, de notre prospérité, de notre héritage.

Le devoir d'une lignée


Si les nobles de l'empire ne portent pas de chaînes, si le souvenir de la morsure du fouet n'est pas gravé dans leur chair, ils ne sont pas libres pour autant. Sans la gouvernance de meneurs déterminés et de mages exceptionnels, Tévinter serait tombé depuis longtemps. Le devoir d'une lignée est donc de produire, génération après génération, des dirigeants à la hauteur des menaces qui se dressent contre l'empire.

Ma famille, l'illustre maison Aurelius, a compris depuis bien longtemps qu'assurer la puissance de sa lignée par la sélection de partis prometteurs ne suffisait pas. Il y a toujours un risque, nous ignorons malheureusement encore comment produire avec certitude un rejeton doté d'une aptitude suffisante pour la magie. Ils ont donc décidé, il y a de cela plusieurs siècles, de consacrer la plus grande part de leurs moyens à l'aîné de chaque nouvelle génération. Son apprentissage commence à l'âge de 4 ans, bien que l'aptitude pour la magie ne se déclare qu'à l'adolescence. Les meilleurs professeurs sont dépêchés, les traités les plus savants lui sont présentés. Avec un tel environnement, même de médiocres prédispositions, fort heureusement très rares, suffisent à produire un mage capable de reprendre les reines de la famille.

C'est tout du moins ce que dit mon père. Ma soeur aînée, Julia, est la preuve vivante du contraire. Son aptitude à la magie est presque inexistante, produire la moindre étincelle lui demande de longues minutes de concentration et d'efforts. En outre, son tempérament doux, bien qu'il la rende agréable à vivre, n'est pas compatible avec l'exercice du pouvoir. Mes parents ne l'ont pas encore admis, et ils ont su pour l'instant masquer leur échec aux yeux de la noblesse. Mais nous savons tous qu'elle ne pourra jamais se montrer une digne héritière de notre prestigieuse lignée.

Et si elle en est incapable, il est de mon devoir de prendre sa place. L'enseignement que j'ai reçu est moins avancé, bien que convenable par égard pour mon rang. J'ai donc décidé d'écumer les bibliothèques de l'empire à la recherche de moyens d'accroître mon pouvoir. Cela m'a conduit jusqu'à la ville frontalière de Qarinus, où j'ai été quelques temps l'hôte du Magister Arel Amadrius. Il y a quelques jours de celà, il m'a proposé d'être pour un temps l'élève de sa femme, Cornélia, illustre voyageuse et défenseuse des esclaves. Bien que ses idées en matière de société me semblent, au mieux, dangereuses pour la stabilité et la pérennité de l'empire, son expérience ne peut que m'être profitable. De plus, elle réside actuellement sur l'île de Séhéron, théâtre d'affrontements avec les Qunaris, qui ont envahi ces terres impériales il y a de ça plus d'un siècle.  J'ai donc accepté, désireux de participer à un effort qui, je n'en doute pas, nous permettra de repousser les frontières des Qunaris et de reprendre les territoires volés.
« Modifié: 09 octobre 2019 à 12:49 par Haeresis »

Haeresis

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Re : Résumés des parties
« Réponse #5 le: 09 octobre 2019 à 15:17 »
Des prémices incertaines

Cela fait quelques jours que je vis dans la villa de Cornélia, à Séhéron. S'il est évident que son rang exige que des dispositions soient prises pour assurer son confort, je m'interroge tout de même sur l'emplacement choisi, relativement éloigné de la ville portuaire qui sert de base d'opération aux forces de reconquête Tévintides. Il s'agit tout de même d'une zone de guerre, que vaut vraiment la tranquilité de l'endroit au regard de sa vulnérabilité ? Si nous devions ne pas être alertés assez tôt d'une percée des troupes Qunari, je crains que les renforts n'arrivent trop tard.

La vie dans cette villa ne fait rien pour apaiser mes craintes, et j'ai parfois le sentiment de déambuler dans une auberge de campagne, tant la faune locale semble hétéroclite. Elfes, nains, humains, d'horizons et de dispositions pour le moins variés... J'ai même aperçu un kossith. Il s'agit selon Cornélia d'un rebelle réfugié dans ses quartiers, mais il me semble que cette conviction est dûe en grande partie à l'optimisme candide dont elle ne fait que trop souvent preuve compte tenu de la situation. La garde de la villa est un peu plus prudente, mais leurs inquiétudes sont, le plus souvent, prestement balayées par la maîtresse des lieux. Il m'apparaît difficile de croire qu'aucun des hôtes de la villa ne soit un espion Qunari, tant il est enfantin de s'y faire accueillir...

Cornélia a récemment fait parvenir des invitations aux quatre coins du monde. Il semble qu'elle prépare une expédition, et il est évident à voir l'agitation croissante dont elle fait preuve ces derniers jours qu'il s'agit là d'une affaire qui revêt pour elle une importance particulière. Je me demande cependant quel genre d'individu est assez exceptionnel à ses yeux pour mériter qu'on le fasse mander depuis l'autre bout de Thedas alors que de nombreux agents impériaux dont le talent ne fait pas de doute se tiennent à sa disposition. A moins bien sûr qu'il s'agisse d'une affaire devant prendre place loin du regard inquisiteur de Minrathie... Cette idée, que je n'entretiens qu'avec reluctance, aurait le mérite d'expliquer le dédain dont elle fait preuve pour sa propre sécurité et celle des terres reconquises.

Une expédition audacieuse en compagnie douteuse

Cornélia a fait asseoir à sa table ses nouveaux hôtes pour annoncer ses intentions, qui me sont toujours inconnues. Le kossith est présent, ainsi qu'un nain, une elfe et deux humains. Elle nous apprend qu'elle pense avoir retrouvé la trace de son frère, disparu il y a de ça 15 ans lors de leurs voyages, dans une prison naine située sur l'île. Cela me semble discutable, que ferait donc une prison naine aussi loin de leurs habituels terriers ? Cornélia pense qu'il y a été téléporté par quelque enchantement et qu'il en est resté prisonnier. Mettons. Comment pourrait-il être toujours vivant, dans une prison abandonnée au coeur d'un territoire contrôlé depuis un peu plus d'un siècle par l'envahisseur Qunari ? Personne n'ose relever l'absurdité de la chose, et je ne sais que trop bien qu'il est inutile de le faire. Elle nous invite donc à prendre un peu de repos en vue du départ imminent.

Quelques mots sur mes futurs compagnons de voyage:

Une dénommée Sibylle, issue de la noblesse Orlaisienne bien qu'elle n'ait pas mentionné le nom de sa lignée en se présentant - chose tout à fait curieuse. Son maintient nonchalant et sa familiarité avec sa servante sont particulièrement surprenants, et la raison de sa présence n'est pas claire pour moi.

La servante en question, une elfe de haute stature armée jusqu'aux dents, répond je crois au nom de Lanaya. Elle s'est montrée sliencieuse et méfiante lors du repas, mais pas gênée le moins du monde d'être invitée à la table de sa maîtresse malgré l'évidente malséance de la chose. Peut-être est-ce pour profiter de son bras d'arme que Cornélia a convié Sibylle à l'expédition ?

Un manant répondant au nom d'Alan, qui semble vivre de rapines dans les rues de Lothering, était également présent. Sa présence m'incommode, mais je présume qu'une vie de basses oeuvres  l'a initié à toutes sortes d'entreprises questionnables que Cornélia aura jugé utile.

Bridak, une sorte d'artisan nain venu apporter à Cornélia une clé supposée ouvrir la porte de la prison, nous accompagne également. Son enthousiasme enfantin à l'idée de visiter cette prison semble en être la principale raison. Puisque nous avons la clé, à quoi d'autre pourrait-il bien servir ?

Quelques gardes, ainsi qu'une esclave de Cornélia, viennent s'ajouter à cette troupe de cirque. Troupe qui se met donc en route après quelques heures de repos.

Voyage et premiers accrochages

Sans surprise, le trajet jusqu'aux grottes où la porte que nous cherchons est sensée se trouver s'accompagne de quelques accrochages avec les troupes Qunari. Une première fois sur le chemin de ronde du périmètre extérieur de la cuvette contrôlée par l'empire, qui s'est soldée par la mort de quelques patrouilleurs déjà en difficulté lors de notre arrivée. J'ai moi même été blessé lors de cette rencontre, mais rien que ma magie ne puisse résoudre. Je suis impressionné par Lanaya, qui a tenu sans difficulté tête à plusieurs assaillants. Cornélia... s'est montrée moins convaincante, à ma grande inquiétude. Je crains qu'elle ait délaissé la magie ces derniers temps.

Un second et un troisième accrochage ont eu lieu peu après que nous avons contourné un campement Qunari en profitant d'un gué en amont. La maladresse bruyante d'Alan n'y est sans doute pas pour rien, son encombrement non plus. Pourquoi diable aurait-il besoin d'un bâton ? Il n'est certainement pas mage, et je doute qu'il s'agisse pour lui d'une arme particulièrement efficace.

Quoi qu'il en soit, nous avons été rattrapés par un groupe d'éclaireurs puis par une troupe plus lourdement armée. Les deux ont été vaincus avec aisance, là encore en grande partie grâce à l'excellente couverture procurée par Lanaya. Cornélia s'est montrée un peu plus efficace, je décide donc d'attribuer ses échecs quelques heures plus tôt à l'empressement téméraire dont elle fait preuve depuis le début de cette expédition. Sibylle ne s'illustre pas particulièrement en combat, mais son esprit pratique s'est tout de même avéré précieux à quelques reprises. Alan, bien que peu enclin à se jeter dans la mêlée, s'est montré utile par moments, notamment en assassinant un des archers lors du dernier affrontement.

Nous nous sommes enfoncés rapidement dans le réseau de grottes, conscients que la menace de renforts Qunaris pesait chaque heure un peu plus sur nous. Menace que nous allions de toute façon devoir affronter sur le chemin du retour, après avoir admis l'inexistence de ce que nous cherchions, ai-je songé. Même si cette prison existait réellement, comment penser que nous allions simplement y retrouver le frère disparu de Cornélia ?

« Modifié: 10 octobre 2019 à 16:15 par Haeresis »